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Mondialisation

Amazonie, à qui est ton nom ?

1er mai 2013
Geoffroy Géraud Legros
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Privatisation du nom ? Appuyés par plusieurs puissances amazoniennes, le Pérou et le Brésil souhaitent empêcher que le nom de domaine « .amazon » devienne la propriété exclusive du géant américain du commerce en ligne.

Organisme peu connu du grand public, l’ICANN (pour International Corporation for Assigned Names and Numbers), qui régule l’accès à l’ensemble des noms de domaines, a été saisi d’une requête conjointe par le Pérou et le Brésil. Objet du litige : l’enregistrement du nom de domaine « .amazon » par la firme « amazon.eu », filiale d’ « amazon.com ».

« La région de l’Amazone constitue une part importante des territoires du Brésil, du Pérou, du Suriname, de la Guyana, de l’Équateur et de la Bolivie  », notent les deux grands États sud-américains, qui craignent qu’ « accorder à une société privée les droits exclusifs sur le nom de premier niveau générique pourrait entraver son utilisation à des fins d’intérêt public, en relation à la prise de conscience et à la protection du biome amazonien ».

L’Amazonie, vue du ciel.

Soutien argentin

Autre grief : le terme « Amazon » renvoie à l’appellation anglaise du Traité de coopération amazonien (Amazon Cooperation Treaty), dont les plaignants soulignent l’activité continue via un secrétariat permanent.

La démarche du Pérou et du Brésil est activement soutenue la Bolivie, l’Equateur, et la Guyana. A ces soutiens s’ajoute celui de l’Argentine, elle-même confrontée à une tentative d’enregistrement du nom « .patagonia » par une marque de prêt-à-porter.

On ne connaît pas la position de la France qui, avec le département de Guyane française, est elle aussi une puissance amazonienne.

Geoffroy Géraud Legros

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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