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Une tribune libre du C.MAC

« Sauve not pique-nique Bois-Ozoux-chemin-Volcan »

10 janvier 2014
C.MAC
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Dimanche 12 janvier, le Collectif pour le maintien des activités dans le coeur de La Réunion (C.MAC) et l’association pour la défense de l’élevage pastoral et son patrimoine (ASDEPP) organisent un pique-nique de sensibilisation de l’opinion publique sur l’aire du « Bois Ozoux chemin volcan ».

C’est le 30 décembre 2013 que le parc national de La Réunion, l’ONF et le conseil général ont lancé leur opération de démantèlement des aires de pique-nique dans le cœur du parc national (voir ci-dessous).

Notre collectif, qui avait annoncé cet objectif, était présenté à l’époque comme des affabulateurs. Une coûteuse campagne de communication avait d’ailleurs été lancée. Aujourd’hui, si le pique nique n’est pas interdit, les aires traditionnelles qui appartiennent aux paysages des Hauts, vont être démontées. La pratique est sournoise et se passe comme à l’accoutumée sans aucune concertation avec la population.

L’aire de pique-nique du « Bois Ozoux chemin volcan » sera, au regard du schéma d’interprétation et de valorisation écotouristique, la première à être « déséquipée » pour être « renaturée », selon ces néologismes dont la technocratie environnementale a le secret. Sur la base de considérations floues, mais dans le respect d’un schéma de valorisation écotouristique, il devient de plus en plus difficile, de contester cette volonté de brimer les Réunionnais dans leurs habitudes de vie.

Le parc, l’ONF, et le Conseil général argueront que d’autres aires seront construites en dehors du cœur et que celles existantes actuellement posaient des problèmes de déchets. Au regard de l’état des finances de ces trois organismes, il faudrait être naïf pour croire à des reconstructions ailleurs. En tout état de cause, les impacts générés par de tels projets de desctruction/reconstruction sont une aberration sur les plans écologique et financier. Au regard des déchets, cela revient tout simplement à déplacer le problème en dehors du cœur, sans que ces trois organismes n’apportent réellement de solutions à ce vrai problème. Si l’interdiction est la seule voix possible envisagée cela démontre le peu de volonté de ces institutions publiques à apporter une solution à la problématique des déchets et le peu de considération pour la population, qui n’a souvent pas d’autres moyens pour pratiquer des activités de loisirs.

« Vu le schéma d’interprétation et de valorisation écotouristique du massif du Volcan »...

Qu’est ce que ce genre de schéma ? Une approche à finalité économique de l’utilisation des milieux naturels, qui développe un tourisme se voulant « respectueux de l’environnement », mais dans le cadre d’activités qui sont généralement payantes.

Ce type de schéma s’inspire clairement de ce qui se fait dans les parcs nationaux anglosaxons (Afrique du Sud notamment), où la philosophie générale consiste pour financer la structure parc national à faire payer des prestations pour profiter de ce qui jusqu’à présent était gratuit et en libre accès. Le paiement de taxes ou de redevances pour pénétrer dans ces espaces est considéré comme une contrepartie normale, que doivent payer les visiteurs.

Si ces activités peuvent créer quelques emplois, elles signifient surtout la fin de l’accès libre et gratuit à la Nature. Le parc national s’en défend bien-sûr... mais nous voyons bien avec cette décision que le processus s’enclenche progressivement, le temps d’habituer les esprits. Loin d’annoncer des mensonges ou contre vérités les faits et les décisions du parc démontrent la réalité. La prochaine aire sur la liste sera celle du Piton Textor dont l’accès en contrebas à la route forestière menant au Piton de l’eau est désormais fermé à la circulation des voitures.

Ces démantèlements et ces fermetures sont un premier palier. Dans les années à venir, le parc national de La Réunion, l’ONF et le Conseil général à la recherche de financements déploieront leur logique de privatisation rampante des espaces naturels. Interdits sur les plages, interdits dans les Hauts, quel espace restera t-il aux Réunionnais ?

Pour toutes ces raisons le Collectif pour le maintien des activités au cœur de La Réunion, et l’ASDEPP (élevage traditionnel du Fond de la Rivière de l’Est) organisent un pique-nique de sensibilisation de l’opinion publique, auquel vous êtes cordialement invités :
Collectif pour le maintien des activités dans le coeur de La Réunion (C.MAC)

Pièces jointes :

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