Categories

7 au hasard 4 mars 2014 : 2013 : la haine moins organisée mais plus diffuse - 6 septembre 2015 : Droite réunionnaise : sueurs froides et larmes en perspective… - 25 janvier 2018 : Les riches encore plus riches, les pauvres toujours plus pauvres - 15 octobre 2018 : Thomas Sankara : la patrie... et la mort - 5 mai 2015 : Un petit bouquin hyper vitaminé - 7 mars 2018 : 2018 : on confond encore femme et tabouret ! - 27 avril 2012 : L’effet « présidentielles », et comment aller au-delà… - 19 novembre 2013 : Énergie : profits record à La Réunion - 12 août 2014 : Mais que fait la police ? - 7 juillet 2015 : Chantiers d’espoir : « pas d’autres alternatives possible ! » -

Accueil > La Réunion > Economie et société > Un Kanyar 6 et l’addition !

Bonnes nouvelles

Un Kanyar 6 et l’addition !

18 mai 2019
7 Lames la Mer
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Six ans, six numéros. Le « Kanyar 6 » est sorti ! En couverture : un portrait-hommage d’André Pangrani, fondateur de la revue en avril 2013, œuvre du Sud-Africain Anton Kannemeyer. Avec « Kanyar 6 », il est question d’histoires de familles, d’enfants et de nénènes, de fugues et de voyages, d’accidents de la route et de disparitions, de cadavres et d’enterrement voire de revenants. Oté, lèsprikanyar i mank anou ?

"Kanyar" a 6 ans et sort son numéro 6.
Photo : Marie Martinez.

Un 31 juillet à Moscou


« Kanyar », c’était une idée d’André Pangrani, fondateur, rédacteur en chef et auteur de la revue, mort le 31 juillet 2016 à Moscou. Il avait été aussi l’homme-orchestre du « Cri du Margouillat » [1] et de la BD réunionnaise. Et président du Théâtre Vollard [2]. Et Eudoxe d’Avossouay [3]. Etc.

Infatigable militant culturel, faussement nonchalant, il trimbalait sa silhouette et son chapeau avec un petit sourire énigmatique.

La mort d’André a, un temps, laissé planer une ombre sur l’avenir de « Kanyar », plongeant ses amis, les auteurs, dans un état de sidération. Le « Kanyar 5 », sur lequel il travaillait lorsqu’il est mort, est finalement sorti cinq mois plus tard, en décembre 2016.

André Pangrani.

Un tableau contemporain de La Réunion


​En 2018, « Les amis de Kanyar » [4] — structure éditoriale héritière de la revue « Kanyar » — publie deux recueils posthumes en hommage à André.

• « Un galet dans le pare-brise » : « Ce recueil rassemble tous les écrits d’André Pangrani, nouvelles publiées dans la revue Kanyar, nanofictions ou textes inédits, histoires racontées d’une manière un peu décalée, avec humour et légèreté, dans une langue métissée où le créole s’immisce. (...) Ces textes courts composent un tableau contemporain de la vie quotidienne, des pratiques et croyances des Réunionnais à La Réunion ou en métropole ».

• « Le Major contre le gang des Canotiers blancs » suivi de « Pamela et les chiens rouges » : « parmi les premiers écrits littéraires d’André Pangrani, deux truculents feuilletons publiés sous le pseudonyme d’Alfred Lénine parus dans la revue de bande dessinée réunionnaise « Le Cri du Margouillat » dans les années 80 et 90, avec des dessins inédits de Li-An, Greg Loyau et Tehem ».


« LèspriKanyar »


La gestation du « Kanyar 6 » fut longue, entrecoupée d’incertitudes et d’hésitations, par moment douloureuse. Mais jamais le feu de la création ne s’est éteint.

La flamme collective n’a pas vacillé, entretenue par le souvenir d’André, gardien éternel de « lèspriKanyar », cette manière d’être de penser et d’agir qu’il avait inventée et distillée autour de lui à travers un cercle à géométrie variable, ici à La Réunion, là-bas en France, ailleurs dans le monde.

Mais si « LèspriKanyar » a été préservé, c’est aussi — et surtout — grâce à un comité de rédaction déterminé à voir cette aventure se poursuivre au delà de la disparition d’André ; au nom d’André. Au fil du temps, ce noyau dur [Agnès Contensou, Jean Christophe Dalléry, Marie Martinez, Agnès Antoir, avec le soutien de Sophie Castille et d’Olivier Appollodorus, etc.] a œuvré pour que l’enthousiasme ne fléchisse pas, pour que la cohésion du « groupe Kanyar » se renforce dans l’épreuve et évolue sans se départir de ce qui constitue son essence.

Stand Kanyar, pour les 30 ans du "Cri du Margouillat", 3 décembre 2016, Cité des Arts, Saint-Denis de La Réunion. (De g à d) : Pierre-Louis Rivière, Edward Roux, Jean-Christophe Dalléry, Julie Legrand, Olivier Appollodorus, Emmanuel Genvrin, Agnès Antoir.

Les longues amitiés et les rencontres fulgurantes


Travaux de relecture, conception et mise en page, communication et distribution, recherche de financement, organisation d’évènements, relation avec les médias, tracasseries administratives et financières, etc. La gestion de « l’après André » était une véritable gageure ; les membres du comité de rédaction ont réussi là où la mort semblait avoir imposé un point final.

Ainsi Kanyar était, est et restera ce lien qu’André avait tissé, au gré de longues amitiés et de rencontres fulgurantes, entre ici et là-bas, entre les Kanyar de La Réunion et les Kanyar d’en France. Une tribu réunie par un même idéal autour de la création littéraire — la nouvelle — et de ses multiples déclinaisons. Avec une haute exigence. Un espace de cristallisation des différences à la fois intime et ouvert, fédérateur — débridé — , bousculant les frontières et transcendant les identités.

Jean-Christophe Dalléry, alias Hobopok.

« La Réunion et le monde entier qui l’entoure »


Kanyar, c’est cette revue littéraire avec « des nouvelles de La Réunion et du monde entier qui l’entoure ».

Kanyar est un pont « qui relie les auteurs de l’île de La Réunion à ceux du monde entier qui l’entoure, explique Jean-Christophe Dalléry [5] dans son éditorial du numéro 6. C’est un Kanyar rénové dans la forme mais sur le fond absolument fidèle à l’esprit qui animait André Pangrani lorsqu’il eut l’idée d’une revue littéraire consacrée essentiellement à la nouvelle : liberté de création, impertinence, curiosité. L’objectif reste inchangé : raconter des histoires à tous les lecteurs où qu’ils soient, à La Réunion ou par-delà l’océan ».


Tracer par les « santié maron »


Et en mars 2019, le « Kanyar 6 » est apparu. En couverture, la silhouette d’André, son chapeau, et l’ébauche de son énigmatique sourire. Un presque-sourire.

Assis devant un jardin créole exubérant, tombant comme un rideau aux teintes sépia, il tient dans ses mains le précieux « Kanyar 5 » et nous regarde. Comme pour nous exhorter à poursuivre l’aventure, à maintenir la flamme de « lèspriKanyar », à tracer par les « santié maron ». L’artiste qui a réalisé ce portrait-hommage, Anton Kannemeyer [6] alias Joe Dog, a su capter l’expression du visage d’ANPA [ANdré PAngrani].

Après le salon du livre de Paris [mars 2019], après le « Livre Péi » [7] dans le Sud [avril 2019], « Kanyar 6 » est en librairie ! Ici et là-bas.

"Kanyar 6" est disponible à Paris dans le 20ème arrondissement, à la Fée Carabine, 391 Rue des Pyrénées, notamment !

« Tardra, viendra, biento la pa loin ! »


Et « Kanyar » raconte toujours des histoires ! Ce numéro 6 ne fait pas exception : histoires de familles, d’enfants et de nénènes, de fugues et de voyages, d’accidents de la route et de disparitions, de cadavres et d’enterrement voire de revenants. Des histoires de folies douces, d’humiliation sociale et de vengeance, de rébellion et d’enfermements, de pouvoirs extraordinaires et de mythes réactualisés.

