Categories

7 au hasard 4 février 2016 : Voeux de Didier Robert : deux phrases et quelques fautes... - 29 janvier 2013 : 29 janvier 1642 : Richelieu autorise la colonisation - 2 octobre 2014 : Alain Lorraine : le maloya, « opéra de tout un peuple » - 11 janvier 2015 : « La diversité serait-elle juste une façade de plus ? » - 24 novembre 2015 : Didier Robert nous prend vraiment pour des c... - 11 août 2016 : Russie : la poutre dans l’œil d’Hillary - 26 octobre 2014 : De Margerie au-delà de Filoche - 9 novembre 2016 : Frisson la passe dessus moin (5) - 3 février 2013 : 3 février 1969 : le jour des héros - 30 novembre 2015 : Marie Dessembre ou l’énigme de la Joconde réunionnaise -

Accueil > La Réunion > Economie et société > « Vollard : on regrettera, un peu tard, d’avoir fait mourir ses créateurs (...)

Quelle culture

« Vollard : on regrettera, un peu tard, d’avoir fait mourir ses créateurs »

22 janvier 2016
Emmanuel Genvrin
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Le seul Réunionnais capable de diriger un orchestre symphonique, Jean-Luc Trulès, est aujourd’hui au pôle emploi. On l’a prié d’aller « jouer du tambour dans les quartiers ».

Jean-Luc Trulès. Source vollard.com

Avec, conservatoire compris, une quinzaine d’écoles de musique et de cours de chant privés, quatre harmonies et orchestres, quatre formations musicales scolaires, une douzaine de chœurs et chorales, en comptabilisant anciens élèves et spectateurs habituels, uniquement à Saint-Denis, on peut chiffrer à neuf mille personnes le public concerné par une musique dite « classique ».

On peut doubler ce chiffre pour l’ensemble de l’île. Soit vingt mille. À la recherche d’un second souffle après vingt ans de théâtre et répondant à cette demande en constante progression, Vollard s’est engagé dans la création d’œuvres de musique réunionnaise écrite et d’opéras originaux. Il est bon, par comparaison, de rappeler qu’il n’y a pas de conservatoire aux Antilles et que les écritures d’opéra contemporain en métropole sont confidentielles.

Jean-Luc Trulès, chef d’orchestre. Photo : Fédération Musicale de La Réunion.

Est-il sensé que les autorités, tournant le dos à leur pays, aient supprimé le seul festival de musique classique de l’île – parti à Maurice –, supprimé toute création lyrique à Champ Fleuri, coupé les subventions, régionales comprises, au théâtre Vollard ?

Le seul Réunionnais capable de diriger un orchestre symphonique, Jean-Luc Trulès, est aujourd’hui au pôle emploi. On l’a prié d’aller « jouer du tambour dans les quartiers ».

Aujourd’hui, on se félicite du répertoire de théâtre populaire réunionnais. Merci Vollard. Demain on se félicitera des trois opéras « Maraina », « Chin » et « Fridom ». On regrettera, un peu tard, d’avoir fait mourir ses créateurs.

Emmanuel Genvrin

Danse de "Maraina" (Aurore Ugolin) et les Antanosy, credit Ph. Moulin. Source vollard.com

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter