7 Lames la Mer - À la une

Que viva Tina Modotti [et la révolution] !

Elle est la première femme à porter des jeans à Mexico et elle fume la pipe. Libre, avant-gardiste, amoureuse indépendante, Tina Modotti attirait tous les regards. Féministe, révolutionnaire ardente, internationaliste, artiste, militante, pasionaria, muse, espionne, égérie. Pourtant, l’œuvre de cette pionnière du «photo-journalisme social» ne sera reconnue que tardivement et surtout à titre posthume. Voici l’histoire de Tina Modotti, héroïne éternelle qui repose à Mexico dans un cercueil d’exilée.

Sarah Grimké : «Retirez vos pieds de notre nuque»

«Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe. Tout ce que je demande à nos frères, c’est qu’ils veuillent bien retirer leurs pieds de notre nuque». Ainsi parlait Sarah Grimké, Américaine et militante anti-esclavagiste dans les Etats-Unis du début du 19ème siècle. Pour briser le silence qui entourait la condition féminine, elle utilisait le langage de la servitude : «Elle est votre esclave, la victime de vos passions, et partant de là, volontairement et involontairement, de votre licence». Portrait d’une pionnière.

Noël avait Maria

Elle chante, il joue du banjo. Il peint, elle ressasse un maloya. Elle virevolte dans la case, il la contemple. Voici l’histoire des deux amoureux, Noël et Maria René, l’ours et le moineau. A découvrir à la fin de l’article, l’interview de Noël et Maria René, réalisée en 1987 : la voix d’ours de Noël et la voix de moineau de Maria mêlées.

Christian Maillot, l’enfant marron qui cherchait des allumettes

ans les herbes, se cache, mendie. « Une enfance marron », disait-il en évoquant ses souvenirs. Ce n’est qu’à 18 ans qu’il mange à sa faim. Voici l’histoire de Christian Maillot, l’enfant errant qui rêvait d’apprendre à lire et à écrire et dont le principal souci était de trouver des allumettes.

Marie Dessembre ou l’énigme de la Joconde réunionnaise

Octobre 1981, Saint-Denis, rue de Paris, 22 heures. Deux ombres se glissent dans le musée Léon-Dierx plongé dans le noir. Une heure plus tard, les deux silhouettes quittent les lieux an misouk et disparaissent dans la nuit. À l’intérieur, aucun tableau ne manque à l’appel. L’objet de cette expédition nocturne était pourtant bien un tableau, devenu depuis le plus célèbre de La Réunion. Histoire vraie de la mystérieuse « Joconde réunionnaise », estampillée « reproduction interdite » mais dont l’image a fleuri sur les murs de Saint-Denis à la veille du 20 décembre 1981.