Selon les plumes, des récits réalistes, fantastiques, intimistes, poétiques, humoristiques. Le recueil s’ouvre sur une « nouvelle posthume inachevée » d’André Pangrani, intitulée « Le travail d’Eléonore ».

Quant à « Kanyar 7 »... tardra, viendra, biento la pa loin !

7 Lames la Mer
Photos : Les amis de Kanyar, La Réunion des livres, etc.

André Pangrani.

Le travail d’Eléonore / André Pangrani [8]


Eléonore vérifia le numéro de l’immeuble au-dessus du grand rideau métallique encore baissé en cette mi-matinée. Il s’agissait bien de celui indiqué sur sa convocation d’entretien. Seul sur le large trottoir quasiment désert, un homme aux cheveux grisonnants, légèrement courbé, assez grand, dans une combinaison pourpre, portant le logo de l’Entreprise — un E argenté —, se tenait un peu plus loin...


Un poème et l’addition / Anna Dumas-Pangrani [9]


Paris.
Une terrasse de café.
Un BlackBerry.
Un chapeau.
Un manteau noir.
Des Lucky Strike.
Un carnet.
Un cendrier.
Un Kanyar.
Un briquet.
Un SMS.
Le parc.
La rue Pixé.

Paris.
Une terrasse.
Un café froid.
Une chaise vide.
Sans toi.

Emmanuel Genvrin présentant son nouveau roman, "Sabena" (Gallimard), la revue "Lettres de Lémurie" et Kanyar, salon du livre, Paris, mars 2019.

L’enterrement de Jacques / Emmanuel Genvrin [10]


Jacques s’échappa par le petit trou de son crâne et se colla dans un angle du plafond. De là-haut il avait une vue plongeante sur son corps qui fumait : un cigare Hoyo de Monterry Double Corona, tombé de ses lèvres, mettait le feu à sa braguette. Heureusement, le verre de Château Talbot que Jacques sirotait avant de passer à table se renversa sur le pantalon et noya le sinistre...


L’accidenteur / Matthieu Périssé [11]


L’homme est seul, recroquevillé sur sa table au fond du restau-grill. A part l’employé qui s’ennuie derrière son comptoir, il n’y a que lui et moi sous les néons blancs. L’endroit est glauque à mourir...

Julie Legrand, Nathalie Valentine Legros, Librairie Autrement, "Je lis un livre péi", avril 2019, Saint-Pierre.

Sur la plage éperdument / Julie Legrand [12]


Pour leur dernière journée dans l’île, les parents de Florence avaient voulu passer du temps sur la plage, jouir des cieux inaltérés, des températures clémentes. Fatigués du mauvais rhume qui leur avait gâché une bonne partie du séjour, frissonnant, le nez plongé dans des mouchoirs en papier, ils avaient eu envie de fouler le sable sombre tapissé d’épines, de s’allonger sous les arbres aux branches contrites, de garder la sensation de l’eau claire sur leur peau, celle qui s’évaporerait le temps du vol long-courrier qui les ramènerait chez eux mais dont ils chériraient longtemps la substance après leur retour.
Déjà ils rêvaient au paysage déconstruit devant leurs yeux, tandis que se profilait l’heure du départ qui rendait précieux ce qu’ils avaient vécu jusqu’alors, dans la hâte du séjour prochain qui remettrait leurs sens en éveil et ferait revivre la plénitude du souvenir d’autres étés passés au bord de l’Atlantique, au temps où ils se laissaient bousculer dans les rouleaux d’écume et de gravillons, où se baigner s’apparentait à une lutte où leur vigueur se mesurait aux éléments déchaînés...

Vincent Constantin, Julie Legrand, Librairie Autrement, "Je lis un livre péi", avril 2019, Saint-Pierre.

Höfn / Emmanuel Gédouin [13]


Cette année, Chouchou et moi — Chouchou c’est Claire — avions décidé d’échanger notre appartement pour le printemps. Trois semaines en Islande contre des vacances au cœur du Quartier Latin à Paris. C’est Chouchou qui avait eu l’idée...


La line sanm koray / La lune et le corail / Vincent Constantin [14]


Lété dizèr d’matin, solèy té i pèt dann sièl blé. Silvio ek Ketaka té i mars si la plaz Sin Pièr. In grin lo van navé poin. / Il était dix heures du matin, le soleil resplendissait dans le ciel bleu. Silvio et Ketaka marchaient sur la plage de Saint-Pierre. Le vent était nul...


