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Chili, 40 ans après

Salvador Allende ne s’est pas suicidé, affirme un ouvrage chilien

25 septembre 2013
Geoffroy Géraud Legros
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Un journaliste et un médecin-légiste chilien remettent en cause la thèse du suicide de l’ancien président chilien, affirmée par la justice et soutenue par la famille de M. Allende.


Salvador Allende se serait suicidé d’une rafale d’AK 47 dans le Palais de la Moneda bombardé par l’armée chilienne, le 11 septembre 1973. Généralement admise — si l’on fait abstraction de quelques théories fantasques, telle celle du français Serge Raffy (Libération), qui sous-entendait une participation des services secrets cubains à l’opération —, la thèse a été récemment validée par la Cour d’Appel de Santiago. C’est en juillet 2011, que les juges avaient rendu leur décision, fondée sur l’examen de la dépouille mortelle de l’ancien Président, exhumée au mois de mai précédent. Le 11 septembre de la même année, l’institution judiciaire annonçait la clôture de l’enquête liée au décès du Président socialiste.

« Je ne renoncerai pas »

Malgré plusieurs incidents, dont des échanges de coups de feu entre révolutionnaires chiliens et les forces de l’ordre dans les faubourgs de Santiago, l’énoncé de ce verdict s’inscrivait dans une volonté de « réconciliation » affichée alors par le Président Jose Pinera, et réaffirmée par ce dernier il y a deux semaines, à l’occasion du quarantième anniversaire du Coup d’Etat qui instaura pour 17 ans une dictature militaire pro-américaine sous l’égide du Général Pinochet… Publié le 9 septembre dernier, un ouvrage intitulé « Allende : Yo No Mé Rendiré » (Allende : je ne vais pas renoncer), co-écrit par le journaliste Francisco Marin et le médecin légiste Luis Ravanal, conteste la version du suicide partagée tant par la justice que par la famille du défunt Président.

Oraison laconique

Selon les auteurs, la trace d’impact de balle constatée dans le crâne de ce dernier révèlerait l’usage d’un projectile de petit calibre — qui n’aurait donc pu être tiré par la Kalachnikov offerte par Fidel Castro à Salvador Allende. Le livre pointe aussi les contradictions entre les déclarations des témoins des dernières heures du Président chilien, qui serait donc tombé sous les balles des assaillants menés par le général Javier Palacios Ruhman. À quelques pas du cadavre présidentiel, ce dernier avait laconiquement rendu compte, par téléphone, aux putschiste du succès de l’opération : « Mision cumplida. Moneda tomada. Presidente muerto ». (« Mission accomplie. La Moneda est tombée. Le Président est mort »).

Geoffroy Géraud Legros

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste, Co-fondateur - 7 Lames la Mer.

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