Catégorie : Musique

Ne croyez pas que Madoré est mort

«Quelle était la norme que ce taciturne paraissait sans fin ruminer ? Une nostalgie peut-être, la conscience de quelque grand possible manqué ?» Deux questions posées par Boris Gamaleya au sujet d’Henri Madoré. Photos, textes et vidéos… pour trouver un début de réponse.

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Le Boogaloo ? C’est New York, Spanish Harlem, la nuit…

1966, Spanish Harlem, New York. Une révolution se prépare… «Bang ! Bang !». Le Boogaloo est né ! Tambourin et claps de mains sur le 3ème temps. Cuivres, percussions, riffs de piano, basse hypnotique. La fièvre Boogaloo déferle sur la planète. Après cette vague euphorique et fulgurante, la salsa reprendra son envol. Mais pendant 3 ans [1966-1969], les «King of the Boogaloo» sont… les rois ! Hommage à ces musiciens de génie avec un mix spécial boogaloo concocté par DJ KonsöLe : «Ritmo Moderno !»

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1967 : «Disques des auditeurs»… avec les p’tits coeurs

«7 Lames la Mer» vous invite à remonter le temps jusqu’en 1967-68, lorsque la « station du Barachois » programmait «Disques des auditeurs», une émission animée par un couple que leurs admirateurs surnommaient : «les deux petits pigeons blancs de l’ORTF». A l’époque, pour écouter une chanson avec ce système de disques à la carte, il suffisait d’envoyer une carte postale… Nous avons retrouvé quelques-unes d’entre elles, âgées de près d’un demi-siècle ! Séquence émotion.

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Lucien Putz : «Le blues soigne les blessures, le séga aussi»

La destinée planétaire du blues suscite la grande interrogation : comment l’enfer au sens fort, mais non religieux du terme, géographiquement limité (le Mississippi et la Louisiane), peut-il engendrer une beauté si puissante qu’elle a fini par exploser et se répandre dans le monde entier, telle qu’en elle-même, ou sous les formes les plus variées, du rock’n’roll à la pop et au hip-hop, et du meilleur au pire ?

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Alain Peters, Marco Polot… à la vie à la mort

« Marco, je n’en connais pas beaucoup qui auraient pu faire ce que tu as fait pour moi quand tu m’as sauvé de la rue / Marco bonpé noré pa pi fèr sèt twé la fé pou mwin / Kan twé la ramas amwin dann somin ». Traduites du créole, ces paroles sont extraites de « Rest là maloya », une chanson dans laquelle Alain Peters ne cite que quatre personnes : sa maman, Patou la mère de sa fille, Ananda Devi sa fille, et Marco le petit orphelin de la route Déserte au Port, élevé par une vieille Malgache. Marco Polot de son vrai prénom et de son vrai nom. Parti trop tôt. Lui aussi. Retrouver Peters au paradis des vavangèr, parabolèr, kabarèr.

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Un séga qui venait du froid…

Il ne dure que 2 minutes. Un drôle de séga interprété par une voix féminine — «la lala lala lalalala» — qui n’a rien de créole, sur un rythme dominant de samba. Paris connaît vers la fin des années 50 une mode des «musiques tropicales et exotiques» et le «séga de l’océan Indien» n’y échappe pas. Pour preuve ce morceau sobrement intitulé «Séga» et extrait d’un film qui a laissé peu de traces dans les mémoires : «Cargo pour La Réunion».

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Le bal des Noirs annonçait-il la créolité ?

Interdit en 1819 par le gouverneur Milius, le bal des Noirs sera en fait considéré avec une «indulgence paternaliste»… pourtant les musiques qui forment cet environnement musical révèlent une dissonance fondamentale dans l’univers bourbonnais : celle de l’esclavage ! Sans doute les planteurs ont-ils pensé et prescrit un monde apaisé. Mais la perpétuation de l’image d’un Eden ancien où, selon la tradition mythique, ils étaient leurs seuls et propres maîtres, où l’appartenance n’était pas allégeance, dénonce la vision quasi-ethnographique du présent comme un passé toujours là.

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Ti Frère forever, aussi pour les jeunes générations ?

Pour Victoria, adolescente, pour tous les ados, et tous ceux qui ne le sont plus…
— «Dis-moi, Victoria, tu connais Ti Frère ? Au moins le nom ?»
Victoria me répond : — «Ti Frère ? Non, jamais entendu parler.»
Réponse d’adolescents en 2014. Encore Ti Frère ? Ti Frère, le passé ?

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