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La Réunion insolite

« Faut pas rêver » filme le mystérieux visage dans la montagne

30 septembre 2017
Geoffroy Géraud Legros & Nathalie Valentine Legros
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La caméra de l’équipe de « Faut pas rêver », en tournage à l’île de La Réunion, a été positionnée au bon endroit pour filmer sous le bon angle l’un des plus fascinants exemples de paréidolie au monde : le visage de la marronne endormie dans la montagne. Mais chut... ne le dites à personne. Laissez-nous rêver.

Image extraite du documentaire consacré à La Réunion par "Faut pas rêver". Le profil de la marronne endormie dans la montagne.

« Cette année, on a un coupeur de cannes zoreil ! »


Les Réunionnais pour la plupart — et particulièrement ceux qui sont loin de leur île — attendaient avec impatience l’émission « Faut pas rêver » consacrée à La Réunion. Nous l’avons visionnée : belles images, belles histoires, belles émotions. Le volcan, Mafate, les tortues, les pétrels, le cavadee, etc. Rien sur les requins, ce qui mérite d’être souligné (une fois n’est pas coutume).

Quelques commentaires maladroits cependant : « Pour être infirmière à La Réunion, il vaut mieux avoir de bons mollets » — non, toutes les infirmières de La Réunion ne travaillent pas à Mafate...

Un peu plus tard, dans un champ de cannes : « Ah bin, c’est facile (...). C’est marrant, ça me paraît presque facile », s’exclame le journaliste, Philippe Gougler, sabre à la main, émoustillé d’avoir découvert le bon geste (en trois coups) pour couper la canne à sucre. Le coupeur de cannes à ses côtés lance alors un petit moucatage : « cette année, on a un coupeur de cannes zoreil ! ». Sûr que couper trois cannes devant la caméra, ce n’est pas trop difficile.

Image extraite du documentaire sur la Réunion, "Faut pas rêver". Le profil apparaît lorsque l’image se trouve à la verticale.

Le cri lugubre qui hantait les mémoires de Grand Bassin


Cette séquence dans le carreau de cannes est cependant très émouvante lorsqu’arrive la femme du coupeur de cannes qui raconte sa rencontre avec son futur mari : « coup de foudre dans un champ de cannes » !

Pour nous, le clou véritable de ce documentaire est l’histoire de la découverte du pétrel noir de Bourbon, oiseau légendaire que l’on croyait disparu et dont le cri lugubre hantait les mémoires de Grand Bassin. « Mauvais z’âmes » pensaient les habitants...

Mais il y a dans ce documentaire une « image secrète » qui a échappé à l’équipe de tournage. Elle apparaît quelques secondes à l’écran (rien de subliminal), filmée à Mafate, secteur des Orangers. Le hasard a voulu que la caméra se soit trouvée au bon endroit, avec le bon angle pour immortaliser un étrange profil de pierre sculpté par la nature sur la crête d’un rempart. C’est le profil d’une femme — une marronne pensons-nous.

Le même profil, photographié il y a quelques années par Axel Sautron.

« J’entrevis, sur nos sites escarpés, des figures de pierre »


Il y a quelques années, le maloyeur Axel Sautron avait attiré notre attention sur ce profil extraordinaire. « Zespri maron lé enkor dann Mafate » [1], avait-il déclaré. Il y voyait une dimension mystique, magique, faisant référence aux esprits et aux ancêtres.

Il nous avait alors montré une photo surprenante (voir ci-dessus) : le profil (naturel) d’une femme, comme sculpté sur l’arête d’une montagne. Il suffisait de regarder cette photo horizontale comme une photo verticale pour que le profil féminin apparaisse clairement. Le front, le nez, les lèvres... et même l’oeil. L’effet était saisissant.

Et voilà que notre mystérieuse maronne fait une fugitive apparition dans « Faut pas rêver », prolongeant ainsi ce songe de paréidolie et les paroles prophétiques de Jules Hermann : « J’entrevis, à travers nos bosquets et sur nos sites les plus escarpés, des figures de pierre »...

Geoffroy Géraud Legros et Nathalie Valentine Legros


Notes

[1L’esprit des esclaves marrons est encore dans Mafate.

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