Herbes folles / Marie Martinez [15]


Ma lettre est partie ce matin. Après toutes ces années de rien — lourdes et lentes, mornes comme mortes —, depuis quelques jours, je suis fébrile. J’essaie d̵̵e̵̵ ̵̵n̵̵e̵̵ ̵̵p̵̵l̵̵u̵̵s̵̵ ̵̵a̵̵v̵̵o̵̵i̵̵r̵̵ ̵̵p̵̵e̵̵u̵̵r̵̵ ̵̵d̵̵e̵̵ ̵̵m̵̵e̵̵s̵̵ ̵̵s̵̵o̵̵u̵̵v̵̵e̵̵n̵̵i̵̵r̵s̵ de me souvenir...

Xavier Marotte et Emmanuel Gédouin. Salon du livre, mars 2019, Paris.

Les mariés de Flaque / Xavier Marotte [16]


Il était au sud de la ville, dans la partie calme du quartier de Flaque bordant l’Ancien Rêve, une maison en bas de la rue des Fleuristes considérée par tous les spécialistes de l’immobilier comme idéale pour un jeune couple. Composée de deux étages, elle s’avérait, il est vrai, relativement obscure car toutes ses vitres étaient teintes en rouge à cause d’une lubie de l’ancien propriétaire, un homme, d’après le voisinage qui s’en souvenait, scientifiquement versé dans l’étude exhaustive des épluchures d’oignons, de « pommes » de terre, d’autres fruits et légumes, et celle de détritus variés. Elle sentait de même un peu le renfermé, n’ayant pas été occupée depuis longtemps en raison de querelles se rapportant à l’héritage du précédent occupant, dont l’enjeu essentiel avait largement dépassé le simple partage des pelures d’oignons...


Routes / Cécile Antoir [17]


Seule. Elle était seule. Et c’était merveilleux...

Marie Martinez, Cécile Antoir, salon du livre, Paris, mars 2019.

Une de ces aventures étonnantes / Edward Roux [18]


Elle m’a cueilli à Marignane bien avant l’aube. Je ne suis pas un type à « éprouver ma prouesse et ma hardiesse » dans une aventure. Je la raconte se dérouler avec moi selon son propre épuisement et mes arrangements...


Le démêloir / Nathalie Valentine Legros [19]


Jamais regarder dans les yeux. Jamais faire face. Etre une ombre dans l’ombre des autres...

7 Lames la Mer

Réalités émergentes Réunion, Océan Indien, Monde.
Presse, Edition, Création, Revue-Mouvement.
Facebook, Twitter.

Notes

[3Pour en savoir plus : ANdré PAngrani, un Kanyar au paradis.

[5Jean-Christophe Dalléry [dit Hobopok] est journaliste, auteur de bande dessinée et graphiste. Il tient le fameux et exigeant blog « Hobopok Dimanche ». Il a collaboré à la revue réunionnaise « Le Cri du Margouillat » et a publié aux éditions Centre du Monde un recueil de bandes dessinées humoristiques intitulé « Le temps béni des colonies » [première édition en 1998, réédité en 2012 dans une version redessinée, augmentée, avec une préface d’Éric Chevillard]. Il est le co-traducteur de la BD « Rats et chiens » de Conrad Botes [Cornélius, 2009]. Il a créé la maquette de la revue « Kanyar » et a publié les nouvelles « Borussia Daressalam » dans « Kanyar 2 » et « Rififi sur le Rufiji » dans « Kanyar 5 ».

[6Anton Kannemeyer est artiste plasticien, auteur de bande dessinée et enseignant en arts graphiques. En compagnie de Conrad Botes, auteur de la couverture de « Kanyar 2 », il a fondé la revue sud-africaine de bande dessinée « Bitterkomix ». Son dernier ouvrage, « Pappa in Afrika », est paru aux éditions « La 5e Couche ».

