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Insolite

Mystérieux visages dans la montagne

5 juin 2013
Nathalie Valentine Legros
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L’île de La Réunion n’a pas encore livré tous ses secrets. Ils sont sous nos yeux et pourtant, notre oeil ne les perçoit pas. Il suffit, un jour, d’un point de vue différent, d’une perspective décalée, d’une photo que l’on regarde à l’envers ou sur le côté, et le visage apparaît. Tellement évident que l’on s’en veut de ne pas l’avoir capté dans le réel. Découverte d’une facette de la face cachée de notre mystérieuse île.

Photo n°1 par Axel Sautron.

Le mystère de l’insularité


L’île de La Réunion est une terre mystérieuse. Peuplée de légendes. De croyances. D’histoires insolites qui se transmettent de génération en génération. Le mystère de l’insularité n’est pas à la portée de tous. L’insularité s’apprivoise par petites touches, se vit jour après jour, s’entretient comme un jardin, se désire. Elle se mérite.

Aborder une île sans la réduire au format carte postale, sans la calculer, sans la dénigrer à coups de clichés qui tournent en boucle comme un disque rayé, sans la juger du premier coup d’oeil jeté par dessus l’épaule du dédain, sans tenter de la remorquer vers une lointaine « patrie » comme un pays batofou, sans céder aux maîtres chanteurs d’une histoire aux penchants amnésiques. Aborder une île sans la « dénaturer » n’est pas donné à tout le monde. Mais l’île est forte. Elle résiste.

Photo n°2.

L’île réelle échappe aux circuits officiels


Au coeur de l’océan Indien, l’île cristallise l’attention des poètes, la curiosité des voyageurs, de ceux qui parcourent le monde à la recherche de sensations fortes mais qui — la plupart du temps — croyant embrasser « l’île intense », passent à côté de l’île réelle.

L’île réelle, celle qui échappe aux circuits officiels, celle qui se mérite à force de temps, de patience, de curiosité. D’humilité. Celle du coeur des montagnes dont le relief inspira le visionnaire et savant Jules Hermann [1] qui y voyait l’oeuvre sculptée [« travaillées et martelées » disait-il des montagnes...] d’une civilisation disparue.

Jules Hermann.

Dans l’imaginaire de l’océan Indien


Jules Hermann nous ouvre les portes de l’île mystère, des îles de l’océan Indien [notamment, Madagascar, Maurice, La Réunion, les Seychelles...] à travers lesquelles il voyait les vestiges d’un mythique continent englouti : la Lémurie.

Récemment, le mythe de la Lémurie est remonté à la surface avec les « révélations » — pour reprendre un terme « hermannien » par excellence — de scientifiques qui ont livré le fruit de leurs travaux avançant l’hypothèse de l’existence d’un microcontinent situé dans l’océan Indien, sous l’île Maurice et La Réunion : Mauritia.

Et dans l’imaginaire de l’océan Indien, n’oublions pas les places de choix occupées [virtuellement] par deux îles fantômes : Joao de Lisboa et Dos Romeyros dos Castelhanos [2] qui n’en finissent pas de nous fasciner.

Les îles fantômes de l’océan Indien : Joao de Lisboa et Dos Romeyros dos Castelhanos.

Ouvrez l’œil


Désormais lorsque vous sillonnerez l’île, que vous soyez sur la côte ou dans les Hauts, ouvrez l’oeil.

La première fois que nous avons vu cette photo [voir photo n°1], c’était sur la page Facebook d’Axel Sautron : une photo surprenante montrant le profil [naturel] d’une femme, comme sculpté sur l’arête d’une montagne. Il suffisait de regarder cette photo horizontale comme une photo verticale pour que le profil féminin apparaisse clairement. Le front, le nez, les lèvres... et même l’oeil.

L’effet est saisissant. Axel Sautron a accompagné la photo d’une belle légende : « Zespri maron lé enkor dann Mafat ».

Image extraite du documentaire "Faut pas rêver".

Les esprits, les ancêtres


« Cela se trouve à Mafate, dans le fond de Kayenne, quand on regarde vers les Orangers, raconte Axel Sautron. Je suis retourné là-bas deux ans plus tard mais la moitié de la paroi, celle qui représentait le menton, était tombée. Pourtant, on voyait toujours le visage. Dans toute montagne, selon l’angle, tu peux voir quelque chose. Pour moi, il y a une dimension mystique, magique... Les esprits, les ancêtres... J’alimente cela de mes croyances. »

Depuis, Axel est attentif. Il scrute et photographie les montagnes. Et il a trouvé un autre visage caché. Immense, constitué de plusieurs pans de montagnes superposés. Visage simiesque inquiétant [voir photo n°2].

Le cap de la Marianne. Photo n°3.

« Traqueurs de visages »


A « 7 Lames la Mer », nous sommes, nous aussi, devenus des « traqueurs de visages ».

Et nous en avons trouvé un. Filiforme, profil au menton effacé, constitué par le plus haut sommet de l’île : notre — bien nommé — Piton des Neiges [voir photo n°2].

Dans cette improbable collection, n’oublions pas la célèbre « Marianne » que la troupe Vollard avait à l’époque — 1989, bicentenaire de la Révolution Française — peinturlurée pour la sauver d’une destruction programmée [voir photo n°3].

Nathalie Valentine Legros


[Le théâtre Vollard et la Marianne, cliquez ici pour en savoir plus : 1989 - Cap de la Marianne]


Nathalie Valentine Legros

Journaliste, Écrivain.
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