Categories

7 au hasard 10 avril : Ne croyez pas que Madoré est mort - 22 janvier 2014 : 7 raisons de manger moins de viande - 3 janvier 2015 : Internet : Coca-cola et Facebook à l’assaut de l’Afrique - 25 janvier 2015 : Les Saint-Mariens ne sont pas des « zoizo la colle » ! - 21 avril : Hôtel de ville de Saint-Denis : des Étuves à la rue Royale - 12 décembre 2016 : Harlem : Andy Razaf était l’âme malgache du jazz (7) - 14 décembre 2015 : Saint-Louis : ça l’affiche mal ! - 11 juin 2014 : Pourquoi peut-on manger le requin inoffensif ? - 18 avril 2013 : Mana - 31 octobre 2013 : Geneviève Pothin, la fille de « Maurice Parle-pas »... agit ! -

Accueil > Le monde > Hermès : luxe et sadisme

Droits animaux

Hermès : luxe et sadisme

25 juin 2015
Geoffroy Géraud Legros
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Extraction à vif des cervicales, animaux vivants sciés en deux, travailleurs mexicains exploités et blessés… Il faut que bête et hommes meurent et souffrent pour que vive la maroquinerie haut-de-gamme.

Le fameux sac en crocodile Kelly, produit-phare de la marque Hermès. Photo : Herry Lawford.

Une vidéo réalisée par le groupe radical PETA diffusée sur le site du journal britannique « The Daily Record » jette une lumière impitoyable sur les conditions d’élevage et de mise à mort des crocodiles dont la peau est destinée à la confection des produits de luxe de la marque « Hermès », incarnation du chic parisien.

Premières scènes : à trois ans, les jeunes animaux sont tués dans d’horribles souffrances : un coup de scalpel à la base du cou, une tige de métal plongée dans la colonne vertébrale : la moelle du saurien est extraite à vif.

Puis, le film conduit le spectateur derrière les murs d’une ferme située au Texas, propriété d’« Hermès ».

Un enfer où les animaux, que le directeur de l’établissement nomme « watchbands » (bracelets de montre) sont confinés dans des puits émanations méphitiques, attendant d’être tués d’un coup de pistolet spécial dans le cou. Bon nombre d’alligators y survivent et agonisent de longues minutes...

Les bêtes les plus acharnées à vivre sont achevées au couteau par extraction des cervicales — une mutilation qui les laisse vivants : « chez les oiseaux, le déboitement de la cervicale est satisfaisant (sic). Mais les reptiles, eux continuent à vivre ».

Les travailleurs, auxquels le manager donne des ordres en espagnol, doivent quant à eux se retenir de vomir à l’approche des lieux d’« élevage » : des zones putrides, dans lesquelles les crocodiles sont entassés, blessés, terrifiés et malades.

Conséquence : les ouvriers subissent morsures et griffures de la part des animaux maltraités et sous-alimentés. Exploitation forcenée des travailleurs du Sud, cruauté envers les animaux, sadisme porté au rang de mode de gestion… L’industrie du luxe n’aime ni les bêtes, ni les gens.

GGL

Vidéo : http://www.dailyrecord.co.uk/news/uk-world-news/handbag-horror-shocking-cost-fashion-5940840

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter