Author: 7 Lames la Mer

Rue de Paris : 180 ans d’histoire abattus par une pelleteuse

Construite en 1838, détruite en 2018. La vieille maison de pierre, rue de Paris, n’est plus. Disparues aussi les petites cases créoles des rues La Bourdonnais et Pasteur. Le patrimoine réunionnais se meurt «par manque d’émerveillement», victime d’une course effrénée : gagner du temps, de l’espace. Gagner, gagner… jusqu’à en perdre son âme.

1949 : un «maloya» aux déhanchements afro-cubains

Indémodable ! Filmée en 1949, cette scène de danse afro-cubaine a des points communs avec le maloya — et le séga ! — de La Réunion. Quant à la chanson, «Que Viva Shango», interprétée par le couple culte Celina et Reutilio, elle n’a pas pris une ride malgré les sept décennies qui se sont écoulées. Musique, danse… Vidéo !

Le rêve de Martin Luther King : émerger des vallées obscures

Le 28 août 1963, devant plus de 250.000 personnes à Washington, Martin Luther King prononce un discours parmi les plus célèbres de l’histoire contemporaine. Militant non violent pour les droits civiques des Afro-Américains, pour la paix et contre la pauvreté, prix Nobel de la Paix en 1964, il est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Tennessee). «I have a dream», texte intégral en français. Zordi mi mazine…

Le mystère Adèle Ferrand, identification d’une artiste réunionnaise

Qui était la vraie Adèle Ferrand ? Et qui était la fausse ? La vraie était une artiste peintre dont l’oeuvre est l’un des trésors du Musée Léon-Dierx. Au cours d’une carrière fulgurante, elle a conquis les critiques jusqu’au Salon Royal du Louvre. Terrassée à 30 ans par la fièvre typhoïde, elle meurt le 1er avril 1848 à Saint-Pierre (île de La Réunion). A ses côtés, son fils adoré de 16 mois encore au berceau et un portrait inachevé de son père sur le chevalet. Identification d’une femme, farouchement hostile à l’esclavage, «Créole par le cœur et par la descendance», écrivait Raphaël Barquissau… qui nous a légué une œuvre immense.

Le mystère du galet Gamède enfin percé ? (3)

Les 24, 25 et 27 février 2007, le cyclone Gamède secoue l’île de La Réunion. La mer déchaînée dévoile des sépultures d’esclaves sur la plage de sable noir de Saint-Paul tandis que sur le rivage de galets ronds du Port, le terrible koudvan — coup de vent — livre une imposante pierre de taille gravée d’une date : «1886». Mais d’où venait donc ce galet gravé ? Grâce à la photographe Thérèse Le Prat (1895-1966), le mystère du «galet Gamède» a-t-il été percé ?