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Les flamboyants de l’exil, vidéo (6)

Entrez dans la maison de l’exil de Ranavalona III (6)

3 décembre 2016
Jean-Claude Legros
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Exilée de force par la France en 1897, la dernière reine de Madagascar, Ranavalona III, a vécu deux ans dans une maison située au n°2 de la rue Roland Garros, à Saint-Denis de La Réunion (1897 - 1899). 70 ans plus tard, Jean-Paul Belmondo séjournait à l’« Hôtel Mascarin », situé au n°2 de la rue Roland Garros. Histoire (et vidéo) de la maison de la reine... et de la sirène.


La première guerre franco-malgache


Quand la princesse Razafindrahety monta sur le trône, son pays était déjà en lutte contre les forces françaises. François de Mahy, député de La Réunion à l’Assemblée Nationale française, ministre de l’Agriculture de janvier 1882 à juin 1883, est alors chargé d’assumer l’intérim du Ministère de la Marine et des Colonies.

En février 1883, il donna ses instructions au contre-amiral Pierre, dont l’escadrille appareilla de Toulon pour venir en mai 1883 bombarder et occuper Majunga sur la côte ouest puis en juin Tamatave sur la côte est.

La reine Ranavalona III en 1895.

La reine exhorta son peuple à la résistance


Ce fut le début de la première guerre franco-malgache. Un premier traité fut signé en 1885 mais neuf ans plus tard la France revint à la charge, déclenchant ainsi la deuxième guerre entre les deux pays. Au cours d’un grand kabary [1] sur la place d’Andohalo, la place de la « pierre sacrée » à Antananarivo, la reine exhorta son peuple à la résistance face à l’invasion des troupes françaises.

L’armée malgache, pourtant forte de 45.000 hommes, ne parvint pas à stopper l’avance des troupes françaises. Le 30 septembre 1895, le général Duchesne investit la capitale. Le premier ministre Rainilaiarivony, époux de la reine, capitula. Il fut destitué le 15 octobre, puis exilé à Alger le 6 février 1896, où il mourut cinq mois plus tard, le 17 juillet 1896, à l’âge de 68 ans. Veuve pour la seconde fois, la reine avait 35 ans.


Ranavalona III... désormais « sujet français »


Le président de la république française, Félix Faure, ayant proclamé depuis le 6 août précédent « Madagascar colonie française », le général Galliéni fit dire à la reine Ranavalona III qu’elle était désormais « sujet français » et qu’elle devait en tant que telle, venir présenter ses respects au représentant de la France, ce qu’elle fut contrainte de faire, précédée d’un drapeau français.

Un mois plus tard, le 15 octobre, le général en chef de l’armée malgache, Rabezandrina Rainandriampandry, ainsi que l’oncle de la reine, le prince Ratsimamanga, étaient fusillés par un peloton de tirailleurs sénégalais [2].


Le long voyage, du port de Tamatave au port de la Pointe des Galets


Par arrêté du 28 février 1897, Galliéni prit l’initiative [3] d’abolir la royauté à Madagascar et publia la proclamation suivante :

Au peuple d’Emyrne [4]  : « Depuis que le gouvernement de la république a déclaré Madagascar colonie française, la royauté est devenue inutile en Emyrne. J’ai donc invité la reine à résigner ses fonctions et, sur sa demande, je l’ai autorisée à se rendre à l’Ile de La Réunion, où elle recevra l’hospitalité la plus large des autorités françaises ».

C’est en réalité par surprise que la reine prit connaissance de sa destitution et de son exil dans la nuit du 27 au 28 février 1897. Mandaté par Galliéni, Alfred Durand, administrateur des colonies, a raconté les dernières heures de la reine dans son palais [5], ainsi que le long voyage jusqu’au port de Tamatave et l’arrivée au port de la Pointe des Galets à La Réunion.


