Author: Nathalie Valentine Legros

Andy Razaf rêvait d’écrire un opéra malgache (9)

Épisode 9 : Andy Razaf : la part malgache et royale • Jennie, 15 ans et enceinte, future mère d’Andy, fuit Madagascar • Andy Razaf, «prince malgache du jazz» • Andy Razaf, c’est Madagascar, l’Afrique, Harlem • Aux confluences du « roman » d’Andy Razaf • La princesse Rasendranoro, «l’espoir du bonheur»… • De la tragédie grecque à l’opéra malgache, le rêve brisé d’Andy • «Harlem renaissance» : Andy Razaf [in the mood] • La suite au prochain épisode…

Andy Razaf, jazzman au destin cabossé (8)

Andy Razaf, fils d’une famille royale malgache par son père et d’une famille d’esclaves par sa mère, grandit à Harlem où il écrit son premier texte à 17 ans… avant de devenir l’«un des plus grands paroliers de l’âge d’or du jazz aux États-Unis». Un destin heurté — cabossé — qui transparaît dans les paroles de ses chansons. «Mon cœur est en lambeaux, pourquoi suis-je né ?» À suivre…

Séga inédit : Trois jours, trois nuits avec Célimène

«Petit» miracle ! La partition d’une chanson «inconnue» — oubliée — de Célimène [1807-1864] nous «tombe» entre les mains : «Trois jours, trois nuits» [ou les amours de Guistine], chansonnette créole, paroles de Célimène. Fidèle à sa réputation, Célimène nous offre, par de-là les siècles, un texte… pimenté !

Vincendo : l’âme errante qui annonçait la mort

«Une forme humaine à deux pas de moi s’enfuyait… Je crus voir l’homme se fondre dans la nuit, disparaître. Une sueur froide perlait à mes tempes car je venais de reconnaître les lieux. J’étais sur une falaise escarpée qui tombait en une muraille verticale sur une plage étroite et ma tête surplombait le vide». Cette silhouette dans le fénoir, c’était celle de Pa Zidore…

Quand le séga faisait danser Paris

Mambo, cha-cha-cha, rumba, samba, calypso, salsa… et séga ! L’après-guerre connaît en France une vague de musiques et de «danses exotiques». De l’exotisme à travers lequel percent des accents érotiques sublimés par les fantasmes qu’inspirent «les îles» et le doudouïsme. Le séga y trouve brièvement sa place :...

Les sources réunionnaises du «Bateau ivre» (2)

En 1871, Arthur Rimbaud écrit le poème culte : «Le bateau ivre». Il a 16 ans et n’a jamais vu la mer. Quelques années auparavant, en 1864, le poète réunionnais, Léon Dierx, publiait «Le vieux solitaire» à 26 ans. Entre ces deux poèm[t]es, les contrastes sont nombreux. Et pourtant…

Ne croyez pas que Madoré est mort

«Quelle était la norme que ce taciturne paraissait sans fin ruminer ? Une nostalgie peut-être, la conscience de quelque grand possible manqué ?» Deux questions posées par Boris Gamaleya au sujet d’Henri Madoré. Photos, textes et vidéos… pour trouver un début de réponse.

«Partout où je regarde, je vois Diego»

« Chargés dans les cales du bateau sous la menace de fusils comme au temps de l’esclavage, nous quittions le paradis pour l’enfer », témoigne Olivier Bancoult. En 1965, l’évacuation des îles Chagos est ordonnée. Quelques années plus tard, il ne reste plus un Chagossien aux Chagos. Sur l’île principale...

Expédite Laope-Cerneaux : «ce que je dois à Clotilde et à Maxime»

Elle a vu Sarda Garriga en chair et en os. Cela s’est passé le 20 décembre 1848, «le plus beau jour de sa vie», lorsqu’elle est devenue libre comme 62.000 Réunionnais. Longtemps après, elle racontait encore cette histoire à son petit-fils, Maxime Laope. Elle s’appelait Clotilde et son arrière-petite-fille, Expédite Laope-Cerneaux, nous restitue aujourd’hui ce récit émouvant dans un roman intitulé «Clotilde, de la servitude à la liberté». Rencontre avec l’arrière-petite-fille de la-femme-qui-a-vu-Sarda. «Grâce à elle, je sais d’où je viens», confie Expédite.