7 Lames la Mer - À la une

Sarah Grimké : «Retirez vos pieds de notre nuque»

«Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe. Tout ce que je demande à nos frères, c’est qu’ils veuillent bien retirer leurs pieds de notre nuque». Ainsi parlait Sarah Grimké, Américaine et militante anti-esclavagiste dans les Etats-Unis du début du 19ème siècle. Pour briser le silence qui entourait la condition féminine, elle utilisait le langage de la servitude : «Elle est votre esclave, la victime de vos passions, et partant de là, volontairement et involontairement, de votre licence». Portrait d’une pionnière.

Christian Maillot, l’enfant marron qui cherchait des allumettes

A sept ans, il se sauve pour échapper à la misère. Ventre vide, il dort dans les herbes, se cache, mendie. « Une enfance marron », disait-il en évoquant ses souvenirs. Ce n’est qu’à 18 ans qu’il mange à sa faim. Voici l’histoire de Christian Maillot, l’enfant errant qui rêvait d’apprendre à lire et à écrire et dont le principal souci était de trouver des allumettes.

Marie Dessembre ou l’énigme de la Joconde réunionnaise

Octobre 1981, Saint-Denis, rue de Paris, 22 heures. Deux ombres se glissent dans le musée Léon-Dierx plongé dans le noir. Une heure plus tard, les deux silhouettes quittent les lieux an misouk et disparaissent dans la nuit. À l’intérieur, aucun tableau ne manque à l’appel. L’objet de cette expédition nocturne était pourtant bien un tableau, devenu depuis le plus célèbre de La Réunion. Histoire vraie de la mystérieuse « Joconde réunionnaise », estampillée « reproduction interdite » mais dont l’image a fleuri sur les murs de Saint-Denis à la veille du 20 décembre 1981.

Moringue 1920 : «Sors devant moi, sinon…»

Le moringue, cousin de la capoeira, est une pratique qui de nos jours a retrouvé sa vivacité. 7 Lames la Mer vous propose de découvrir une description de moringue, datant de la décennie 1920 et publiée une première fois en 1928 dans le livre de Jean-Valentin Payet «Au seuil des cases». Les «batailleurs» de l’époque — des héros — avaient pour noms «Gros Mimi», Latour dit «cafre rouge», Pierre-Maurice, Coat, Fanfan Jacquemont, Daniel Lescarteau, Valromeix dit «Profur», etc. La scène se déroule dans le sud de l’île, à Saint-Pierre.

Quand Béjart «rêvait» en maloya…

C’est bien le pas de base du maloya qui scande la chorégraphie du ballet de Maurice Béjart, «Le Boléro», sur la célèbre musique de Maurice Ravel. Quoi qu’en disent les puristes. Jugez-en par vous-mêmes avec Maïa Plissetskaïa, danseuse étoile classique, qui pour la circonstance, a raccroché ses pointes et interprète le maloya-boléro pieds nus, au milieu d’un cercle, autre code que l’on retrouve dans le maloya. Goutanou !

Minuit : la reine Ranavalona III pleure dans son palais Rova (1)

Dans la nuit du 27 au 28 février 1897, à minuit, l’administrateur des colonies mandaté par le général Galliéni, se présente au palais Rova de la reine Ranavalona III à Antananarivo. La reine pleure… À une heure et demie du matin, il lui donne le bras jusqu’au perron et l’aide à monter dans la chaise à porteur. La reine, sa famille, sa suite, les porteurs et l’escorte forment alors un convoi de plus de sept cents personnes. C’est le début d’un long voyage vers l’exil. À suivre…

Le «monstre» de Madagascar a-t-il existé ?

Ce «monstre au long cou» a-t-il existé ? Et venait-il de Madagascar ? Son image est arrivée jusqu’à nous, par delà les siècles : plus de 350 ans de distance. Des gravures et récits anciens nous renseignent sur son apparence, sa capture dans la grande île et son arrivée en France dans la ville de Nantes où plusieurs femmes l’auraient demandé en mariage. Puis l’on perd sa trace dans les méandres d’une légende fascinante. 7 Lames la Mer vous entraîne à la poursuite de ce personnage fabuleux.