5.000 personnes sur la place du gouvernement


La reine et sa famille (notamment sa sœur, la princesse Rasendrano et sa nièce, la princesse Razafinandriamanitra, « l’enfant de Dieu ») [6], ainsi que sa suite, les porteurs et l’escorte armée formaient un convoi de plus de sept cents personnes.

Le 14 mars 1897, le navire de guerre « La Pérouse » entrait dans le port de la Pointe des Galets. Une foule de près de 2.000 personnes était présente sur les quais et le long de la voie ferrée reliant le port au chef-lieu, Saint-Denis.

À 17 heures, le train royal franchissait le pont métallique de la rivière Saint-Denis. 5.000 personnes étaient massées sur la place du gouvernement (actuellement place de la Préfecture), de part et d’autre de la voie ferrée. La reine et sa suite furent provisoirement logées à l’Hôtel d’Europe, rue de la Compagnie.

La princesse Razafinandriamanitra, « l’enfant de Dieu », enterrée au cimetière de Saint-Denis.

Une simple pierre blanche au cimetière


Tragiquement, la jeune mère de 14 ans ne survécut qu’une semaine à la naissance de son enfant.

L’officier de marine Pierre de Kadoré rapporte :

« Une simple pierre blanche marque, au cimetière de Saint-Denis, la place de la « petite fille du bon dieu », une simple pierre avec cette courte épitaphe, éloquente… à dire vrai, en brièveté : “Princesse Razafinandrimanitra (1882 - 1897)” » [7].

Tableau de Sabine Tirel. On aperçoit sur le côté gauche, la gloriette de la maison de la reine.

2 rue Roland Garros : la maison de la reine Ranavalona III


La maison de la reine (du temps de sa splendeur...) filmée en 1978. Photo extraite du documentaire « Ça Bourbon même, l’île de La Réunion », réalisé par Jean Pierre Mirouze. Source INA.

Cette villa qui appartenait à la famille De Villèle se situait à l’angle du boulevard Jeanne d’Arc [8] et de la rue de l’arsenal (l’actuelle rue Roland Garros) juste en face de la chapelle Saint-Antoine qui n’existe plus aujourd’hui [9].

Dans le livre « Monuments historiques, Saint-Denis de La Réunion » [10], l’historien d’art, Bernard Leveneur, a retracé l’histoire de la demeure où vécut pendant près de deux années la dernière reine de Madagascar :

« Le rez-de-chaussée bâti par Albert De Villèle date des années 1860. Dans un manuscrit conservé dans une collection privée, Villèle relate la construction donnant des détails sur le style choisi, qu’il souhaite le plus proche possible des chalets. Des cartes postales du début du XXe siècle montrent des vues partielles de cette première maison d’une grande originalité pour l’époque. Elle présente l’aspect d’un grand pavillon, avec toiture à quatre pans percée de lucarnes. Une varangue hors œuvre en « L » existe le long des côtés nord et ouest. Elle présente des piliers décorés de montants en bois découpé reliés entre eux par un garde-corps en bois ajouré »."


Une architecture créole parvenue à son apogée


« Au début des années 1930, Marin Rivière, propriétaire du domaine de Grande Terre (Saint-Leu) apporte des transformations radicales à la maison. Elle est surélevée d’un étage, couvert d’une toiture à deux pans, présentant en façade un fronton où se déploie un remarquable décor en bois découpé, unique dans l’île. De part et d’autre de ce fronton deux toitures en pavillon, avec épis de faîtage en bois tourné, rappellent la maison Timol ».

« Sur la façade nord, des bas-lambris ornés de moulurations complexes, des lambrequins au dessin élégant, des impostes en bois découpé au-dessus des portes et fenêtres de la varangue fermée du rez-de-chaussée créent un décor surchargé, mais caractéristique d’une architecture créole parvenue à son apogée dans les premières années du XXe siècle ».

La maison dite Ponama est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 29 mars 1996. Sont concernés par cet arrêté n°0765 : la maison principale en totalité, ses dépendances, le mur de clôture et son barreau, le guétali et les jardins.

Inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historique


Elle est répertoriée dans le livre « Le Patrimoine des Communes de La Réunion » [11] et est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques sous la référence ISMH 1996. Au plan historique, la Maison Ponama est restée dans la mémoire collective des Réunionnais comme « la Maison de la Reine Ranavalo ».

L’entrée principale de la demeure, située au n° 2 de la rue Roland Garros, en face de la station-service, donne sur la façade nord. Une entrée de service rue Lucien Gasparin (ou boulevard Lacaussade) donne sur l’arrière de la maison et les dépendances. À l’angle des deux voies, figure, comme dans la plupart des demeures citadines de la colonie au XIXème siècle, un petit pavillon couvert, couramment dénommé terrasse [12] : c’était l’endroit où les gens de la bonne société créole s’installaient en fin d’après-midi pour observer l’animation de la rue et entretenir avec les passants des conversations de bon voisinage.

Ainsi que la décrit Bernard Leveneur, à l’époque de la reine, la terrasse couverte était surmontée d’un édicule, appelé « gloriette », sorte de maisonnette faisant belvédère.


La reine visite la madonne


En 1891 le Père Berthomieu prit en main la construction de l’église actuelle, dans le style néo-gothique toscan du XIXème siècle. Les travaux débutèrent en 1893 pour s’achever cinq ans plus tard en 1898. Le spectacle de centaines d’ouvriers, de visiteurs et de pèlerins ne manqua pas de susciter l’intérêt de la reine.

C’est ainsi que le jeudi 1er avril 1897, à peine installée dans sa nouvelle résidence, la reine décida de visiter l’église en construction, escortée de sa tante, la princesse Ramasindrazana et de deux princes exilés.

« Le Petit Journal » du 4 avril 1897 rapporta l’événement : « Elle a visité la belle madone, placée debout au milieu de l’ancienne église, qui l’a remplie d’une douce émotion. Elle a pénétré dans la nouvelle église et l’a comparée à la cathédrale de Tananarive »...


Une foule accourue pour voir la reine Ranavalona III


« Elle portait une toilette de deuil des plus simples  [13]. M. l’abbé Berthomieu, curé de la paroisse, a reçu les illustres visiteurs et leur a offert des photographies de l’église et des images de la Vierge : ce qui a paru leur faire beaucoup de plaisir ».

« La reine a fait exprimer par son interprète ses remerciements et sa douce satisfaction et elle est remontée en voiture, accompagnée de sa suite, au milieu d’une foule accourue pour la voir et être témoin de son pieux pèlerinage ». [14]

La reine fréquentait la maison du gouverneur Beauchamp et de son épouse. Elle se mit à l’apprentissage du français.


« Mettre Ranavalo en un lieu sûr pour que l’ennemi ne puisse la découvrir »


Pendant ce temps à Antananarivo, le général Galliéni s’inquiétait des risques de conflit entre la France et l’Angleterre pour la mainmise sur le Soudan. En 1898, il écrivit au gouverneur de La Réunion :

« La possibilité des complications que nous font entrevoir les nouvelles d’Europe m’amène à appeler votre attention sur l’ex-reine Ranavalo. Vous estimez sans doute avec moi qu’il est du plus haut intérêt que la personne de l’ex-souveraine hova ne puisse, en cas d’événements graves, devenir un moyen d’agitation à Madagascar.

Je crois donc devoir vous demander si, dans l’hypothèse d’une guerre, vous pensez pouvoir mettre la personne de Ranavalo en un lieu assez sûr pour que l’ennemi ne puisse la découvrir.

Dans la négative, il y aurait lieu de songer au transfert de l’ex-reine en Algérie ».

A droite, illustration extraite de : "Le Petit Parisien".

Une villa de style hispano-mauresque baptisée « Villa Tananarive »


Le 1er février 1899 [15], Ranavalona III embarqua sur le navire « Yang-Tsé » à destination d’Alger, où elle arriva au mois de mars, après une escale à Marseille.

