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Chronique clandestine d’un mythique «Rideau de Cannes»

«Nous sommes entrés en résistance passive / Nous nous sommes clandestinisés / Cela nous a collé à la peau»… Paris 1959 : un groupe d’étudiants réunionnais s’engage dans la lutte identitaire et anticolonialiste avec pour objectif : faire émerger une conscience réunionnaise. Les débats qu’ils mènent alors hantent toujours — pour la plupart — la société réunionnaise d’aujourd’hui. Voici l’histoire de ces précurseurs du «Rideau de Cannes», «qui ont fouillé défriché cherché rodé», ces «clandestins qui se sont taché les mains à l’encre des ronéos».
Où donc est le soleil ? Derrière «Le Rideau de Cannes»…

Valet de carreau, prête-moi ton fusil…

Un valet noir, assis sur un goni rempli de café. Les chaînes qui entravaient ses pieds sont brisées. Le valet tient un fusil de la main gauche. Valet, Valet, prête-moi ton fusil… Maloya ou jeu de cartes ? Comme dans un jeu de cartes, le maloya chanté par Firmin Viry a son valet, son roi et sa reine…

1949 : un «maloya» aux déhanchements afro-cubains

Indémodable ! Filmée en 1949, cette scène de danse afro-cubaine a des points communs avec le maloya — et le séga ! — de La Réunion. Quant à la chanson, «Que Viva Shango», interprétée par le couple culte Celina et Reutilio, elle n’a pas pris une ride malgré les sept décennies qui se sont écoulées. Musique, danse… Vidéo !

Le mystère Adèle Ferrand, identification d’une artiste réunionnaise

Qui était la vraie Adèle Ferrand ? Et qui était la fausse ? La vraie était une artiste peintre dont l’oeuvre est l’un des trésors du Musée Léon-Dierx. Au cours d’une carrière fulgurante, elle a conquis les critiques jusqu’au Salon Royal du Louvre. Terrassée à 30 ans par la fièvre typhoïde, elle meurt le 1er avril 1848 à Saint-Pierre (île de La Réunion). A ses côtés, son fils adoré de 16 mois encore au berceau et un portrait inachevé de son père sur le chevalet. Identification d’une femme, farouchement hostile à l’esclavage, «Créole par le cœur et par la descendance», écrivait Raphaël Barquissau… qui nous a légué une œuvre immense.

Vali pour Boris Gamaleya

«et plus ne dormirai en ta barque d’oubli / diaphane vaguant en ton éternité / mais rendu au pays du soleil et des pluies / à l’ajoupa misère entre les bilimbis / invisible oukoulou de l’été bengali». Vali pour une reine morte, de Boris Gamaleya. Fé rézonn roulèr !

Elise Volsan, la malédiction de la Chatte Noire

Qui était Elise Volsan ? Connue sous le nom de Chatte Noire, elle écumait les grandes maisons dionysiennes et entassait son butin dans sa pauvre case délabrée du côté du Butor. Mais ce qui la rendit célèbre au début du 20ème siècle, c’est que l’on affirmait qu’elle était capable de disparaître «comme une ombre»…