[8André Pangrani [1965/2016] était rédacteur, scénariste de bandes dessinées —sous le pseudonyme d’Anpa — et a été éditeur de bandes dessinées réunionnaises [Centre du Monde], co-fondateur de la revue « Le Cri du Margouillat », créateur du « Marg », rédacteur en chef du mensuel satirique réunionnais « Le Margouillat » et président du Théâtre Vollard de 1995 à 2002. Il a publié les nouvelles « Une île, immonde » et « Un galet dans le pare-brise » dans « Kanyar 1 », « Pioupiou » dans « Kanyar 2 », « À voix haute » dans « Kanyar 3 » et « La joue déchirée » dans « Kanyar 5 ». Il a également traduit de l’anglais [américain], avec Agnès Contensou, la nouvelle « Longing » [Désir] d’Elina Löwensohn dans « Kanyar 1 » et du créole réunionnais les nouvelles de Vincent Constantin, « Féklèr la nuit » dans « Kanyar 4 » et « Dosèl lamour » dans « Kanyar 5 ».
Deux recueils posthumes, rassemblant l’ensemble de ses écrits ont été publiés, « Un galet dans le Pare-Brise » et ​« Le major contre le gang des canotiers ».

[9Anna Dumas-Pangrani est comédienne. Elle s’essaie à l’écriture de poèmes et de textes de rap principalement. Elle publie ici son premier poème en hommage à son père, André Pangrani, avec un titre faisant référence à une série de poèmes du fondateur de « Kanyar ».

[10Emmanuel Genvrin est le fondateur du Théâtre Vollard à l’île de La Réunion. Metteur en scène et dramaturge, il est l’auteur d’une vingtaine de pièces de théâtre dont « Nina Ségamour » [1986], « Marie Dessembre » [1987], « Run Rock » [1988], « Etuves » [1989] parues aux éditions « Théâtre Vollard ». « Votez Ubu Colonial » [1994] et « Lepervenche » [1996] aux éditions « Grand Océan », « Baudelaire au paradis » [1998] et « Séga Tremblade » [2000] aux éditions « L’Harmattan ». « Noéla et sept pièces de théâtre pour marmailles », édition bilingue créole/français, rassemble ses pièces pour enfants [avec celles de Pierre-Louis Rivière], aux éditions « Orphie » [2018]. Il a écrit trois opéras avec le compositeur Jean-Luc Trulès : « Maraina » [2005], « Chin » [2010], « Fridom » [2013]. Pour « Kanyar », il se lance dans l’écriture de nouvelles : « Tulé ! Tulé ! », « La terrible madame Alloume », « Motorgasy », « Tropic Salomé » et « Gran Marché ». Il publie ensuite des nouvelles dans « Indigo » et « Lettres de Lémurie ». Deux romans « Rock Sakay » [2016] et « Sabena » [2019] ont paru chez « Gallimard » dans la collection « Continents noirs ».

[11Matthieu Périssé est ingénieur de formation. Il a chroniqué huit ans d’expatriation en RDC, Ethiopie, Albanie et au Cambodge sur le blog levastemonde.org, écrit un roman — non publié — autour de son expérience congolaise et travaille actuellement à une nouvelle histoire. Il a publié les nouvelles « Les « pivoines » » dans « Kanyar 2 », « Fitore » dans « Kanyar 3 » et « « Ezéchiel » » dans « Kanyar 5 ».

[12Les nouvelles de Julie Legrand ont paru dans des revues littéraires, recueils collectifs, publications papier ou dématérialisées. Elle a publié les deux recueils « Tangor Amères » [Orphie] et « Les Ravissants » [Zonaires éditions] ainsi que la novella « La Fleur que tu m’avais jetée » [Zonaires éditions] inspirée par la chanteuse de jazz Mina Agossi. Son roman « L’extinction » et le recueil « Petites morsures animales » paraîtront en 2019. En 2016, elle a créé la maison d’édition pour la jeunesse « Alice au pays des virgules ». Sa nouvelle « La petite communion » a été publiée dans « Kanyar 4 ».

