Categories

7 au hasard 24 septembre 2013 : Cyrille Hamilcaro probablement hors-jeu - 19 septembre 2013 : Le savon d’Alep ne coule pas ! - 29 juillet 2013 : Traviata à Maurice - 11 juin 2013 : Visages : restez cachés... - 6 janvier : Bois-Ozoux : c’est fini les pique-niques ! - 22 avril : Chant partisan : les rimes tranchantes de « Paradise Sorouri » - 6 mars 2013 : Les requins ont eu son chapeau - 27 avril 2013 : Trois années de soleil en trois minutes - 19 novembre 2013 : Les très riches, une minorité opprimée - 2 janvier : Tornade et clin d’oeil cyclonique... - 19 décembre 2012 : Le Mozambique à l’écart de la crise ? - 7 mai 2013 : L’Esperanza au Port - 23 novembre 2013 : Aogashima, l’île la plus insolite de la Terre - 15 août 2013 : Rant dé koulèr, rant Misar é... - 4 septembre 2013 : USA : plan anti « Bashar » dès 2006 - 1er avril 2013 : Pour une Régie régionale des carburants - 20 août 2013 : Voir Paris... sans les Parisiens - 21 août 2013 : Vanille, ou comment on aime les filles - 3 février : « Nous sommes pour le calendrier climatique, M. le Recteur ! » - 29 septembre 2013 : L’OTAN s’installe à Djibouti -

Accueil > 7 ici : l’Océan Indien > Robert Redford perdu dans l’océan Indien

All is lost

Robert Redford perdu dans l’océan Indien

17 juillet 2013
Nathalie Valentine Legros
fontsizedown
fontsizeup

Seul sur un bateau en perdition au milieu de l’océan Indien… Robert Redford, 77 ans, acteur emblématique du cinéma américain, magistral dans « Les trois jours du Condor » et « Les hommes du président », dérive sur un voilier qui a subi une avarie.

PNG - 2.2 Mo
Photo extraite de "All is lost". © Universal Pictures International France

Nous l’avons déjà écrit : les Américains s’intéressent à l’océan Indien. Ils y ont notamment installé leur plus grande base militaire hors USA (Diego Garcia, archipel des Chagos). Mais voilà maintenant que le cinéma américain s’intéresse à l’océan Indien.

Aucun dialogue

J.C. Chandor, réalisateur américain situe l’action de son dernier film, ici, dans « notre » océan Indien. Après « Hijacking », du réalisateur danois Tobias Lindholm, qui retrace de manière très réaliste la prise d’otage d’un navire par des pirates somaliens en plein océan Indien, « All is lost » — présenté Hors Compétition au dernier Festival de Cannes — est un film qui échappe aux genres classiques. Un seul acteur, Robert Redford. Un seul lieu : l’océan Indien. Une seule action : survivre. Aucun dialogue. Aucun flashback. Vous ne saurez rien de la vie du personnage incarné par Redford, ni son nom, ni son parcours, ni pourquoi il est là au milieu de l’océan.

Un conteneur flottant à la dérive

L’histoire quand à elle peut se résumer en quelques mots : au cours d’un voyage en solitaire dans l’Océan Indien, un homme découvre à son réveil que son voilier de 12 mètres a été endommagé… Pendant 1h45, il tentera de survivre.

PNG - 1.8 Mo
Robert Redford dans "All is lost". Photo : Daniel Daza.

L’actualité récente de notre région vient bizarrement accréditer le scénario de J.C. Chandor puisque c’est un conteneur flottant à la dérive qui perce la coque du bateau de Redford. Lequel conteneur est — le doute est-il permis ? — à notre humble avis de cinéphiles, tombé du MOL Comfort, porte-conteneur de 316 mètres qui s’est brisé en deux au large du Yémen il y a un mois. (Pour en savoir plus sur le MOL Comfort...)

Robert Redford sera confronté aux éléments déchaînés, à la faim, à la solitude, à la mort, à la menace des requins et... assistera, impuissant, au spectacle des navires énormes traçant la route sans le voir. Il ne croisera cependant ni pirates ni kwassa-kwassa... Tel n’est pas le propos de ce film.

Une zone grise dont on ne parle jamais

Est-ce une métaphore de notre destin d’humain, balloté par les flots, confronté à la force des éléments, irrémédiablement seul, acharné à survivre ? L’acteur le suggère lors d’une interview. S’exprimant sur les conditions de tournage, il admet par ailleurs que « c’était dur mais je voulais faire de mon mieux physiquement ».

Accueilli très favorablement par les critiques à quelques exceptions près, « All is lost » est avant tout une performance d’acteur. Un acteur qui ne se fait pas d’illusions sur son pays dont les agissements lui inspirent ce qui pourrait bien être une réplique de film culte : « Derrière la propagande, il y a une zone grise dont on ne parle jamais ».

Nathalie Valentine Legros


All is lost, JC Chandlor par Telerama_BA

Laissez un commentaire

Nathalie Valentine Legros

Journaliste, Écrivain.
Twitter, Google+.

A lire aussi :

Partager

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus