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Tribune Libre

Maryline Mélenchon : « qu’on me laisse en paix » !

24 mars 2017
Maryline Mélenchon
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« La Réunion Insoumise », mouvement de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, réagit aux propos tenus à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon et de sa fille Maryline, ce vendredi 24 mars, en direct sur Réunion 1ère Radio, par Jean-Claude Otto-Bruc, responsable régional du Front National 974. « Nous vous communiquons ci-dessous la réponse officielle de Maryline Mélenchon suite à cette campagne de diffamations, notamment instrumentalisée par le FN », expliquent les responsables de « La Réunion Insoumise ».

Maryline Mélenchon

Ces mots seront les premiers et les derniers publiés à ce sujet


Je suis contrainte, par cette voie, de réagir à une attaque ignoble dont j’ai été l’objet. Ces mots seront les premiers et les derniers publiés à ce sujet. En effet, l’affaire est devant la Justice. J’ai été autorisée, par une Ordonnance d’un juge au TGI de Paris, à assigner Christian Schoettl en « référé d’heure à heure » pour diffamation. C’est une procédure exceptionnelle, prévue pour les cas où le préjudice est grave et imminent. La démarche a pour objet de faire cesser un trouble manifestement illicite.

Dans une vidéo que M. Schoettl [1] a publiée sur son compte YouTube spécialement créé à cet effet puis dans une interview au site Capital, le Maire de Janvry (Essonne) me traîne dans la boue en m’associant à l’affaire Fillon et en m’accusant de bénéficier de népotisme. C’est clairement fait pour me déshonorer, ainsi que mon père, je ne suis pas dupe. Et c’est d’autant plus insupportable de la part d’un élu qui s’est fait remplacer par son fils dans son siège de conseiller général après avoir été condamné à un an d’inéligibilité par le Conseil d’État.


Je n’ai jamais cherché à tirer profit de ce nom


L’idée que j’aie pu bénéficier de privilèges dus à la personnalité de mon père m’est proprement insupportable. Les préjugés ont la vie dure, mon nom m’a plus souvent fermé des portes qu’il m’en a ouvert, d’autant que je n’ai jamais cherché à tirer profit de ce nom.

Je suis fonctionnaire territoriale. J’ai passé le concours d’adjoint administratif (catégorie C) dans les mêmes conditions que les autres candidats et, évidemment, Jean-Luc n’avait aucun pouvoir sur ma réussite ou non au concours.

M. Schoettl affirme que j’ai déménagé de Lyon à l’Ile-de-France parce que j’avais perdu « lamentablement » une élection. C’est totalement faux. En réalité j’ai été élue aux municipales de 2008 et contrainte de démissionner en 2009. Je voulais revenir chez moi en Essonne car le père de mon enfant de 18 mois s’y trouvait et que notre famille était éclatée par la distance.

"Hormis mon compte Facebook, je ne participe pas à la vie publique".

Recrutée selon les règles de la fonction publique territoriale


J’ai été recrutée au Conseil général par voie de mutation selon les règles normales de la fonction publique territoriale. Dès mon recrutement M. Schoettl avait pourtant indiqué dans une note de blog le numéro du standard du département en demandant à ses lecteurs d’appeler pour se faire expliquer les missions qui étaient les miennes à l’époque. J’étais donc allée voir la standardiste pour m’excuser par avance auprès d’elle des appels supplémentaires à venir qu’elle devrait me transférer afin que je puisse renseigner les curieux sur mes missions. Il n’y en eut pas un, mais passons.

M. Schoettl sait très bien, également, qu’au moment de ma mutation, Jean-Luc n’est plus élu au Conseil général depuis plus de 5 ans et qu’il a déjà quitté le PS qui gère cette collectivité.


Je suis rémunérée conformément à mon grade


Je récapitule. En novembre 2009, après avoir envoyé des lettres de candidature spontanée dans plusieurs communes, et avoir échangé avec plusieurs anciens collègues, je suis reçue pour un entretien d’embauche sur un poste administratif au Conseil départemental de l’Essonne. L’entretien se passe bien et je suis recrutée au 1er décembre 2009 par voie de mutation puisque c’est la règle pour les fonctionnaires titulaires de la fonction publique territoriale. Au 1er décembre donc, je quitte les effectifs de la Région Rhone-Alpes pour intégrer ceux du Département de l’Essonne. Comme c’est la règle, je suis rémunérée conformément à mon grade : 1 300 €.

En 2010 je réussis l’examen professionnel de Rédacteur (catégorie B). Fin 2012, mon compagnon et moi avons l’envie de prendre l’air et de reconstruire autre chose ailleurs. Cette fois c’est le Jura qui nous attire. Pendant l’année 2013, je vais postuler sur 9 postes différents, et participer à au moins 4 entretiens d’embauche avant finalement de décrocher un poste au sein du Conseil départemental du Jura. J’ai donc quitté les effectifs du conseil départemental de l’Essonne et intégré par voie de mutation les effectifs du Conseil départemental du Jura.


Je ne peux pas lutter contre la force des préjugés


J’ai la chance d’avoir appris très jeune à cloisonner mes activités. Aussi, la couleur politique de mon employeur ne m’empêche pas de donner le meilleur de moi-même. Je travaille pour l’intérêt général, au service du public. Je sais d’expérience que quels que soient mes efforts à ne devoir rien à personne, je ne peux pas lutter contre la force des préjugés. Je ne suis ni présidente de l’EPHAD, ni sur un emploi fictif à forte rémunération. Je suis rédacteur de la FTP, je gagne 1600€ net par mois, je bénéficie d’un 13e mois, j’ai 23 jours de RTT, 27 jours de congés et une conscience professionnelle développée. Hormis mon compte Facebook, je ne participe pas à la vie publique. Je m’applique dans mes engagements personnels, professionnels et militants. Et j’aimerais qu’on me laisse en paix.

Je suis absolument désolée qu’un élu essonnien, pour exister sur la scène nationale, se serve de moi pour attaquer le candidat de la France Insoumise en me diffamant. Je m’étonne que des médias aient relayé ces mensonges, sans aucune précaution par rapport au personnage, ni souci de vérifier les faits.

Chaque choix de ma vie est fait avec à l’esprit qu’il engage plus que moi. Ma conduite est respectueuse des règles, et des lois.

Je voudrais assurer tous les insoumis du fait qu’ils peuvent continuer à être fiers de leur mouvement, et de leur candidat.

Maryline Mélenchon
Les intertitres ont été choisis par la rédaction.

Notes

[1Christian Schoettl, maire de Janvry (91).

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