[13Emmanuel Gédoin est directeur commercial pour une grande marque de matériel de golf. Il anime un blog de chroniques littéraires et musicales, « Le tour du nombril ». Il a déjà publié les nouvelles « Nationale 4 » dans « Kanyar 1 », « Un orage » dans « Kanyar 2 », « Le monstre de Boar’s Head » dans « Kanyar 3 », « Chambre 710 » dans « Kanyar 4 » et « Immokalee » dans « Kanyar 5 ».

[14Vincent Constantin a publié « Féklèr la nuit », sa première nouvelle entièrement en créole réunionnais, dans « Kanyar 4 ». En 2017, il remporte le concours littéraire en langue créole « LanKréol » pour sa nouvelle « Lo zo dann vavang ». En 2018, il publie « Lom-kok/L’homme coq » aux éditions « Poissons Rouge », un recueil de huit nouvelles bilingues. Vincent constantin écrit en créole et traduit ensuite en français. Sa nouvelles « Dosèl lamour » est parue dans « Kanyar 5 ».

[15Autrice de livres sur la nature, Marie Martinez a été chroniqueuse littéraire pour « Le Margouillat » et continue à partager ses lectures sur son blog « L’avis textuel de Marie M. ». Elle a déjà publié les nouvelles « Plaid » dans « Kanyar 1 », « Train » dans « Kanyar 2 », « Ame sœur » dans « Kanyar 3 », « Trouble » dans « Kanyar 4 » et « Clos » dans « Kanyar 5 ».

[16Xavier Marotte est poète et romancier, fondateur à Paris, avec François Davo, de la mythique revue littéraire « Azertyuiop ». Il a publié les nouvelles « Le pouvoir de Cordélia » dans « Kanyar 1 », « Histoire d’Eladd » dans « Kanyar 2 », « La maison de Cordélia » dans « Kanyar 3 », « Grosjean comme devant » dans « Kanyar 4 » et « L’accession à la propriété » dans « Kanyar 5 ».

[17Cécile Antoir, professeure de lettres, a déjà publié les nouvelles « Chambre verte » dans « Kanyar 1 », « Vacance » dans « Kanyar 2 » et « Modification » dans « Kanyar 4 ».

[18Edward Roux a collaboré aux revues indépendantes « Exot/Ek Zot » et « Vois » à l’île de La Réunion. il a notamment publié « Le taureau figé » et « « Trame » » [éditions « Fleurs du mal »] à Nîmes. Il a écrit des textes à propos de travaux d’art plastique de Jack Beng-Thi, d’Henri maillot, de Stéphanie Hoareau. Il a donné « La cour, un local universel » pour le volume « Paysages fertiles » [éditions des Beaux-Arts de La Réunion]. Avec le groupe d’Henri Maillot, il a participé à des œuvres plastiques pour la faculté des lettres de Saint-Denis à La Réunion. Il a écrit une postface pour la pièce « Emeutes » [Grand Océan] de Pierre-Louis Rivière au Théâtre Vollard. Et une pour « Pok pok » de Christian Jalma. Il a publié « Les garçons » dans « Kanyar 1 », « La prodigieuse existence du narrateur » dans « Kanyar 3 », « La vie d’un philosophe » dans « Kanyar 3 », « Le soliste élégant » dans « Kanyar 5 ».

[19Nathalie Valentine Legros est journaliste, impliquée dans le milieu culturel et artistique de l’océan Indien. Elle a publié « Madoré, pas besoin croire moin lé mort » [Editions Réunion, 1990], une biographie du dernier chanteur de rue réunionnais, Henri Madoré. Elle a collaboré à divers tournages : « Taq’ pas la porte » [1988], « Un simple oubli » [1992] et « Docker » [1992, clip de Ti Fock] réalisés par Sandro Agénor. Elle est co-auteur du documentaire « Henri Madoré » [ANAA Productions et RFO, 2002]. En 2012, elle a fondé, avec Geoffroy Géraud Legros, le site 7lameslamer.net qui traite des réalités émergentes des mondes créoles, de La Réunion, de l’océan Indien et d’ailleurs. Elle a publié sa première nouvelle, « Retour à Piton Sainte-Kloé » dans « Kanyar 4 », puis « Le baptême marron » dans « Kanyar 5 » et aussi « Le troisième œil » dans le recueil collectif « Les mots d’une île à l’autre » [UDIR, 2002].

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter