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Tribune Libre de Jean-Pierre Marchau

Incinérateur : « une machine à détruire »

13 mai 2014
Jean-Pierre Marchau
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Dans une île qui est un « terminal » à marchandises et donc à déchets, il faut mettre en place un modèle économique pour lequel le déchet devient une véritable ressource, une matière première secondaire, génératrice d’emplois. Un incinérateur, au delà des problèmes de santé publique, ne crée pas d’emplois, c’est une machine à détruire la valeur ajoutée puisqu’elle doit brûler un maximum de déchets pour être rentable.

À l’heure où le Conseil Général tente de relancer le feuilleton de l’incinération des déchets, cette phrase de M. Gaston Bigey, le Directeur Général de NEXA, l’Agence du Conseil Régional dédiée à l’innovation et à la compétitivité de l’économie réunionnaise, montre que certains esprits ont évolué.

En effet, précisant que l’Union européenne exige désormais une « spécialisation intelligente » qui conditionne ses financements, M. Bigey déclare à l’Eco Austral : « l’économie circulaire — pour la question des déchets — est une piste importante et je pense que c’est une hérésie de vouloir faire un incinérateur à La Réunion ».

C’est la position des écologistes depuis des années et nous ne pouvons que nous féliciter de cette prise de position : dans une île qui est un « terminal » à marchandises et donc à déchets, il faut mettre en place un modèle économique pour lequel le déchet devient une véritable ressource, une matière première secondaire, génératrice d’emplois.

L’économie circulaire repose sur le principe du recyclage des flux de matières. C’est un mode de production inspiré du fonctionnement cyclique des écosystèmes : les entreprises mutualisent l’utilisation de certains matériaux, les déchets des uns devenant les ressources des autres.

Il s’agit d’une approche novatrice qui cherche à minimiser les pertes de matières dans les processus de consommation et de production. Son objectif consiste à faire du recyclage et de la valorisation des déchets, des leviers d’un développement associant la préservation de l’environnement et de la santé publique à la création d’entreprises et donc d’emplois.

Car l’un des enjeux essentiels de la question des déchets, c’est bien le gisement d’emplois locaux qu’un tel modèle économique permettrait de créer. A contrario, un incinérateur, au delà des problèmes de santé publique posés par les émanations de dioxines, ne crée pas d’emplois, c’est une machine à détruire la valeur ajoutée puisqu’elle doit brûler un maximum de déchets pour être rentable.

Le tri sélectif et le recyclage ne cohabitent pas avec l’incinération. L’économie circulaire, c’est la voie de l’avenir. Le Conseil Général, lui, en relançant ses projets d’incinérateurs, choisit la voie des solutions obsolètes. Les élus écologistes porteront ce débat au sein des collectivités concernées.

Jean-Pierre Marchau
Élu EELV

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