Categories

7 au hasard 27 août 2012 : Festivals : de la déco... sur un grand vide ? - 30 septembre 2013 : Envoyez votre message aux extraterrestres ! - 1er juin 2013 : Turquie : au moins 120 blessés, peut-être 4 morts - 11 janvier : Thierry Gauliris, dans sa tête un royaume... - 11 décembre 2013 : « Contre lanprofitasion » - 2 août 2013 : « Zones mortes » dans l’océan Indien - 24 juin 2013 : Une loi contre la « réhabilitation du nazisme » - 26 avril 2013 : « On peut déclencher une guerre avec des mots » - 19 novembre 2013 : Énergie : profits record à La Réunion - 26 octobre : De Margerie au-delà de Filoche -

Accueil > 7 ici l’Océan Indien > Robert Redford perdu dans l’océan Indien

All is lost

Robert Redford perdu dans l’océan Indien

17 juillet 2013
Nathalie Valentine Legros
fontsizedown
fontsizeup

Seul sur un bateau en perdition au milieu de l’océan Indien… Robert Redford, 77 ans, acteur emblématique du cinéma américain, magistral dans « Les trois jours du Condor » et « Les hommes du président », dérive sur un voilier qui a subi une avarie.

PNG - 2.2 Mo
Photo extraite de "All is lost". © Universal Pictures International France

Nous l’avons déjà écrit : les Américains s’intéressent à l’océan Indien. Ils y ont notamment installé leur plus grande base militaire hors USA (Diego Garcia, archipel des Chagos). Mais voilà maintenant que le cinéma américain s’intéresse à l’océan Indien.

Aucun dialogue

J.C. Chandor, réalisateur américain situe l’action de son dernier film, ici, dans « notre » océan Indien. Après « Hijacking », du réalisateur danois Tobias Lindholm, qui retrace de manière très réaliste la prise d’otage d’un navire par des pirates somaliens en plein océan Indien, « All is lost » — présenté Hors Compétition au dernier Festival de Cannes — est un film qui échappe aux genres classiques. Un seul acteur, Robert Redford. Un seul lieu : l’océan Indien. Une seule action : survivre. Aucun dialogue. Aucun flashback. Vous ne saurez rien de la vie du personnage incarné par Redford, ni son nom, ni son parcours, ni pourquoi il est là au milieu de l’océan.

Un conteneur flottant à la dérive

L’histoire quand à elle peut se résumer en quelques mots : au cours d’un voyage en solitaire dans l’Océan Indien, un homme découvre à son réveil que son voilier de 12 mètres a été endommagé… Pendant 1h45, il tentera de survivre.

PNG - 1.8 Mo
Robert Redford dans "All is lost". Photo : Daniel Daza.

L’actualité récente de notre région vient bizarrement accréditer le scénario de J.C. Chandor puisque c’est un conteneur flottant à la dérive qui perce la coque du bateau de Redford. Lequel conteneur est — le doute est-il permis ? — à notre humble avis de cinéphiles, tombé du MOL Comfort, porte-conteneur de 316 mètres qui s’est brisé en deux au large du Yémen il y a un mois. (Pour en savoir plus sur le MOL Comfort...)

Robert Redford sera confronté aux éléments déchaînés, à la faim, à la solitude, à la mort, à la menace des requins et... assistera, impuissant, au spectacle des navires énormes traçant la route sans le voir. Il ne croisera cependant ni pirates ni kwassa-kwassa... Tel n’est pas le propos de ce film.

Une zone grise dont on ne parle jamais

Est-ce une métaphore de notre destin d’humain, balloté par les flots, confronté à la force des éléments, irrémédiablement seul, acharné à survivre ? L’acteur le suggère lors d’une interview. S’exprimant sur les conditions de tournage, il admet par ailleurs que « c’était dur mais je voulais faire de mon mieux physiquement ».

Accueilli très favorablement par les critiques à quelques exceptions près, « All is lost » est avant tout une performance d’acteur. Un acteur qui ne se fait pas d’illusions sur son pays dont les agissements lui inspirent ce qui pourrait bien être une réplique de film culte : « Derrière la propagande, il y a une zone grise dont on ne parle jamais ».

Nathalie Valentine Legros


All is lost, JC Chandlor par Telerama_BA

Laissez un commentaire

Nathalie Valentine Legros

Journaliste, Écrivain.
Twitter, Google+.

A lire aussi :

Partager

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus