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Musique

Loya : une « Éruption » dans un ciel gris

22 octobre 2014
Nathalie Valentine Legros
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Un petit message déposé sur notre site nous invitait à découvrir Loya... Nous avons cliqué sur le lien. Éruption... Porter la voix des ainés sur des machines électroniques actuelles... 7 Lames la Mer aime ça !

Dessin : Marc Gosselin

Autant le dire d’emblée, à « 7 Lames la Mer », nous nous intéressons à la musique. A toutes les musiques. D’ici et d’ailleurs. Mais nos oreilles sont un peu blasées par des genres qui parfois ont du mal à se renouveler. Et puis, par un jour sans soleil, un éclat...

Des éclats, il y en a eu ces dernières années. On a aimé Le café serré d’un Jim Fortuné tout en saveur, tout en finesse, tout en créolitude. On a aimé le « Mayok Flér » de Zanmari Baré, écorché, pur, dont on présentait depuis quelques années déjà la féconde floraison. On a toujours en bouche le goût ancestral et étonnamment actuel — éternel — du « Lait sacré » de Labelle qui fait qu’il y a eu un avant et un après « Lait sacré », comme une marque sur la ligne du temps.

Et aujourd’hui, dans le ciel gris, « Loya » a fait « Éruption ». Celui qui nous contacte signe « Loya ». Une habile manière de signifier que l’inspiration réunionnaise revendiquée ne constitue qu’un des ingrédients de l’alchimie musicale qu’il nous invite à découvrir.

« Je suis un artiste de Normandie né à La Réunion », précise-t-il, « et j’ai sorti un album cette semaine ». On clique donc sur le lien et nos oreilles sont happés. Avec bonheur. Avec étonnement presque. Oui, il y a bien les influences réunionnaises. Oui, on ressent tout de suite le rythme ternaire ancestral. Mais on sent aussi un souffle neuf et puissant. L’alchimie musicale fonctionne entre résonances électroniques, chœurs quasi religieux, voix claires, et battements de cœur. L’album s’appelle « Éruption ». Dans le déversement de décibels, passé le premier morceau, très convaincant — disons-le très beau — on craint d’être un peu déçu par la suite... Heureuse surprise, tout l’album est de la même trempe !

Petite recherche sur le net, histoire d’en savoir plus que le dossier de presse qui nous est adressé. On retrouve la trace de « Loya » sur le site de financement participatif KisskissBankBank : « Les compositions sont toutes hybrides, un mélange d’acoustique et d’électronique ; de traditionnel et de modernité ; de rationnel et de spirituel », peut-on lire dans la présentation. « Toutes les musiques sont inspirées des rythmes du maloya traditionnel de l’île de la Réunion. L’intention de ce album est de porter la voix des aînés en se servant de machines électroniques actuelles ».

Puis on finit par identifier un « Sébastien Lejeune » autour duquel semble graviter l’aventure Loya. Avec lui, d’autres artistes : Saeed Khavarnejad musicien d’Iran (kamanche), Olivier Letur, maître tambour de Martinique, Bénédicte Marchal, chanteuse de l’île de La Réunion...

Retour au dossier de presse qui nous précise que « lorsque Sébastien quitte l’ile de la Réunion, ce compositeur multi-instrumentiste emporte dans son sac une poignée de terre, de l’eau de source, du feu et des airs familiers qui accompagnent chacune de
ses représentations. A la recherche de ses racines multiculturelles, il expérimente différentes formules musicales
 ».

Et retour à la musique et à l’album « Éruption »... « En fusionnant les musiques acoustique et électronique, je vous invite à découvrir mon univers, qui est la rencontre entre le rythme du Maloya et les ondes électroniques », précise Sébastien. « Cette alliance de tradition et modernité vous entrainera dans une randonnée musicale partant de l’océan Indien, traversant l’Afrique, en passant par l’Inde, pour se terminer en Europe ».

Dans le ciel gris d’un jour qui frisait l’ennui, « Loya » a fait irruption. Et l’« Éruption » de décibels a ravivé la flamme du magma de la vie.

Nathalie Valentine Legros

Nathalie Valentine Legros

Journaliste, Écrivain.
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