Auteur : Nathalie Valentine Legros

Benoite Boulard, la voix terrible d’une blueswoman créole

Benoite Boulard et sa «voix terrible, terrible, terrible» fut la première femme à enregistrer un séga réunionnais sur microsillons. C’est pourtant démunie qu’elle finit ses jours, elle qui était qualifiée de «reine du vrai séga». Hommage à cette première blues-woman créole.

  •  

Le Boogaloo ? C’est New York, Spanish Harlem, la nuit…

1966, Spanish Harlem, New York. Une révolution se prépare… «Bang ! Bang !». Le Boogaloo est né ! Tambourin et claps de mains sur le 3ème temps. Cuivres, percussions, riffs de piano, basse hypnotique. La fièvre Boogaloo déferle sur la planète. Après cette vague euphorique et fulgurante, la salsa reprendra son envol. Mais pendant 3 ans [1966-1969], les «King of the Boogaloo» sont… les rois ! Hommage à ces musiciens de génie avec un mix spécial boogaloo concocté par DJ KonsöLe : «Ritmo Moderno !»

  •  

Que viva Tina Modotti [et la révolution] !

Elle est la première femme à porter des jeans à Mexico et elle fume la pipe. Libre, avant-gardiste, amoureuse indépendante, Tina Modotti attirait tous les regards. Féministe, révolutionnaire ardente, internationaliste, artiste, militante, pasionaria, muse, espionne, égérie. Pourtant, l’œuvre de cette pionnière du «photo-journalisme social» ne sera reconnue que tardivement et surtout à titre posthume. Voici l’histoire de Tina Modotti, héroïne éternelle qui repose à Mexico dans un cercueil d’exilée.

  •  

Noël avait Maria

Elle chante, il joue du banjo. Il peint, elle ressasse un maloya. Elle virevolte dans la case, il la contemple. Voici l’histoire des deux amoureux, Noël et Maria René, l’ours et le moineau. A découvrir à la fin de l’article, l’interview de Noël et Maria René, réalisée en 1987 : la voix d’ours de Noël et la voix de moineau de Maria mêlées.

  •  

Marie Dessembre ou l’énigme de la Joconde réunionnaise

Octobre 1981, Saint-Denis, rue de Paris, 22 heures. Deux ombres se glissent dans le musée Léon-Dierx plongé dans le noir. Une heure plus tard, les deux silhouettes quittent les lieux an misouk et disparaissent dans la nuit. À l’intérieur, aucun tableau ne manque à l’appel. L’objet de cette expédition nocturne était pourtant bien un tableau, devenu depuis le plus célèbre de La Réunion. Histoire vraie de la mystérieuse « Joconde réunionnaise », estampillée « reproduction interdite » mais dont l’image a fleuri sur les murs de Saint-Denis à la veille du 20 décembre 1981.

  •  

Le bateau fou de Baudelaire jusqu’à La Réunion

Le 25 juin 1857, « Les Fleurs du mal » exhalaient un parfum, celui de l’ivresse et de la « lente gourmandise ». Mais la part réunionnaise de l’œuvre de Baudelaire resta longtemps nimbée du voile de l’indifférence et des non-dits.

  •  

Quand Béjart «rêvait» en maloya…

C’est bien le pas de base du maloya qui scande la chorégraphie du ballet de Maurice Béjart, «Le Boléro», sur la célèbre musique de Maurice Ravel. Quoi qu’en disent les puristes. Jugez-en par vous-mêmes avec Maïa Plissetskaïa, danseuse étoile classique, qui pour la circonstance, a raccroché ses pointes et interprète le maloya-boléro pieds nus, au milieu d’un cercle, autre code que l’on retrouve dans le maloya. Goutanou !

  •  

Le «monstre» de Madagascar a-t-il existé ?

Ce «monstre au long cou» a-t-il existé ? Et venait-il de Madagascar ? Son image est arrivée jusqu’à nous, par delà les siècles : plus de 350 ans de distance. Des gravures et récits anciens nous renseignent sur son apparence, sa capture dans la grande île et son arrivée en France dans la ville de Nantes où plusieurs femmes l’auraient demandé en mariage. Puis l’on perd sa trace dans les méandres d’une légende fascinante. 7 Lames la Mer vous entraîne à la poursuite de ce personnage fabuleux.

  •