7 Lames la Mer - À la une

Harlem : Andy Razaf était l’âme malgache du jazz (7)

Une grand-mère paternelle au destin royal contrarié, morte exilée en Algérie. Un grand-père maternel esclave dans le Missouri puis consul à Madagascar. Une jeune mère de 15 ans, veuve, qui se réfugie aux États-Unis. Un père tué par les troupes coloniales françaises lors de l’invasion de Madagascar. La vie d’Andy Razaf commence le 16 décembre 1895 dans le fracas de l’esclavage et du colonialisme. Et pourtant… «In the mood», vous connaissez ? Paroles d’Andy Razaf ! À suivre…

Mouroungue, l’arbre aux miracles

La première chose que Pépé José a faite lorsqu’il s’est installé avec Mémé Rose sur la petite parcelle héritée de la famille, c’est : planter un «pié baton mouroung» ! En langage savant, cela s’appelle : Moringa Oleifa. «Avec ça, nous lé parés : de quoi manger et de quoi se soigner», prétendait Pépé José qui, pour une fois, nous dévoile son côté tisaneur.

Chronique clandestine d’un mythique «Rideau de Cannes»

«Nous sommes entrés en résistance passive / Nous nous sommes clandestinisés / Cela nous a collé à la peau»… Paris 1959 : un groupe d’étudiants réunionnais s’engage dans la lutte identitaire et anticolonialiste avec pour objectif : faire émerger une conscience réunionnaise. Les débats qu’ils mènent alors hantent toujours — pour la plupart — la société réunionnaise d’aujourd’hui. Voici l’histoire de ces précurseurs du «Rideau de Cannes», «qui ont fouillé défriché cherché rodé», ces «clandestins qui se sont taché les mains à l’encre des ronéos».
Où donc est le soleil ? Derrière «Le Rideau de Cannes»…

La Réunion, le dernier grand voyage de Willy Ronis

Deux photographes dans une voiture, le Réunionnais, Claude Thérésien, et le Maître, Willy Ronis. Saint-Paul, Tour des Roches, île de La Réunion, 1990. Armé de son Leica et de son Pentax, Willy Ronis fait stopper la voiture devant une petite ravine où jouent des enfants. Il réalise deux clichés de la scène. «J’ai fait clic. Dans un état second, dans une émotion intense. J’ai fait un deuxième clic, pour décompresser». Depuis, cette photo a fait le tour du monde.

Un séga venu… du Paraguay

Cette polka du Paraguay est très proche de la rythmique du séga réunionnais. Une fois l’introduction passée, un véritable air de séga s’impose à l’oreille. Pas de doute, ces deux musiques — cette polka paraguayenne et le séga — ont des points communs, voire des origines communes !

Martin Luther King : Mi rêve in jour chemin malizé sera lisse sous note pied

«I have a dream / Moin na in rêve». Voici le discours de Martin Luther king traduit — pour la première fois — en créole réunionnais par Jean-Claude Legros. Le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial à Washington, plus de 250.000 manifestants sont assemblés pour écouter ce plaidoyer pour l’égalité des droits civiques entre Blancs et Afro-Américains. Ce discours contribue à changer le monde. Prix Nobel de la Paix en 1964, Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis. «Nous sé de soldat-la-lutte-militant / Nous la pas là pou resse misère dann ravine la souffrance / Mi dit azot, zordi, terlà, moin na in rêve».

Cet homme a survécu à deux bombes nucléaires

«Jamais je n’oublierai / les morts carbonisés / restés assis / sur les banquettes d’un tramway / atomisé d’Hiroshima». 6 août 1945, 8h15 : Tsutomu Yamaguchi est à Hiroshima lorsque la bombe atomique «Little boy» explose. 9 août 1945, 11h : il est à Nagasaki lorsque la bombe atomique «Fat man» explose. Voici l’histoire de cet homme qui a survécu à deux explosions nucléaires.