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7ème art à La Réunion

Cinéma : du cheval crevé... au lait sacré

6 novembre 2014
7 Lames la Mer
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Quelques flash-back pour découvrir l’aventure du cinéma à La Réunion, avec une bonne dose de séquences dignes des meilleurs burlesques. Un scénario qui démarre en 1896, un an après les premières projections publiques d’images animées organisées par les frères Lumière en France et par les frères Skladanowski à Berlin. 118 ans plus tard, les Réunionnais célèbrent le 7ème art, version numérique, 3D et design !

En 1935, le cinéma Casino ouvre ses portes à côté de la mairie et devient un haut lieu d’animation de la vie portoise. Photo 7 Lames la Mer

Nous n’avons pas la prétention de résumer ici toute l’histoire du cinéma à La Réunion. Quelques évocations littéraires suffisent cependant à restituer ce qui fut le décor créole de cet art populaire. Des séquences pittoresques à nos yeux de spectateurs-consommateurs de Multiplex....

Le cinématographe débarque à La Réunion le 18 décembre 1896 par le biais de l’artiste-peintre François Cudenet. « Il organise les premières projections publiques des films des frères Lumière à l’Hôtel de Ville de Saint-Denis », explique Karine Blanchon [1].

« Puis, au début de l’année 1887, il emmène son appareil de projection Mendel dans les autres parties de l’île. Marius Rubellin prend ensuite le relais de ces diffusions avec l’appareil cinématographe Lumière. Le succès est immédiat. La première salle est inaugurée en 1905. Le Casino, situé à Saint-Denis, propose des films muets. En 1936, Armand Moreau ouvre Le Cristal à Saint-Benoît ».

Les premières projections de cinématographe se déroulent en 1896, à l’hôtel de ville de Saint-Denis.

Un an plus tôt au Port, en 1935, le cinéma Casino, conçu par l’architecte Lebel, situé rue Renaudière de Vaux près de la mairie, ouvre ses portes. Outre les projections vouées au 7ème art, on y tient meetings politiques, réunions syndicales, cérémonies de distribution des prix aux marmay lékol, etc. Les vedettes qui occupent alors le haut de l’affiche ont pour noms « Maciste », « Hercule » ou encore « Garson » comme on se plaisait à crier le fameux cow-boy du traditionnel western.

L’ambiance était aussi trépidante, voire burlesque, dans la salle que sur l’écran car il se trouvait toujours un kasèrlablag, galvanisé par son lantouraz pintad, qui alertait bruyamment le héros des dangers qui le guettaient : « Garson, tansion dériyèr ou, boug-la na fizi ».

Le cinéma Casino du Port est, de nos jours, l’une des rares salles de l’île, à avoir conservé sa façade et son cachet d’origine.

Devant le marché couvert du Port, des projections en plein air très animées. « Pipit marmay Le Port, carnets d’enfance », de Patrice Treuthardt, illustrations Térésa Small, graphisme Elsa Lauret

Mais la salle obscure ne parvient pas à détrôner le piment des séances plein air qui nourrissent l’imaginaire populaire, au Port, comme dans bien d’autres quartiers de l’île. Le 7ème art rencontre en fait son premier public dans l’île au cours de folkloriques projections en plein air, souvent sur la place de la mairie ou du marché. Au Port, c’est la place du marché qui accueillait les projections en plein air. Ces souvenirs restent gravés dans la mémoire de plusieurs générations comme des séquences hautes en couleurs de la saga portoise. C’était jour de fête… Ou plutôt soir de fête.

Dans le décor pittoresque de cette place habituellement encombrée de légumes, fleurs et volailles, la magie du cinématographe réjouissait une assistance subjuguée par les aventures de Fernandel, Laurel et Hardy, Tino Rossi et bien sûr Charlie Chaplin, familièrement appelé « Charlot ».

"The kid", Charlie Chaplin

Samedi soir : la place du marché était investie. « Le cinéma Hugoz sortait de sa vieille fourgonnette Volkswagen, comme on sort d’une boîte noire, des images en couleurs qu’il déversait sur le mur du marché et qui nous transportaient dans un monde féerique, raconte le poète portois Patrice Treuthardt [2]. (…) Les gens arrivaient de bonne heure avec leurs chaises, leurs tiban, leurs pliyan même et l’ambiance était à la fête avec les marchands de pistaches, de fondantes, de mangues-piment, de bonbons-coco, et toutes sortes de gâteries créoles qui acoquinent la bouche ! Il y avait aussi, pour les enfants, des balié la fèt, des petits balais faits de lanières en papier crépon multicolore. »

On situe généralement en 1930 le tournage du « premier film réunionnais » : André Albany, 26 ans à l’époque, constitue une équipe pour le tournage d’un documentaire destiné à faire la promotion de l’île à l’occasion de l’exposition coloniale prévue à Vincennes en 1931. Les premières vues du volcan filmé en panoramique sont ainsi réalisées. Mais il semblerait malheureusement que ce « premier film réunionnais » ait été égaré... jusqu’à preuve du contraire.

1991/92 : tournage dans les rues du Port, du clip "Docker" de Ti Fock (avec les lunettes sur la photo), par le réalisateur Sandro Agénor (en haut à droite sur la photo). Archives 7 Lames la Mer

Difficile de parler du cinéma à La Réunion sans évoquer « La sirène du Mississippi » de François Truffaut, avec Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo, tourné en partie dans l’île et sorti en 1969. Difficile aussi de ne pas évoquer « Le Moutardier », premier long métrage réalisé en 1980 par Alexis Alatirseff (Alliocha)...

Depuis, La Réunion, grâce aux actions conjuguées de plusieurs amoureux du 7ème art dont Alain Gili est l’un des plus infatigables militants et Mohamed Saïd Ouma une figure incontournable à l’échelle de l’océan Indien, a connu de nombreux réalisateurs de talent parmi lesquels nous pouvons citer la regrettée Madeleine Beauséjour (Koman i lé la Sours ?), Alain Gérente, Sandro Agenor (Taq’pas la porte), Jim Damour, Thierry Hoarau, Raymond Barthes, Rémy Tezier, Alexandre Boutié, Fred Eyriey, William Cally, Kristof Langromme, Alain Dufau, Yvan Le Moine, Frédéric Lambolez, Sarah Hoarau, Anaïs Charles-Dominique, Laurent Zitte, Bernard Crutzen, Thierry Custine, Julien Sena, David Marianne, Eric Grondin, Sami Chalack, Franck Alfirevic, Jean-Marie Pernelle... Impossible de les citer tous.

Nous ajouterons à cette liste loin d’être exhaustive l’équipe de Pixeldealer et Labelle (KidKreol, Boogie, Tika, Lenz) qui a réalisé le clip exceptionnel de « Lait sacré ». [3]

"Sucre Amer" en 1964 de Yann Le Masson

Enfin, nous avons une tendresse particulière pour des films tournés dans l’île tels que « Sucre Amer » en 1964 de Yann Le Masson, « Maloya pour la liberté » [4] en 1979 de Jacqueline Meppiel, « Mon île était le monde » [5] en 1989 de Jacques Baratier, « La tribu du bois de l’é » en 1998 de Sarah Maldoror, « Je veux ma part de terre » en 2013 de Frédéric Lambolez et Jean-Marie Pernelle (En Quête Prod)...

La création au Port en 1994 par Alain Séraphine de l’Institut de l’Image de l’Océan Indien (ILOI) a aussi contribué à ouvrir de nouvelles voies vers la création numérique, vers la 3D et les Nouvelles Technologies de l’information et de la communication. La multiplication des festivals voués au 7ème art — citons notamment le Festival International du Film d’Afrique et des îles (FIFAI), créé par Alain Gili et porté désormais pas Mohamed Saïd Ouma — démontre enfin que l’émergence de nouvelles générations de réalisateurs, techniciens, acteurs, peut trouver là des débouchés mais devra quand même miser sur l’océan Indien et l’international pour nourrir sa vivacité.

La création d’un festival qui s’affiche clairement comme « réunionnais », le Festival du Film Réunionnais organisé par Télé Kréol, permettra-t-il de faire éclore de nouveaux talents, notamment parmi ceux qui n’ont ni les moyens ni les références ? Parmi ceux qui ne trouvaient jusqu’à présent pour s’exprimer que les réseaux sociaux ? Cette intention louable des organisateurs nous a largement séduits. Mais lorsque le mot « Fin » apparaîtra sur le grand écran, annoncera-t-il une suite ?

7 Lames la Mer

L’arrivée du train en gare de la Ciotat

Le 6 mars 1897, le théâtre de Saint-Denis accueille sa première séance de cinématographie, à l’initiative de M. Rubellin. Au programme, douze très courts métrages :

  • Sortie du personnel de l’usine Lumière
  • Arrivée d’un train en gare de la Ciotat (voir film ci-dessous)
  • Le défilé du 96ème
  • Chargement de coke à Carmaux
  • Tsar, Tsarine et F. Faure au Pont de la Concorde
  • Voyageur et voleurs
  • Un Prêté pour un Rendu
  • Basse-Cour
  • Radeau
  • Députation Asiatique
  • Dragons traversant la Saône
  • Baignade en mer

Mario Serviable  [6]

Le théâtre de Saint-Denisn fin 19ème siècle. Source ANOM.

