Categories

7 au hasard 12 avril 2014 : Kiev : les nazis ouvrent un « centre international »... qui brûle - 19 juillet 2016 : Chagos : Diego sur la porte du frigo - 25 mars 2013 : Toujours en mouvement est l’avenir... - 30 juin 2018 : Mamzelle Paula, star d’un bar sans frontières - 17 juillet 2015 : Marie-Josée Barre : neuf mois, quatre jours... toute une vie ! - 22 juin 2018 : Rabearivelo, quand un poète quitte délibérément la vie - 9 mai 2013 : « Que les vrais responsables viennent négocier ! » - 18 septembre 2013 : Un mois lunaire en 25 secondes - 4 mars 2013 : A propos des « spécialistes »… - 3 février 2015 : L’aventure spatiale indienne -

Accueil > La Réunion > Economie et société > « Vollard : on regrettera, un peu tard, d’avoir fait mourir ses créateurs (...)

Quelle culture

« Vollard : on regrettera, un peu tard, d’avoir fait mourir ses créateurs »

22 janvier 2016
Emmanuel Genvrin
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Le seul Réunionnais capable de diriger un orchestre symphonique, Jean-Luc Trulès, est aujourd’hui au pôle emploi. On l’a prié d’aller « jouer du tambour dans les quartiers ».

Jean-Luc Trulès. Source vollard.com

Avec, conservatoire compris, une quinzaine d’écoles de musique et de cours de chant privés, quatre harmonies et orchestres, quatre formations musicales scolaires, une douzaine de chœurs et chorales, en comptabilisant anciens élèves et spectateurs habituels, uniquement à Saint-Denis, on peut chiffrer à neuf mille personnes le public concerné par une musique dite « classique ».

On peut doubler ce chiffre pour l’ensemble de l’île. Soit vingt mille. À la recherche d’un second souffle après vingt ans de théâtre et répondant à cette demande en constante progression, Vollard s’est engagé dans la création d’œuvres de musique réunionnaise écrite et d’opéras originaux. Il est bon, par comparaison, de rappeler qu’il n’y a pas de conservatoire aux Antilles et que les écritures d’opéra contemporain en métropole sont confidentielles.

Jean-Luc Trulès, chef d’orchestre. Photo : Fédération Musicale de La Réunion.

Est-il sensé que les autorités, tournant le dos à leur pays, aient supprimé le seul festival de musique classique de l’île – parti à Maurice –, supprimé toute création lyrique à Champ Fleuri, coupé les subventions, régionales comprises, au théâtre Vollard ?

Le seul Réunionnais capable de diriger un orchestre symphonique, Jean-Luc Trulès, est aujourd’hui au pôle emploi. On l’a prié d’aller « jouer du tambour dans les quartiers ».

Aujourd’hui, on se félicite du répertoire de théâtre populaire réunionnais. Merci Vollard. Demain on se félicitera des trois opéras « Maraina », « Chin » et « Fridom ». On regrettera, un peu tard, d’avoir fait mourir ses créateurs.

Emmanuel Genvrin

Danse de "Maraina" (Aurore Ugolin) et les Antanosy, credit Ph. Moulin. Source vollard.com

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter