Auteur : Nathalie Valentine Legros

Les amants maudits traqués dans la ravine

Lorsque vous empruntez la route du Littoral en direction de Saint-Denis, peu après la Grande Chaloupe, vous distinguez dans un fouillis de verdure un hameau qui semble figé dans le passé : Ravine à Jacques. Il y a trois siècles, un esclave du nom de Jacques s’est jeté du haut de la falaise à cet endroit pour échapper aux chasseurs de marrons. Une histoire d’amour qui finit mal…

  •  

Ti-Quatorze, té falé pa kalkil aèl !

Son étrange histoire l’a propulsée au rang de légende. Léone Claire Lagarigue, plus connue sous le ti’nom de «Ti-Quatorze», hante la mémoire de nombreux Réunionnais. «Vierge noire statue devant la cathédrale, Madame Ti-Quatorze est sur son trente-et-un», écrivait Jean-Claude Legros dans un long poème dédié à Saint-Denis.

  •  

Le testament de Madoré

«Moin lé né dann fantaisie !» L’enfance de Madoré a été bercée par les chanteurs de rue, les montreurs de marionnettes, les jacquots malbars, les gratteurs de banjo, les joueurs de bobre… Héritier de ces personnages fantasques du « théâtre » des quartiers populaires, il établira plus tard la rue comme sa véritable scène. Hommage à celui qui rêvait «d’horizons plus vastes ou de plus longues routes hantées des vents du large», Henri Madoré, le dernier chanteur de rue de La Réunion, né le 11 avril 1928, mort le 31 décembre 1988.

  •  

Andy Razaf rêvait d’écrire un opéra malgache (9)

Épisode 9 : Andy Razaf : la part malgache et royale • Jennie, 15 ans et enceinte, future mère d’Andy, fuit Madagascar • Andy Razaf, «prince malgache du jazz» • Andy Razaf, c’est Madagascar, l’Afrique, Harlem • Aux confluences du « roman » d’Andy Razaf • La princesse Rasendranoro, «l’espoir du bonheur»… • De la tragédie grecque à l’opéra malgache, le rêve brisé d’Andy • «Harlem renaissance» : Andy Razaf [in the mood] • La suite au prochain épisode…

  •  

Andy Razaf, jazzman au destin cabossé (8)

Andy Razaf, fils d’une famille royale malgache par son père et d’une famille d’esclaves par sa mère, grandit à Harlem où il écrit son premier texte à 17 ans… avant de devenir l’«un des plus grands paroliers de l’âge d’or du jazz aux États-Unis». Un destin heurté — cabossé — qui transparaît dans les paroles de ses chansons. «Mon cœur est en lambeaux, pourquoi suis-je né ?» À suivre…

  •  

Séga inédit : Trois jours, trois nuits avec Célimène

«Petit» miracle ! La partition d’une chanson «inconnue» — oubliée — de Célimène [1807-1864] nous «tombe» entre les mains : «Trois jours, trois nuits» [ou les amours de Guistine], chansonnette créole, paroles de Célimène. Fidèle à sa réputation, Célimène nous offre, par de-là les siècles, un texte… pimenté !

  •  

Vincendo : l’âme errante qui annonçait la mort

«Une forme humaine à deux pas de moi s’enfuyait… Je crus voir l’homme se fondre dans la nuit, disparaître. Une sueur froide perlait à mes tempes car je venais de reconnaître les lieux. J’étais sur une falaise escarpée qui tombait en une muraille verticale sur une plage étroite et ma tête surplombait le vide». Cette silhouette dans le fénoir, c’était celle de Pa Zidore…

  •  

Quand le séga faisait danser Paris

Mambo, cha-cha-cha, rumba, samba, calypso, salsa… et séga ! L’après-guerre connaît en France une vague de musiques et de «danses exotiques». De l’exotisme à travers lequel percent des accents érotiques sublimés par les fantasmes qu’inspirent «les îles» et le doudouïsme. Le séga y trouve brièvement sa place :...

  •