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Tribune Libre de Raymond Lauret

« Vous êtes lamentable, Monsieur »

13 septembre 2017
Raymond Lauret
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Dire en direction d’une femme : « qu’elle se démerde » alors qu’elle vient de revivre — le temps d’un procès — les coups les plus sordides qu’elle a subis, cela fait de vous un pauvre bonhomme qui se croit le maître des lieux.

L’avocat... Extrait d’une œuvre de H. Daumier. 1865.

Quelques lignes me suffiront...


Quelques lignes me suffiront pour dire à ce monsieur — qui n’a manifestement pas tout appris ni compris de la fonction d’avocat — ce que je pense de sa sortie faite ce mardi 12 Septembre sur les ondes d’une de nos télés.

Interrogé par la journaliste sur ce qu’aura à vivre encore la victime d’agressions abominables en cas d’appel du tortionnaire, Maître Hoareau, l’avocat de ce dernier, a lancé brutalement et comme si cela relevait de l’intelligence : « Qu’elle se démerde ! ».

Vous êtes lamentable, Monsieur.

Sous votre robe d’avocat, il y quelqu’un qui est appelé à défendre n’importe qui, même les pires escrocs ou voyous. Tout être humain doit être assisté quand il a commis un forfait. Suivent le réquisitoire et la sentence. On peut toujours faire appel. C’est le Droit. C’est votre droit.

"Qu’elle se démerde"...
Oeuvres de Jaeyeol Han et de Russ Mills.

Un pauvre bonhomme qui se croit le maître des lieux...


Sous cette même robe, vous semblez l’oublier ou ne pas le connaitre, il y a un être que l’on dit humain et qui doit du respect à ceux contre lesquels il a plaidé.

Dire en direction d’une femme « qu’elle se démerde » alors que cette personne — le temps d’un lourd procès — vient de revivre les coups les plus sordides qu’elle a subis (ce qu’un tribunal et des jurés ont reconnu), cela fait de vous un pauvre bonhomme qui se croit le maître des lieux.

Je vous estimais, pour votre franc parler. Là, vous avez outrepassé les règles du savoir vivre et de l’élémentaire correction. Oui, vous me faites pitié. Je le sais : vous vous en foutez. Et tant mieux pour vous si vous deviez reconnaitre que vous avez été odieux....

Raymond Lauret


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