Categories

7 au hasard 20 décembre 2017 : Je ne suis pas un mendiant mais un nègre, un résistant, un insoumis ! - 11 mars 2013 : Le retour d’une survivante... - 4 mars 2015 : Paul Vergès : 90 ans... « Somin granbwa sa lé long ! » - 23 mars : Montpellier : un commando tabasse des jeunes dans la fac de Droit - 4 avril 2014 : « Donne créole travail » - 19 novembre 2014 : « Nous condamnons les promesses aux groupements sectaires ou communautaires » - 12 novembre 2013 : Carburants : tyinbo larg pa, M. Lurel ! - 28 septembre 2015 : Relooking extrême : des poupées à visage humain - 25 mars 2013 : Toujours en mouvement est l’avenir... - 11 février : Chagos/WikiLeaks : victoire pour les Chagossiens et Julian Assange -

Accueil > Social : Nou tiembo ! > Dockers : « Ce n’est pas nous qui paralysons l’économie »

Crise portuaire

Dockers : « Ce n’est pas nous qui paralysons l’économie »

13 mai 2013
7 Lames la Mer
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Le face-à-face est plus tendu que jamais entre la direction du GIE « SERMAT » et les dockers, après l’échec des négociations tenues ce lundi 13 mai.

1er mai 2012, Saint-Pierre. La CGTR Ports & Docks.

Deux visions radicalement opposées de l’emploi s’affrontent sur le port. D’un côté, les dirigeants des sociétés qui composent le GIE « Sermat » annoncent le licenciement de 19 des 43 salariés, invoquant la « baisse d’activités » de port-Réunion. De l’autre, les syndicats qui dénoncent l’utilisation « prédatrice » de la défiscalisation par le patronat portuaire... et proposent de transférer aux travailleurs réunionnais les tâches d’entretien des chariots cavaliers, confiés à la société finlandaise « Kalmar ».

« Racisme »

Des syndicalistes qui n’ont visiblement pas apprécié d’être qualifiés de « racistes » après avoir plaidé pour l’embauche locale… Le reproche porte notamment sur la distribution des tâches et des responsabilités, « inégales », affirme-t-on du côté des syndicats. « On crie misère, on parle de restructuration. Alors que l’argent de la défiscalisation a été empoché, qu’il devait servir à combler le déficit de formation à La Réunion. Alors que ces dernières années, des gens sont venus ici, pour accomplir des tâches que nous pouvons, nous, accomplir. Des tâches qui ont été confiées à la société Kalmar, avec mise à disposition des travailleurs réunionnais, s’il vous plaît. Alors maintenant, on prend l’argent et on vire les salariés ? Pourquoi mettre le Réunionnais dehors ? C’est toujours le même prétexte : on n’est jamais considérés comme qualifiés même lorsqu’on est qualifiés. On parle de chômage, et on fait venir des gens de dehors. On en a marre ! On nous parle de licencier 19 membres du personnel, c’est-à-dire, de casser la société, car qu’est-ce qu’il restera ? Et dans quel but ? », s’interroge Danio Ricquebourg, de la Fédération Ports et docks (CGTR).

Transparence exigée

« Faire disparaître la société, n’est-ce pas pour faire disparaître des comptes, des documents compromettants ? Je le dis aux responsables, qui voudraient aller devant le Tribunal de Commerce : attention, cela pourrait bien se terminer devant un autre tribunal ». Les dockers se défendent de l’accusation de blocage. « Qui peut dire que nous bloquons ? Pendant 7 jours, le patronat n’a strictement rien fait. Ils refusent le dialogue social. Ils ont laissé pourrir la situation. C’est le patronat qui a laissé le conflit s’envenimer. Ce n’est pas nous qui paralysons l’économie ». Les grévistes exigent la transparence et demandent à pouvoir consulter les livres de comptes. Seront-ils entendus ? Réponse lors de la prochaine réunion de travail, qui se tiendra demain après-midi…

7 Lames la Mer

7 Lames la Mer

Réalités émergentes Réunion, Océan Indien, Monde.
Presse, Edition, Création, Revue-Mouvement.
Facebook, Twitter.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter