Catégorie : Histoire & Légendes

L’étrange histoire d’une chanson qui a changé le monde

«De sang su feuille pied-de-bois / Ec le sang dann racine / Et quand la brise i souffe / In corps noir i balance»… Ces paroles, traduites par Jean-Claude Legros en créole réunionnais, sont extraites d’une des dix chansons qui ont changé le monde… Paroles et musique d’Abel Meeropol, sanctuarisées par Billie Holiday. «Strange fruit», une étrange histoire qui commence par une carte postale montrant deux corps pendus dans un arbre. Cela s’est passé le 7 août 1930.

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«Chez Marcel», dernier maloya ruelle Chinois

assé. 1991 : la photo publiée sur un réseau social par Victor Erapa a secoué les mémoires engluées dans le virtuel. Comme un bon koudvan [coup de vent] balayant toutes les futilités virales du moment. Oté ! Les ti’pains Sorbe — chauds — récoltés à la fin d’une nuit blanche. Et les bols avalés «Chez Marcel» à quelques pas du petit matin. Résistance mémorielle !

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Maxime, le premier Laope né libre

Maxime Laope a rejoint le cercle des étoiles le 15 juillet 2005, à l’âge de 83 ans. Il nous laisse en héritage une oeuvre considérable : ségas, maloyas, contes créoles, témoignages historiques, sirandanes… Voici l’histoire de celui qui a été le premier garçon Laope né libre, le 29 juillet 1922.

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Chanteurs de rue : le bruit mat des pieds nus qui s’éloignent

Marchands de lait, de charbon, de fumier, de pistaches grillées, de pains, de sorbets. Colporteurs au ventre vide. Pour attirer la clientèle, les arpenteurs du macadam donnaient tantôt de la voix tantôt du bobre. Une romance, un pain… Histoire des chanteurs de rue et des montreurs de marionnettes dont le bruit mat des pieds nus s’est éloigné dans la nuit jusqu’à ce que les klaxons des voitures remplacent le séga-macadam.

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Ratsitatane, un prince malgache exécuté à l’île Maurice

Ratsitatane té décapité le 15 avril 1822, Port-Louis, l’Ile Maurice. Mais kisa i connaît Ratsitatane ? Kisa té Ratsitatane ? Na point bon peu de monn i connaît ali, ici la Réunion. Et pourtant, Maurice, côté là-même, à peine 200 km, Ratsitatane st’in héros.

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Jean-Valentin Payet, ou le roman déchiré

Il a assisté à l’exécution de Sitarane, failli mourir sur le front de Verdun, survécu à la terrible épidémie de grippe espagnole… La vie de Jean-Valentin Payet est un roman. Il meurt à 98 ans, le 30 mars 1992, alors qu’il se promène dans les rues de Paris. Voici l’histoire de celui qui aimait raconter les histoires de son île : La Réunion.

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La «Petite fille du Bon Dieu» au cimetière de Saint-Denis (2)

La reine Ranavalona III arrive à La Réunion le 14 mars 1897 : il y a foule sur les quais au port de la Pointe-des-Galets et à l’arrivée du train à Saint-Denis pour apercevoir la dernière reine de Madagascar… Mais bientôt, un drame frappe la famille de Ranavalona III : la «Petite fille du bon Dieu» trouve la mort après avoir donné la vie. À suivre…

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Qui a tué Rico Carpaye ?

«Tu es pauvre. Ils sont puissants», déclare Paul Vergès dans un cimetière, au milieu d’une foule prise entre colère et chagrin alors que tombe la nuit, ce 16 mars 1978. Deux jours auparavant, le 14 mars 1978, Rico Carpaye, Portois de 17 ans, trouvait la mort au carrefour du Sacré-Cœur sous les roues d’une camionnette conduite par un nervi. Ses assassins n’ont pas été poursuivis par la Justice.

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Moi Fanny, esclave, affranchie, émancipée, mère d’un poète révolté

Fanny, petite esclave, deviendra une des rares femmes d’affaires bourbonnaises. Affranchie le 27 février 1789, émancipée à 17 ans en 1795 pour fuir la prostitution, femme d’affaires à partir des années 1810. Elle est aussi la mère de sept enfants dont un poète révolté et anti-esclavagiste, Auguste Lacaussade. Destin d’une femme hors du commun qui découvrira que «la liberté ne fait pas d’un Noir un Blanc». Et encore moins une Blanche…

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Les amants maudits traqués dans la ravine

Lorsque vous empruntez la route du Littoral en direction de Saint-Denis, peu après la Grande Chaloupe, vous distinguez dans un fouillis de verdure un hameau qui semble figé dans le passé : Ravine à Jacques. Il y a trois siècles, un esclave du nom de Jacques s’est jeté du haut de la falaise à cet endroit pour échapper aux chasseurs de marrons. Une histoire d’amour qui finit mal…

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