Author: Nathalie Valentine Legros

Marie Dessembre ou l’énigme de la Joconde réunionnaise

Octobre 1981, Saint-Denis, rue de Paris, 22 heures. Deux ombres se glissent dans le musée Léon-Dierx plongé dans le noir. Une heure plus tard, les deux silhouettes quittent les lieux an misouk et disparaissent dans la nuit. À l’intérieur, aucun tableau ne manque à l’appel. L’objet de cette expédition nocturne était pourtant bien un tableau, devenu depuis le plus célèbre de La Réunion. Histoire vraie de la mystérieuse « Joconde réunionnaise », estampillée « reproduction interdite » mais dont l’image a fleuri sur les murs de Saint-Denis à la veille du 20 décembre 1981.

Quand Béjart «rêvait» en maloya…

C’est bien le pas de base du maloya qui scande la chorégraphie du ballet de Maurice Béjart, «Le Boléro», sur la célèbre musique de Maurice Ravel. Quoi qu’en disent les puristes. Jugez-en par vous-mêmes avec Maïa Plissetskaïa, danseuse étoile classique, qui pour la circonstance, a raccroché ses pointes et interprète le maloya-boléro pieds nus, au milieu d’un cercle, autre code que l’on retrouve dans le maloya. Goutanou !

Le «monstre» de Madagascar a-t-il existé ?

Ce «monstre au long cou» a-t-il existé ? Et venait-il de Madagascar ? Son image est arrivée jusqu’à nous, par delà les siècles : plus de 350 ans de distance. Des gravures et récits anciens nous renseignent sur son apparence, sa capture dans la grande île et son arrivée en France dans la ville de Nantes où plusieurs femmes l’auraient demandé en mariage. Puis l’on perd sa trace dans les méandres d’une légende fascinante. 7 Lames la Mer vous entraîne à la poursuite de ce personnage fabuleux.

Saint-Denis 1937 : la petite marchande de poissons (2)

La Réunion en 1937. Thérèse croise Sidonie dans une rue de Saint-Denis. La première photographie la seconde, et c’est ainsi que la frêle silhouette d’une petite marchande ambulante avec sa guirlande de poissons surgit du passé pour arriver jusqu’à nous. Histoire d’une rencontre… Histoire de deux femmes. Et un siècle plus tard, l’histoire finit en chanson : «Ah Sidonie, Sidonie, baisse pas la tête, mon ti sèr»…

Amrita Sher-Gil, l’étrange vie de la Frida Kahlo indienne

Amrita Sher-Gil est une femme hors du temps. Elle meurt mystérieusement à 28 ans, le 5 décembre 1941. Sa courte vie bouscule tous les préceptes de la société dans laquelle elle évolue. Émancipée, indépendantiste, féministe, bisexuelle et mariée à un cousin germain, elle laisse en héritage une centaine d’oeuvres pionnières de l’art moderne en Inde. Étrange destin… De l’autre côté des océans, une autre femme peintre, la Mexicaine Frida Kahlo. Troublantes similitudes entre ces deux femmes libres.

Le secret de la maison qui n’existe plus (1)

Un maire, un architecte des bâtiments de France, une pièce secrète, un marchand de sommeil, un vieux menuisier spécialisé dans les cercueils, un chirurgien, une dent creuse… Voici l’histoire vraie d’une maison qui n’existe plus. Répertoriée en tant que bâtiment d’intérêt architectural au Plan d’occupation des sols en 2003, elle est abattue en 2013. Histoire vraie d’une île où l’on organise l’amnésie.

Angélique plus chanceuse que Valentin (3)

En matière de patrimoine, mieux vaut voir le jour rue de Paris que rue Sainte-Marie. On le savait déjà mais l’histoire de la belle Villa Angélique nous le rappelle opportunément : « C’est ainsi que patrimoine et modernité se conjuguent brillamment ». Une conjugaison plus que parfaite pour ce passé décomposé par les termites… et recomposé pour les touristes ? Le temps s’en va… Las le temps !