Category: Arts & Culture

Léon Dierx, sage de la tribu du «Dragon bleu» (1)

Il partageait sa réserve de piment avec ses «potes poètes» dans des gargotes de Paris. Généreux et d’une discrétion raffinée, Léon Dierx garde intacte sa part de mystère. Mais que cachait donc, derrière ses «yeux si beaux», celui qui «traversa la vie en Parnassien» ? Un amour de jeunesse perdu… et une réalité loin des clichés classiques auxquels la postérité semble l’avoir assigné. À suivre…

Rabearivelo, quand un poète quitte délibérément la vie

Le 23 juin 1937, une rumeur parcourt la ville de Tananarive : Jean-Joseph Rabearivelo s’est donné la mort la veille. Le grand poète malgache avait consigné ses derniers instants, décrivant la préparation du breuvage fatal et ses dernières pensées jusqu’à ce qu’il sombre dans l’au-delà. Hommage.

Évariste, l’anti-esclavagiste et ses chansons madécasses…

Le grand poète russe, Pouchkine, adepte de poésie érotique, disait de lui : «Parny, c’est mon maître» ! Le compositeur français, Maurice Ravel, a mis en musique trois de ses «Chansons madécasses» — qualifiées de «véritables ancêtres du poème en prose» — lesquelles soulevèrent une controverse dans un parfum de scandale. Célimène Gaudieux, la «Muse de Trois Bassins», aimait à rappeler qu’elle était descendante d’Évariste de Parny.

Frida Kahlo : «Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée» !

Elle est née le 6 juillet 1907 à Coyoacán, au sud de Mexico, dans la «Casa Azul» [Maison Bleue]. Et c’est dans la Casa Azul qu’elle meurt le 13 juillet 1954 à 47 ans. Depuis, Frida Kahlo est entrée dans la légende. «Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée», disait celle qui fut incinérée le 14 juillet 1954. Hommage.

Moi Fanny, esclave, affranchie, émancipée, mère d’un poète révolté

Fanny, petite esclave, deviendra une des rares femmes d’affaires bourbonnaises. Affranchie le 27 février 1789, émancipée à 17 ans en 1795 pour fuir la prostitution, femme d’affaires à partir des années 1810. Elle est aussi la mère de sept enfants dont un poète révolté et anti-esclavagiste, Auguste Lacaussade. Destin d’une femme hors du commun qui découvrira que «la liberté ne fait pas d’un Noir un Blanc». Et encore moins une Blanche…

Lacaussade, né et mort parmi les révoltés

«Je suis né et je mourrai parmi les révoltés», confiait Auguste Lacaussade. Naître «bâtard» à l’île Bourbon, c’est n’être ni noir, ni blanc. «Zanzibar» et «Bamboula»… c’est ainsi que son compatriote Charles Leconte de Lisle le surnomme. Lui, Lacaussade, met en poésie sa révolte contre le système esclavagiste : «Mais pour l’esclave est-il des fleurs et du soleil ?»