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Russie-USA : vers la fin du marché de l’adoption ?

20 décembre 2012
7 Lames la Mer
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Lutte contre les adoptions sauvages et la pédophilie, tensions internationales… C’est dans ce contexte que les Parlementaires russes ont voté, le 19 décembre 2012, un texte interdisant aux américains d’adopter des enfants russes.
Il y a deux ans, l’affaire « Artem Saveliev », du nom du petit garçon de 7 ans purement et simplement renvoyé — seul — en avion par sa mère adoptive américaine, avait mis en débat la condition des enfants russes adoptés aux USA.

La Douma
Le texte adopté par la Douma a été baptisé Dima Yakovlev, en souvenir d’un enfant décédé après son adoption aux USA.

Selon les experts, au moins 19 d’entre eux seraient morts de mauvais traitements ou des suites d’abandon depuis 1991. Entre 45.000 et 100.000 enfants russes auraient été adoptés par des américains depuis cette date, dans les conditions souvent troubles d’un marché international dont la Russie fut, au cours des années Eltsine, l’un des principaux pourvoyeurs.

Abolir les adoptions sauvages

En 2011, un Traité bilatéral a été signé par les deux pays, en vue d’abolir les adoptions « sauvages » largement pratiquées depuis la chute de l’Union soviétique et suspectées d’alimenter les réseaux pédophiles. Au cours des dernières années, la politique russe en la matière est devenue plus restrictive. « Les enfants russes doivent rester en Russie », déclarait en 2010 le Commissaire aux droits de l’enfance, Pavel Astakhov, en écho à Vladimir Poutine, alors Premier ministre, prenant à contrepied Dmitri Medvedev favorable à l’adoption internationale. En 2012, les autorités ont lancé l’opération “Russie sans orphelins”, destinée à trouver des familles d’accueil aux 390.000 pensionnaires d’orphelinats que compte le pays.

Réplique à la loi « Magnitsky »

C’est dans un contexte de tension croissante entre Moscou et Washington que la question de l’adoption est revenue sur le devant de la scène. En cause, outre la question syrienne, la loi dite « Magnitsky » promulguée le 14 décembre dernier, qui interdit de visa toute personne responsable de graves violations des droits de l’Homme en Russie… critère laissé à l’appréciation de l’administration américaine. Une disposition à laquelle la Douma (Parlement) russe, a répliqué en une série de textes à l’encontre des USA, dont un amendement prohibant l’adoption d’enfants russes par des citoyens américains.

Campagne de pétition

Le texte a été baptisé “Dima Yakovlev”, nom d’un enfant mort aux USA, abandonné dans une voiture en pleine chaleur par son père adoptif. « Une réponse dictée par l’émotion, mais néanmoins appropriée », a déclaré aujourd’hui Vladimir Poutine. Celui-ci a aussi pointé les aspects, discriminatoires selon lui, de la législation américaine, qui interdit par exemple aux représentants russes d’assister aux procédures judiciaires relatives aux enfants russes adoptés. Une mesure dirigée contre l’Administration américaine, non contre les parents qui, « pour la grande majorité d’entre eux, se comportent de manière correcte lorsqu’ils adoptent nos enfants » a souligné Vladimir Poutine qui a précisé qu’il « n’avait pas encore pris connaissance du texte final », et « ne peut donc affirmer s’il le signera ». Les professionnels de l’adoption, qui craignent un sérieux manque à gagner, ont lancé une campagne de pétition contre l’amendement.

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