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Histoire vraie

Elle réalise le dessin prémonitoire de son agression

2 mars 2016
7 Lames la Mer
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Confidences de Clarisse, jeune Réunionnaise agressée il y a quelques années par un inconnu, dans une ville du sud de la France. Si ce type de violences exercées envers les femmes alimente régulièrement les pages des faits-divers, en revanche, l’histoire de Clarisse est insolite : quelques jours auparavant, elle avait dessiné les circonstances exactes de son agression. Un dessin qu’elle intitulera bien des années plus tard : « Un visage derrière la porte ». Histoire vraie...

Quelques jours avant d’être agressée, Clarisse réalise ce dessin prémonitoire : "la proie derrière la porte".

À gauche, l’ombre menaçante d’un homme derrière une porte. À droite, une femme s’apprête à fermer la porte. C’est ce que l’on voit sur le dessin réalisé par Clarisse (prénom d’emprunt)... quelques jours avant son agression par un inconnu.

« Je ne sais pas pourquoi je m’étais mise à dessiner. Je ne suis pas particulièrement douée pour le dessin d’ailleurs. Mais à cette époque, j’en avais réalisé trois ou quatre différents. Puis sentant que je n’avais pas de don particulier pour cela, je suis passée à autre chose », confie Clarisse...

C’était l’hiver, dans une ville du sud de la France. Il faisait froid, la nuit tombait ainsi qu’une fine pluie glacée. Avec son chien en laisse, la jeune Réunionnaise remontait une grande avenue fréquentée lorsqu’elle croisa le regard d’un inconnu qui lui fit froid dans le dos.

Bientôt, elle sent qu’elle est suivie. C’est lui. L’homme au regard.

Elle s’arrête sur le bord du trottoir, avec son chien et laisse passer l’inconnu qui la dévisage. Il est grand, mince, blond...

C’est désormais elle qui marche derrière lui, à quelques distances. Mieux vaut l’avoir à l’œil que d’être à sa merci.

Quelque mètres plus loin, Clarisse ralentit son allure et d’un coup, elle bifurque dans la ruelle où se trouve l’entrée de son immeuble, monte les escaliers en courant jusqu’au troisième étage et parvient — malgré son affolement — à ouvrir son studio.

Au moment de refermer la porte, elle jette un oeil vers l’escalier : l’homme est là et franchit les dernière marches. Trois grandes enjambées et il sera sur elle !

« J’étais tétanisée, se souvient-elle. Mais j’ai eu un sursaut, certainement un sentiment ancestral face au danger : l’instinct de survie. Attaquer l’agresseur pour le déstabiliser ! Je me suis jetée sur lui en criant, je l’ai frappé avec mes poings, avec mon sac. Au même moment, comme un homme montait l’escalier, mon agresseur a reculé et j’ai ainsi eu le temps de me précipiter avec mon chien à l’intérieur de mon studio. En une fraction de seconde, j’ai claqué la porte et enclenché le verrou. Alors, j’ai soufflé, pensant que j’étais enfin en sécurité ».

Mais ce n’est pas une porte, fut-elle verrouillée, qui allait arrêter ce fou.

Ouvre-moi. Je veux juste discuter...
— Foutez-moi la paix !

L’homme se met alors à donner des coups poings et de pieds dans la porte du studio de Clarisse. Son but : défoncer la porte dont le chambranle n’est pas des plus résistants. Dans l’immeuble, personne ne semble s’inquiéter du vacarme...

« Ce qui m’a sauvée, c’est que le téléphone avait été installé dans mon studio depuis 15 jours, poursuit Clarisse. À cette époque, il n’était pas question de téléphone portable... J’ai donc composé le « 17 », la voix entrecoupée de sanglots, priant que la police n’arrive pas trop tard. Je dois avouer qu’ils n’ont pas traîné. Ils sont arrivés juste à temps avant que la porte, déjà bien ébranlée, ne cède sous les attaques de mon agresseur »...

Plaqué à terre par trois policiers, l’homme se débat. Dans sa poche, les flics trouvent un rasoir...

Pendant longtemps, cette histoire a hanté Clarisse, précipitant même son retour à La Réunion.

Ce n’est que plusieurs années plus tard, en mettant de l’ordre dans des papiers, que Clarisse retrouve le dessin dont elle avait presque oublié l’existence. Ce dessin qu’elle avait fait peu de temps avant d’être « la proie derrière la porte ».

Le caractère prémonitoire de ce dessin est alors apparu à Clarisse avec une saisissante acuité, réveillant chez la jeune Réunionnaise le redoutable souvenir de ce « Visage derrière la porte »...

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