Categories

7 au hasard 4 avril 2014 : « Nous avons assisté à la conquête du pouvoir pour le pouvoir » - 30 septembre 2016 : NRL : grande pagaille chez les carriers - 28 août 2013 : Chats-maillerie au bord de mer - 9 mars : Jean-Pierre Marchau : « La Réserve Marine de La Réunion en danger » - 25 juin 2016 : L’océan Indien et ses « paradis » artificiels - 30 septembre 2013 : Dédé Lansor... Gou nasyon an doulèr - 13 octobre 2015 : Indemnités des élus : on peut toujours rêver... - 1er mai 2014 : Députés non réélus : des indemnités justifiées ! - 20 avril 2016 : Route du Littoral : le point de « non-retour » serait 2018 - 13 novembre 2013 : Telangana : un nouvel Etat contesté -

Accueil > 7 au menu > 7 arrivé hier > Esclaves jusqu’à la mort de leur « maîtresse »...

1er mars 1736

Esclaves jusqu’à la mort de leur « maîtresse »...

1er mars 2016
7 Lames la Mer
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Esclaves jusqu’à la mort de leur maîtresse, Nanon et ses deux enfants sont affranchis en mars 1736. Le registre précise : « la nommée Nanon, négresse malgache de 24 ans et ses deux jeunes enfants, Geneviève (5 ans) et Jérôme (2 ans), tous trois esclaves estimés ensemble à 800 livres »...

C’est le 1er mars 1736, il y a 280 ans, que la succession de Rose Duhamel, veuve de Melchior François Lagrenée, qualifié de « bourgeois », est réglée, à Saint-Paul, comme le rapportent les registres du greffe du Conseil Supérieur de l’Ile de Bourbon.

Dans l’inventaire des biens liés à la succession de Rose, figurent : « la nommée Nanon, négresse malgache de 24 ans et ses deux jeunes enfants, Geneviève (5 ans) et Jérôme (2 ans), tous trois esclaves estimés ensemble à 800 livres ». Nanon est décrite comme celle « qui a nourri Simon Lagrenée, fils aîné des dits Sieurs et Dlle. Lagrenée ».

Sentant la mort approcher, Rose rédige son testament le 23 février 1736, dans la grande maison de bois équarri qu’elle possède à Saint-Paul. Nanon et ses deux enfants, esclaves de la famille, seront affranchis à la mort de Rose. Telle est la volonté de Rose.

Les « privilèges » dont jouissent les personnes nées libres...

Les registres du greffe du Conseil Supérieur de l’Ile de Bourbon précisent : « elle aurait accordé la liberté par son dit testament (…). Le Conseil a homologué la dite requête. En conséquence, il permet au dit Sieur Paul Sicre de Fonbrune — écuyer, Chevalier de l’Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, exécuteur du testament et ordonnance de dernière volonté de défunte Demoiselle Roze (sic) Duhamel, sa belle soeur —, d’affranchir la nommée Nanon, négresse malgache et ses deux jeunes enfants, Geneviève et Jérôme, tous trois esclaves appartenant à la succession de la dite Dlle Rose Duhamel, pour jouir par eux des privilèges dont jouissent les personnes nées libres. »

On ne peut s’empêcher de songer à la réflexion du poète Evariste de Parny (lire à ce sujet  : Evariste, l’anti-esclavagiste), qui 40 ans plus tard, déclarera : « On troque tous les jours un homme contre un cheval : il est impossible que je m’accoutume à une bizarrerie si révoltante ».

7 Lames la Mer

7 Lames la Mer

Réalités émergentes Réunion, Océan Indien, Monde.
Presse, Edition, Création, Revue-Mouvement.
Facebook, Twitter.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter