Author: Nathalie Valentine Legros

Saint-Denis «au cœur des vieux jardins»… et l’ombre de Robert-Edward Hart

Son corps repose au cimetière de Souillac et son cœur est conservé au «Mauritius Institute Museum». Robert-Edward Hart, poète mauricien fasciné par le mythe lémurien, a découvert son propre profil forgé par le fracas des vagues et du vent dans une falaise basaltique, non loin de «La Nef», sa petite maison de corail. Dans son œuvre s’est glissé un poème sur Saint-Denis de La Réunion. Hommage.

Henri Legros, trois records du monde dans une drôle de machine

Le « premier Réunionnais volant » s’appelle Henri Legros. Mécanicien de dirigeable, il effectue son baptême de l’air le 1er août 1908 à Chalais Meudon, précédant de quelques mois un autre Réunionnais du nom de… Roland Garros. Un siècle plus tard, qui se souvient d’Henri Legros ? Un mystérieux «Cahier bleu» nous renseigne sur le parcours romanesque de ce pionnier qui a bravé la mort à plusieurs reprises mais que la postérité a effacé de sa mémoire collective alors qu’il détenait plusieurs records du monde.

Noël avait Maria

Elle chante, il joue du banjo. Il peint, elle ressasse un maloya. Elle virevolte dans la case, il la contemple. Voici l’histoire des deux amoureux, Noël et Maria René, l’ours et le moineau. A découvrir à la fin de l’article, l’interview de Noël et Maria René, réalisée en 1987 : la voix d’ours de Noël et la voix de moineau de Maria mêlées.

Wilhiam Zitte : pas d’amnésie pour le kaf

«Je me suis toujours construit sur la dissidence et la polémique», disait Wilhiam Zitte. Kaf Rebel [cafre rebelle], inventeur de l’arkréolozi [art/créologie], parti pour le dernier marronnage le 22 juin 2018, le marronage dont on ne revient pas, lot koté la vi [Kaf la baré…], Wilhiam Zitte a ouvert un chemin où le «kaf lé zoli». Ti somin, gran somin… alalila !

Le «Tonton noir» de M. Chane

« Qu’est devenu “Tonton noir” ? » M. Chane posa la question comme on jette une bouteille à la mer. Ce « Tonton noir » dans une famille de Chinois pourrait symboliser à lui seul la société réunionnaise. Une société où la solidarité emprunte des chemins de traverse et trace des lignes de vie parmi les plus étonnantes. Voici l’histoire du Tonton noir de M. Chane.

«Chez Marcel», derrière la porte en fer…

Avril 1991, minuit. Ma petite Fiat jaune s’engouffre dans la ruelle Chinois déserte, se faufile entre les nids-de-poule et trouve sa place devant le plus célèbre « cabaret » de Saint-Denis et de La Réunion : « Chez Marcel ». L’entrée est cadenassée par une chaîne bien serrée. Il suffira de frapper fort à la porte en fer pour que les yeux bleus de Marcel surgissent dans le noir. Ce soir-là, la porte s’entrebâille une dernière fois.

Alain Peters, Marco Polot… à la vie à la mort

« Marco, je n’en connais pas beaucoup qui auraient pu faire ce que tu as fait pour moi quand tu m’as sauvé de la rue / Marco bonpé noré pa pi fèr sèt twé la fé pou mwin / Kan twé la ramas amwin dann somin ». Traduites du créole, ces paroles sont extraites de « Rest là maloya », une chanson dans laquelle Alain Peters ne cite que quatre personnes : sa maman, Patou la mère de sa fille, Ananda Devi sa fille, et Marco le petit orphelin de la route Déserte au Port, élevé par une vieille Malgache. Marco Polot de son vrai prénom et de son vrai nom. Parti trop tôt. Lui aussi. Retrouver Peters au paradis des vavangèr, parabolèr, kabarèr.