Catégorie : Histoire & Légendes

Carnaval, mardi gras : chacun’ son bande !

«Tous les ans, c’est pendant trois jours une levée soudaine de sauvagerie indécente chauffée à blanc par les rayons d’un soleil d’Afrique», peut-on lire, au sujet du carnaval à La Réunion, en 1893, dans «L’Indépendant Créole». Le ton, raciste en diable, est donné. Carnaval, mascarade, mardi gras : chacun’ son bande ! Et chacun sa classe sociale, son quartier… son ethnie.

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Évariste, l’anti-esclavagiste et ses chansons madécasses…

compositeur français, Maurice Ravel, a mis en musique trois de ses «Chansons madécasses» — qualifiées de «véritables ancêtres du poème en prose» — lesquelles soulevèrent une controverse dans un parfum de scandale. Célimène Gaudieux, la «Muse de Trois Bassins», aimait à rappeler qu’elle était descendante d’Évariste de Parny.

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Bal Ma Nini : le premier «love-dating» réunionnais

À mi-chemin entre le bal des débutantes, le love-dating et la maison close, le bal Ma Nini — l’affranchie qui le mit au goût du jour en 1860 — présentait de «jeunes et jolies demoiselles de couleur» aux «messieurs de la ville». Mais au bout, pas de mariage, juste des «collages»… Dans son livre «Chroniques réunionnaises recueillies au seuil des cases», publié en 1988 [L’Harmattan] sous le titre «Récits et traditions de La Réunion», Jean-Valentin Payet nous livre quelques détails sur ce fameux bal…

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Harlem : Andy Razaf était l’âme malgache du jazz (7)

Une grand-mère paternelle au destin royal contrarié, morte exilée en Algérie. Un grand-père maternel esclave dans le Missouri puis consul à Madagascar. Une jeune mère de 15 ans, veuve, qui se réfugie aux États-Unis. Un père tué par les troupes coloniales françaises lors de l’invasion de Madagascar. La vie d’Andy Razaf commence le 16 décembre 1895 dans le fracas de l’esclavage et du colonialisme. Et pourtant… «In the mood», vous connaissez ? Paroles d’Andy Razaf ! À suivre…

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Chronique clandestine d’un mythique «Rideau de Cannes»

«Nous sommes entrés en résistance passive / Nous nous sommes clandestinisés / Cela nous a collé à la peau»… Paris 1959 : un groupe d’étudiants réunionnais s’engage dans la lutte identitaire et anticolonialiste avec pour objectif : faire émerger une conscience réunionnaise. Les débats qu’ils mènent alors hantent toujours — pour la plupart — la société réunionnaise d’aujourd’hui. Voici l’histoire de ces précurseurs du «Rideau de Cannes», «qui ont fouillé défriché cherché rodé», ces «clandestins qui se sont taché les mains à l’encre des ronéos».
Où donc est le soleil ? Derrière «Le Rideau de Cannes»…

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Martin Luther King : Mi rêve in jour chemin malizé sera lisse sous note pied

«I have a dream / Moin na in rêve». Voici le discours de Martin Luther king traduit — pour la première fois — en créole réunionnais par Jean-Claude Legros. Le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial à Washington, plus de 250.000 manifestants sont assemblés pour écouter ce plaidoyer pour l’égalité des droits civiques entre Blancs et Afro-Américains. Ce discours contribue à changer le monde. Prix Nobel de la Paix en 1964, Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis. «Nous sé de soldat-la-lutte-militant / Nous la pas là pou resse misère dann ravine la souffrance / Mi dit azot, zordi, terlà, moin na in rêve».

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