La mairie de Saint-Pierre, début du 20ème siècle. Source ANOM

Généralement, le soir, il allait au cinéma à l’hôtel de ville. Un imprésario italien, avec son petit groupe électrogène, passait des films datant de dix ans, une vingtaine achetés au rabais et qui n’avaient jamais été renouvelés. Le stock était projeté les jeudi, samedi et dimanche à huit heures du soir, suivant un ordre immuable ; mais les Saint-Pierrois, qui n’avaient aucune distraction, constituaient un public accommodant et ne se lassaient pas d’admirer sur le grand écran les mêmes séquences et les mêmes personnages.

La salle louée pour ces représentations était assez vaste pour contenir une centaine d’assistants payants. Un orchestre improvisé tonitruait à cœur joie ; aux coups redoublés de la grosse caisse et des cymbales, répondant l’entonnoir du piston qui couvrait de ses vibrations jéricoennes le concert des violons grinçants et déchirait le voile harmonique (?) de la clarinette dont le son de source était transformé parfois en torrent. N’empêche ! on s’amusait ferme et quand un morceau réveillait d’agréables souvenirs de bal ou de chansons, on l’applaudissait d’aussi bon cœur qu’il était joué.

La fin de la soirée était marquée par un air que l’orchestre ponctuait de la grosse caisse et que les jeunes gens accompagnaient en chœur :« Allez-vous-en chacun chez vous / Dans le poulailler n’a pu volailles ! » Les gens s’en allaient sous le projecteur que l’Italien dirigeait vers la cour. Cependant, depuis quelques temps, la politique était intervenue. (...)

Bazar de Saint-Pierre, fin du 19ème siècle. Source ANOM

Au cinéma, l’ambiance était restée la même et si les ennemis du maire criaient, avant et après chaque séance, en frappant du talon sur le parquet sonore : « Rends la clé (de la mairie)... Démission ! Démission ! » répétés plusieurs fois sur l’air des lampions, les autres assistants pour leur faire pièce les accompagnaient en criant plus fort.

Puis à la sortie, un petit groupe de jeunes gens se formait et s’en allait à travers la ville en hurlant des chansons à boire, en créole ou en français.
La dislocation se faisait chez les filles publiques avoisinant le bazar, d’où on partait en chantant, un peu ivre : « Dehors, mettez-moi dehors, je n’ai plus d’argent... »

Jean Valentin Payet  [7]




1942 est pour tout le monde une année difficile. Dépourvu de films, le cinéma Casino (ancien Ritz), tout comme le Plaza, fait relâche toute la semaine.

Parfois, certains dimanches, une troupe locale donne un spectacle divertissant : « Dimanche à 14h30 au Plaza, grand spectacle avec le célèbre acrobate James et ses partenaires, Damour et Braon ». Parfois aussi : « Au Plaza, dimanche à 14h30, François Lefèvre dans son répertoire, avec Pochon et Cie ». Les autres jours et durant de longues semaines, une pancarte fixée à la grille de l’établissement porte cette inscription : « Relâche ».

Un beau jour, un mauvais plaisant colla sur cette pancarte une affichette sur laquelle on pouvait lire : « Ce soir un grand film d’aventure et d’action : “La mort du cheval crevé” ». Ce soir là, un nombreux public devait attendre longtemps et vainement, dans l’obscurité, devant les grilles fermées du cinéma Plaza de Saint-Denis.

Victor Petit de la Rodhière  [8]



Dans les années 1950, circulait un peu partout dans l’île le camion de monsieur Hautbois, un camion pas très grand, qui portait sur les flancs l’inscription : « Je suis partout ». (...) En début d’après-midi le « Je suis partout » stationnait sur la place de la mairie et (...) le spectacle commençait déjà. On en sortait des rouleaux de câbles électriques ; deux énormes hauts parleurs en forme de cornets géants ; plusieurs caisses contenant des outils et des matériels divers ; des échelles de tailles différentes ; des courroies réunies par une ficelle, plusieurs boîtes rondes et un gros cric sur un socle de bois. On descendait aussi du camion une dynamo fixée dans un cadre.

Une fois tout ce matériel déposé, monsieur Hautbois installait sur un trépied une espèce de valise carrée noire, équipée de deux bras qui tenaient une grosse loupe à l’avant. Des hommes grimpaient sur les échelles appuyées contre le mur de la mairie, et y dressaient à l’aide des cordes, une immense toile blanche qui servirait d’écran.

