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Ne dites pas... mais dites

Ce que parler veut dire (1)

20 février 2014
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Quand on parle créole, on parle créole, quand on parle français, on parle français !

Paraphrasant la chanson de Graeme Allwright "Emmène-moi" (1), je pourrais chanter :

J’ai pris des bains de pied à Bourboule
Pour jouer au foot à Baule
J’ai pris l’avion à Bourget
Pour chanter aux franco-folies de Rochelle
J’ai passé vingt-quatre heures à Mans
Je suis entré en train dans la gare de Ciotat
J’ai vendu des scoubidous
A la foire de Lavandou
Et de la barbe à papa
A Baux de Provence
Emmène-moi
Je ne veux plus voyager

Cette version vous choque-t-elle ? C’est pourtant ce que nous entendons à longueur de journée autour de nous, à la télévision, à la radio, ou ce que nous lisons dans la presse locale. Comme dans les grammaires normatives, et bien entendu dans la mesure où nous parlons français, nous pourrions tenir une rubrique du style : « Ne dites pas, mais dites ».

Quand on parle créole, on parle créole, quand on parle français, on parle français !
(1) Il est à noter, à propos de cette chanson par ailleurs très belle, que le « Take me home » de la version originale aurait dû être traduit par « Ramène-moi » (je suis fatigué, je veux rentrer chez moi), mais « Emmène-moi » est tellement plus poétique !

(2) Le nom de la ville, en français, est « Le Tampon ». Certes on dit « Tampon » en créole, mais quand on parle créole, on parle créole, quand on parle français, on parle français.

(3) Sur la carte IGN de 1996 on peut lire « Commune d’Entre-Deux ». Sur l’édition 2003 la mention a été heureusement corrigée en « Commune de l’Entre-Deux ».

JCL

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