Le reine fut d’abord logée dans une villa qui s’appelait « Le bois de Boulogne » dans le quartier Mustapha à Alger, puis en 1908 dans une villa de style hispano-mauresque qui fut baptisée « Villa Tananarive ».

À plusieurs reprises, la reine demanda la possibilité de s’installer en France ou de renter à Madagascar, mais à chaque fois elle se heurta au refus catégorique du général Galliéni.

Saint-Germain-en-Laye : la reine Ranavalona III et sa nièce, la princesse Marie-Louise. Photo : René Gautier.

Une plaque témoigne de son passage


Seule lui fut accordée la possibilité d’effectuer un voyage d’un mois ou deux par an en France. La reine effectuera ainsi huit voyages en France de 1901 à 1915, le dernier pendant la guerre contre l’Allemagne.

Lors de son premier voyage, elle séjourna à Fontainebleau le 19 juin 1901 au 86 de la rue Saint-Honoré.

Une plaque apposée sur le montant du portail témoigne de son passage : « Ici séjourna en juin 1901 Ranavalo III dernière reine de Madagascar ».


« Les musiciens malgaches sont heureux de vous retrouver ici »


Au cours de ses voyages la reine eut à deux reprises l’opportunité de rencontrer des compatriotes : le 14 septembre 1907, elle visita l’Exposition Coloniale de Nogent, dans le bois de Vincennes. Au pavillon de Madagascar, elle fut reçue par des musiciens malgaches dont le plus ancien, Rasambo, lui déclara :

« Madame, les musiciens malgaches qui représentent ici la colonie de Madagascar me chargent de vous souhaiter la bienvenue et de vous exprimer combien ils sont heureux de vous retrouver ici en bonne santé ».

Lorsqu’éclata en 1914 la guerre entre la France et l’Allemagne, Ranavalona III prit résolument le parti de la France. C’est ainsi qu’elle put rendre visite en 1915 à Fréjus dans le Var aux soldats malgaches engagés dans la Grande Guerre. Ce fut son dernier voyage.


Le retour en terre natale


Elle fut inhumée dans le caveau du cimetière Saint-Eugène, à Alger qui fut celui de son second époux, le premier ministre Rainilaiarivony et où repose toujours sa sœur Rasendranoro. Son vœu d’être enterrée dans sa terre natale, à Antananarivo, ne sera exaucé que 21 ans plus tard, en 1938, lorsque le ministre des Colonies, Georges Mandel, organisa le transfert de la dépouille royale à Madagascar.

Le 23 septembre 1938, les restes de la reine furent exhumés et acheminés au port de Tamatave, sur le bateau « Ville de Reims ». Le cercueil arriva par train spécial à Antananarivo le 30 octobre 1938. La princesse Razafindrahety, dernière reine de Madagascar, repose désormais dans le tombeau des reines, à l’intérieur du Manjakamiadana, le Palais de la Reine à Antananarivo.

À suivre : Les flamboyants de l’exil, épisode 7 :
« Harlem : Andy Razaf était l’âme malgache du jazz »

Jean-Claude Legros

Depuis plusieurs mois, la façade de la "maison de la reine" est recouverte d’une bâche. La vieille bâtisse est enfin l’objet de travaux et de "mesures conservatoires" consistant notamment en la "dépose de la façade". La durée des travaux, menés sous l’égide de la DAC-OI, était estimée à deux mois... Deux mois qui semblent s’éterniser.
Photo Jean-Claude legros
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Photo dpr974
La "maison de la reine" dans le film de François Truffaut : "La sirène du Mississippi".

C’est dans cette maison, 2 rue Roland Garros, que furent tournées, en 1968-69, certaines scènes du film de François Truffaut « La sirène du Mississipi » avec Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo.

