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Un lapsus de bon tonneau

3 juin 2013
Geoffroy Géraud Legros
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C’est le hasard d’un fil d’actualité sur « un réseau social bien connu » comme on dit, qui a fourni matière à ce premier article d’une nouvelle rubrique, un peu plus légère que d’habitude...


C’est le hasard d’un fil d’actualité sur « un réseau social bien connu » comme on dit, qui a fourni matière à ce premier article d’une nouvelle rubrique, un peu plus légère que d’habitude. Parmi les dizaines de post défilant, un article publié par Pierre dit « Pierrot » Dupuy, blogueur politiquement situé à droite de la droite de droite, et spécialisé dans une chasse – très sélective — à la corruption, activité dont l’éthique pourrait se résumer par la formule « mette le chat po veille la graisse ».

Mais revenons-en au papier : un panorama sentencieux de la réalité sociale de Mayotte, où l’auteur nous dit avoir passé… 48 heures. Un séjour qui ressemble à une virée au Kosovo ou en Ulster sous la trouillette plume de notre blogueur, et dont le récit donne lieu — comme d’habitude — à des réflexions très limite ou, comme on dit aujourd’hui, borderline. En substance : les Mahorais sont des voleurs, Dzaoudzi c’est le Bronx, y enseigner est un calvaire que même le doublement du salaire ne permet pas d’endurer.

Le mouvement social de 2011 ? Une descente de casseurs anti-Blancs. Les élus locaux et les cadres mzoungou (métro), des pourris finis — les « amis haut placés » que l’auteur se vante d’avoir côtoyés tout au long de son séjour apprécieront.

Mercenaires, chevaliers d’industrie, trafiquants...

C’est un peu Pierrot au Congo : une enfilade de lieux communs et d’approximations, qui débutent d’ailleurs dès le titre : « Mayotte, un barril de poudre prêt à exploser ». « Barril », et non « baril », comme il faudrait écrire en français. Le lapsus est cocasse : car « Barril », avec deux « r » existe bien ; mais il s’agit d’un nom propre. Celui de Paul Barril, agent secret, barbouze, commis-voyageur politique, personnage-clef de la France-Afrique, expert en coups fourrés post-coloniaux. Ces même coups dont Mayotte est l’une des terres d’élection — c’est le cas de le dire — depuis que la France l’a, après un referendum douteux, détachée de la République des Comores, devenue indépendante en 1975, et où Paris n’a cessé depuis d’organiser des coups...d’Etat, utilisant à l’occasion le milieu des « ultras » qui pullulaient dans notre île. Ce petit monde quasi-disparu, de mercenaires, chevaliers d’industrie, trafiquants, qui se retrouvait au restaurant « l’Iceberg » pour y ficeler des coups aussi mauvais que hautement foireux, ressemblait à une version quelque peu réduite du milieu dans lequel évolue le précité Paul Barril, et où M. Dupuy se sent certainement comme un poisson dans l’eau…

Geoffroy Géraud Legros

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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