Catégorie : Histoire & Légendes

Quand les morts disaient la messe (1)

«Deux ou trois mois avant Noël, prenez garde aux âmes perdues qui vous guettent», prévenait Emmeline Payet-Coupama dans son ouvrage «Six hèrs le soir» [Six heures le soir]. Le temps des avents. Quelques conseils… et quelques zistoir Grand Diab.

  •  

Je suis guerrière

Boadicée, la Vercingétorix anglaise • Anacaona/«Fleur d’or», guerrière pendue par les conquistadores • «Solitude», résistante, marronne suppliciée • Rigoberta Menchù, dans les champs de café dès 5 ans • Clara Zetkin, un engagement inconditionnel pour la cause des femmes… La journée internationale des droits des femmes — créée sous l’impulsion de Clara Zetkin — est trop souvent détournée à des fins mercantiles et ponctuée d’activités qui confinent la femme dans une posture d’objet [ateliers ongles, etc.]. Portraits de femmes hors normes : les guerrières de la liberté !

  •  

«Chez Marcel», derrière la porte en fer…

Avril 1991, minuit. Ma petite Fiat jaune s’engouffre dans la ruelle Chinois déserte, se faufile entre les nids-de-poule et trouve sa place devant le plus célèbre « cabaret » de Saint-Denis et de La Réunion : « Chez Marcel ». L’entrée est cadenassée par une chaîne bien serrée. Il suffira de frapper fort à la porte en fer pour que les yeux bleus de Marcel surgissent dans le noir. Ce soir-là, la porte s’entrebâille une dernière fois.

  •  

Sarah Grimké : «Retirez vos pieds de notre nuque»

«Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe. Tout ce que je demande à nos frères, c’est qu’ils veuillent bien retirer leurs pieds de notre nuque». Ainsi parlait Sarah Grimké, Américaine et militante anti-esclavagiste dans les Etats-Unis du début du 19ème siècle. Pour briser le silence qui entourait la condition féminine, elle utilisait le langage de la servitude : «Elle est votre esclave, la victime de vos passions, et partant de là, volontairement et involontairement, de votre licence». Portrait d’une pionnière.

  •  

L’oiseau-éléphant perce un mystère malgache

Il y a quelques années [2014], un œuf a été présenté aux enchères à Marseille. Mise à prix initiale : 35.000€ pour ce vestige mythique. Il s’agissait d’un œuf d’Aepyornis Maximus, oiseau-éléphant de Madagascar, espèce disparue et popularisée par les «Contes des mille et une nuits» à travers l’image de l’oiseau rokh… Récemment, une étude liée aux fossiles d’Aepyornis a bouleversé les théories concernant l’arrivée de l’homme sur la Grande Ile.

  •  

Butor 1930 : chez Mam’zelle Zizi, pension tout confort

Mam’zelle Zizi, «belle Malabare», tenancière d’une pension de famille au Butor, faubourg de Saint-Denis. De passage à La Réunion en 1930, le voyageur Marcel Mouillot pose ses valises dans cet établissement populaire aux murs branlants et inachevé depuis vingt ans. Ambiance créole racontée par le «vieux gâçon z’oreil», celui qui donne beaucoup de «gros quat’ sous», où l’on perçoit les travers de cette société réunionnaise caractérisée par la débrouille et la solidarité et «fascinée» par la «gouyave de France»… Extraits.

  •  

Eliard Laude, 17 ans, tué d’une balle en plein cœur

« Toi tu as donné / Une giclée de ton sang », écrit le poète Axel Gauvin en 1969 en hommage à Eliard Laude assassiné à 17 ans par un nervi le 15 mars 1959. Le tueur d’Eliard Laude a aussi ce même soir blessé grièvement un jeune de 14 ans, Antoine Baïkiom. Il sera condamné à 5 ans de prison mais ne purgera pas sa peine dans une geôle. « Grand matin / soleil lé rouge »…

  •  

Le bateau fou de Baudelaire jusqu’à La Réunion

Le 25 juin 1857, « Les Fleurs du mal » exhalaient un parfum, celui de l’ivresse et de la « lente gourmandise ». Mais la part réunionnaise de l’œuvre de Baudelaire resta longtemps nimbée du voile de l’indifférence et des non-dits.

  •