Au début du film, traveling vertigineux sur la route en Corniche — route du Littoral — puis, entrée dans la ville de Saint-Denis. Un homme conduit une décapotable qui tourne dans la rue Alexis de Villeneuve, puis remonte la rue Juliette Dodu — on aperçoit au passage la façade du cinéma Ritz sur la gauche. Voilà maintenant la rue de la Compagnie, le monument de l’avenue de la Victoire et la rue de Paris.

La décapotable aborde enfin le boulevard Lacaussade. Et la maison de la reine apparaît, avec une enseigne « Hôtel Mascarin ». La manière dont la caméra se rapproche de la maison et la filme, en légère contreplongée — quasiment à travers le pare-brise de la voiture qui roule — n’est pas sans évoquer l’ambiance mystérieuse du fameux manoir de « Psychose », film d’Alfred Hitchcock tourné en 1960.

Certains éléments architecturaux se répondent comme à travers un jeu de miroirs. De plus, la fascination qu’exerçait Hitchcock sur Truffaut se traduisait souvent par des hommages appuyés... ou symboliques.

C’est donc dans cet « Hôtel Mascarin » qu’est descendu Louis Mahé, allias Jean-Paul Belmondo. La caméra ne s’attarde pas mais nous dévoile quand même une partie du jardin avec son allée rouge pastel, grâce à un plan séquence qui nous permet de pénétrer dans la maison de la reine et de la sirène...

7LLM

Dans "La sirène du Mississippi", la maison de la reine s’est "métamorphosée" en "Hôtel Mascarin".

Entrée dans le jardin...

Un plan-séquence nous amène jusqu’à, l’intérieur de la maison de la reine...

Façade de la maison de la reine. A gauche : Louis Mahé, allias Jean-Paul Belmondo.

Catherine Deneuve, Jean-Paul Belmondo et François Truffaut. Tournage de "La sirène du Mississippi", île de La Réunion, 1968-1969.


À suivre : Les flamboyants de l’exil, épisode 7 :
« Harlem : Andy Razaf était l’âme malgache du jazz »

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Notes

[1Discours, en malgache

[2Le général Galliéni fut surnommé « général masiaka » (cruel) par les malgaches.

[3Apparemment sans en référer au préalable au gouvernement français.

[4En français le pays de l’Imerina.

[5« L’exil de la reine Ranavalo », Paris 1933 (NB. Aussi bien à Paris qu’à La Réunion, on disait « la reine Ranavalo »)

[6Agée de 14 ans, enceinte des œuvres d’un officier français (pour certains l’officier Charles, ordonnance du général Voyron, pour d’autres le commandant Gérard, chef d’état-major de Galliéni) ou de l’architecte-portraitiste Ramanankirahina, secrétaire de la reine, supposé être l’espion de Galliéni.

[7Dans son blog, Jean-Loup Gajac dit avoir arpenté en long et en large le cimetière de Saint-Denis, à la recherche de la tombe de la princesse. Selon l’historien, Christian Mantaux, la princesse aurait été inhumée à l’extrémité est du cimetière, en dehors de l’enceinte. Les cyclones des années 1944, 1945 et 1948 auraient emporté les sépultures extérieures.

[8Rebaptisé rue des remparts, puis rue Lucien Gasparin dans sa partie basse et boulevard Lacaussade dans sa partie haute.

[9À cet emplacement se situent actuellement une station-service et la résidence Saint-Antoine.

[10Edité en 2005 par la ville de Saint-Denis en partenariat avec la DRAC Réunion.

[11« Le Patrimoine des Communes de La Réunion », page 225, Flohic Éditions, 2000.

[12Rebaptisé “guétali”, néologisme des années 1950.

[13Sans doute portait-elle le deuil de son deuxième époux, le premier ministre Rainilaiarivony, décédé en juillet 1896 en exil à Alger (ou celui de sa nièce, la princesse Razanfinandriamanitra décédée quelques jours plus tôt).

[14La reine avait été élevée dans la confession protestante.

[15Selon les sources, les dates varient de novembre 1898 à février 1899.

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