Category: Société

Qui a tué Rico Carpaye ?

«Tu es pauvre. Ils sont puissants», déclare Paul Vergès dans un cimetière, au milieu d’une foule prise entre colère et chagrin alors que tombe la nuit, ce 16 mars 1978. Deux jours auparavant, le 14 mars 1978, Rico Carpaye, Portois de 17 ans, trouvait la mort au carrefour du Sacré-Cœur sous les roues d’une camionnette conduite par un nervi. Ses assassins n’ont pas été poursuivis par la Justice.

Seggae : Berger Agathe, mort sur le bitume, après Kaya…

Ce 22 février 1999, au lendemain de la mort suspecte de Kaya en prison, son ami, Berger Agathe — lui aussi chanteur de seggae — marche en direction du rond-point du Port Franc, en brandissant sa chemise blanche au milieu de scènes d’émeutes. Un policier au visage masqué met un genou à terre, vise et tire. Berger Agathe s’effondre sur le macadam ; il ne se relèvera jamais…

Ti-Quatorze, té falé pa kalkil aèl !

Son étrange histoire l’a propulsée au rang de légende. Léone Claire Lagarigue, plus connue sous le ti’nom de «Ti-Quatorze», hante la mémoire de nombreux Réunionnais. «Vierge noire statue devant la cathédrale, Madame Ti-Quatorze est sur son trente-et-un», écrivait Jean-Claude Legros dans un long poème dédié à Saint-Denis.

Chagos : Rita Bancoult, morte avec son rêve

«Le jour où je reposerai sur mon lit de mort, ce jour-là mourra aussi le rêve que j’ai porté dans mon cœur depuis que j’ai quitté ma patrie : le rêve d’y retourner». Rita Bancoult, 91 ans, figure emblématique de la lutte des Chagossiens, a fermé les yeux pour la dernière fois, le 19 décembre 2016, loin de la terre de ses ancêtres. Hommage à cette grande dame qui, à 91 ans, n’avait jamais renoncé.

I joué pas dann canne !

Du temps que j’étais écolier, comme disait Alfred1, je jouais aux cartes pendant les vacances. C’était à l’Etang-Salé-les-Hauts, entre ravine et butte de sable [butte qui entre-temps a été comblée, arasée, bitumée, bétonnée] : on jouait à la fouille, à la menterie, n’importe où, dans la case, ou dehors assis sur un galet, sur le sable ou dans les cannes.

«Partout où je regarde, je vois Diego»

« Chargés dans les cales du bateau sous la menace de fusils comme au temps de l’esclavage, nous quittions le paradis pour l’enfer », témoigne Olivier Bancoult. En 1965, l’évacuation des îles Chagos est ordonnée. Quelques années plus tard, il ne reste plus un Chagossien aux Chagos. Sur l’île principale...

Génie réunionnais : aussi vif qu’un courant d’air ! (2)

«Vol de nuit», «La belle créole», «Le chevron d’amour», «Madina», «Surcouf», «Koufra», «Dunkerque»… Ne cherchez pas : à l’époque, on baptisait les cars courant d’air, comme pour donner une âme à cette pure expression du génie réunionnais. Un génie réunionnais qui concocte aussi le carburant permettant aux mythiques cars courant d’air de rouler pendant la guerre. Gout a nou…