Lauret et Hardy

On posait alors le cric sous l’arrière du camion, on le soulevait, on remplaçait l’une de ses roues par une jante démunie de pneu ; on y passait une courroie qui était reliée à la poulie de la dynamo, à quelques mètres de là. Lorsque tout le système était en place, monsieur Hautbois mettait en route le moteur du camion, enclenchait une vitesse et faisait tourner ainsi, la grosse dynamo.

Lorsque la nuit tombait, l’un des ouvriers baissait une manette qui était sur l’une des boîtes noires, et toute la place de la Mairie s’illuminait (...) avec des ampoules électriques ! C’était déjà le début du spectacle ! Ensuite le camionneur se transformait en opérateur de cinéma, il installait aux bouts des bras de la valise noire, devant la loupe, deux grosses bobines, une pleine et une vide ; lorsqu’elles se mettaient à tourner, en même temps que les hauts parleurs braillaient, des images rayées dans tous les sens apparaissaient sur l’écran. Des applaudissements et des cris instantanés venaient intensifier le bruit de la fête. C’est alors qui commençait le merveilleux film de Laurel et Hardy ! »

Enis Rockel



Békaliiiiiiii, il y avait une réelle effervescence qui régnait dans toute la ville ces jeudis où les enfants pouvaient se rendre au cinéma Casino pour une séance gratuite offerte par la célèbre marque de lessive du moment !
Alors pour ce faire, il fallait s’y présenter, de bonne heure, l’après-midi, avec, entre ses mains, « la boîte de Génie » pour avoir une place au balcon dans les fauteuils rembourés, sinon une place tout simplement et pour cause.

Une, les porteurs du précieux sésame étaient nombreux, et deux, il fallait être vigilant pour le garder jusqu’à l’entrée parce que quelques chapardeurs, in bann lnprofitèr, profitaient du joyeux remue-ménage pour chiper les fameuses boîtes blanches écrites en bleu !

Moi, Pipit, j’étais tranquille dans mes souliers-garonne, assuré que j’étais de la protection d’un grand frère par adoption, Marco, qui était de surcroit portier à ses heures !

Installé rapidement dans le gros fauteuil rouge, je pouvais alors m’étourdir d’un bon western avec « Django » ou d’un péplum avec « Hercule » et « Maciste », nos véritables garson, nos héros ! Ah ! j’allais oublier : en fin de séance on pouvait lire sur l’écran écrit avec des lettres multicolores : « film en eastman color », c’est-à-dire selon un procédé moderne et révolutionnaire qui ne nous apprenait rien de plus mais qui nous enchantait en prolongeant nos rêves en quelque sorte : le merveilleux, le génie !

Patrice Treuthardt  [9]

Souviens-toi Boucané le ciné du dimanche
Moi Zorro toi Tarzan et l’entracte aux sorbets
Bagarres corridas rythmées par les allez
Cow-boy ou chevalier mousquetaire au comanche

Jean-Claude Legros
Extrait de « Saint-Denis », « Ou sa ou sava mon fra », 2005


Bande annonce officielle de JE VEUX MA PART DE... par EnQueteProd

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Notes

[1Docteure en Langues, Littératures et Sociétés, spécialiste des cinémas de Madagascar. Elle est chargée de cours en communications à l’ISCOM (Paris) et chercheure associée au Centre de Recherches sur l’Océan Indien et les Mondes Austronésiens (CROIMA, INALCO, Paris). Elle travaille sur les représentations culturelles dans les médias des Mascareignes et de Madagascar.

[2« Pipit marmay Le Port, carnets d’enfance », de Patrice Treuthardt, illustrations Térésa Small, graphisme Elsa Lauret, 2006

[3Lire à ce sujet l’article : « Lait sacré », l’antidote…

[4Film retraçant le séjour de Georges Marchais à La Réunion. Lire à ce sujet l’article : Document : « Maloya pour la liberté »

[5Ce film sur le poète Jean Albany s’est d’abord appelé « L’ami abusif », puis « Adieu Zangoune ». Ce film comporte notamment une scène tournée dans le célèbre bar « Chez Marcel », derrière le Prisunic. Lire à ce sujet l’article : « Chez Marcel », derrière la porte en fer...

[6« Saint-Denis de La Réunion, La clef du beau pays », de Mario Serviable - ARS Terres Créoles, 1988

[7« Récits et traditions de La Réunion », de Jean Valentin Payet, Editions L’Harmattan, 1988

[8« Les affamés de Saint-Denis », de Victor Petit de la Rodhière, 1977

[9« Pipit marmay Le Port, carnets d’enfance », de Patrice Treuthardt, illustrations Térésa Small, graphisme Elsa Lauret, 2006

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