Catégorie : Musique

Le testament de Madoré

«Moin lé né dann fantaisie !» L’enfance de Madoré a été bercée par les chanteurs de rue, les montreurs de marionnettes, les jacquots malbars, les gratteurs de banjo, les joueurs de bobre… Héritier de ces personnages fantasques du « théâtre » des quartiers populaires, il établira plus tard la rue comme sa véritable scène. Hommage à celui qui rêvait «d’horizons plus vastes ou de plus longues routes hantées des vents du large», Henri Madoré, le dernier chanteur de rue de La Réunion, né le 11 avril 1928, mort le 31 décembre 1988.

Leonard Cohen, l’album mythique du 27 décembre

Le 27 décembre 1967, un vinyle [33 tours] arrive dans les bacs et révolutionne la musique folk : «Songs of Leonard Cohen». Ce premier album du poète canadien contient déjà les chansons qui vont le rendre célèbre et indémodable : «Suzanne», «Master Song», «The Stranger Song», «So Long, Marianne»… Hommage à celui qui a pris son dernier train le 7 novembre 2016.

Andy Razaf rêvait d’écrire un opéra malgache (9)

Épisode 9 : Andy Razaf : la part malgache et royale • Jennie, 15 ans et enceinte, future mère d’Andy, fuit Madagascar • Andy Razaf, «prince malgache du jazz» • Andy Razaf, c’est Madagascar, l’Afrique, Harlem • Aux confluences du « roman » d’Andy Razaf • La princesse Rasendranoro, «l’espoir du bonheur»… • De la tragédie grecque à l’opéra malgache, le rêve brisé d’Andy • «Harlem renaissance» : Andy Razaf [in the mood] • La suite au prochain épisode…

Andy Razaf, jazzman au destin cabossé (8)

Andy Razaf, fils d’une famille royale malgache par son père et d’une famille d’esclaves par sa mère, grandit à Harlem où il écrit son premier texte à 17 ans… avant de devenir l’«un des plus grands paroliers de l’âge d’or du jazz aux États-Unis». Un destin heurté — cabossé — qui transparaît dans les paroles de ses chansons. «Mon cœur est en lambeaux, pourquoi suis-je né ?» À suivre…

Séga inédit : Trois jours, trois nuits avec Célimène

«Petit» miracle ! La partition d’une chanson «inconnue» — oubliée — de Célimène [1807-1864] nous «tombe» entre les mains : «Trois jours, trois nuits» [ou les amours de Guistine], chansonnette créole, paroles de Célimène. Fidèle à sa réputation, Célimène nous offre, par de-là les siècles, un texte… pimenté !

1949 : un «maloya» aux déhanchements afro-cubains

Indémodable ! Filmée en 1949, cette scène de danse afro-cubaine a des points communs avec le maloya — et le séga ! — de La Réunion. Quant à la chanson, «Que Viva Shango», interprétée par le couple culte Celina et Reutilio, elle n’a pas pris une ride malgré les sept décennies qui se sont écoulées. Musique, danse… Vidéo !

Siya, une Indienne au cœur du maloya ?

Un des personnages les plus emblématiques du maloya traditionnel serait une… Indienne. À La Réunion, tout le monde la connaît sous le nom «Monmon Siya», celle qui ne dort jamais dans une maison qui ne lui appartient pas [la kaz la pa moin mi dodo pa]. Du chant sacré de l’hindouisme au maloya, Siya, une même femme pour deux rituels. Une chose est certaine : «Monmon Siya» est depuis longtemps devenue Réunionnaise.

Maloya : kisa i koné zistoir «Dodo Siya ?»

Bin, sans qui paraît, maloya Firmin Viry i raconte anous inn légende. Inn légende i sorte en Inde, i appelle «Ramayana». Ramayana, sa zistoire le prince Rama. Li appelle aussi Ramel, ou encore Romé. A cause sa-même dann maloya i dit comme sa : «O Siya content Romé». Sa i veut pas dire Siya i aime boire le rhum. Non, sa i veut dire Siya i aime Rama…