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Musée Léon Dierx

Vite... les derniers jours « De Manet à Picasso »

22 mai 2017
Guy Martin
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Attention, derniers jours avant décrochage. « De Manet à Picasso », au musée Léon Dierx, c’est jusqu’au 4 juin. Les retardataires n’ont plus que deux petites semaines pour découvrir cette exposition.

Photo Guy Martin.

Plus de 200 œuvres exposées


Jusqu’au 4 juin — et depuis le 25 novembre 2016 —, l’exposition « De Manet à Picasso » au musée Léon Dierx réunit plus de deux cent pièces issues des collections propres au musée mais aussi des collections de la « Johannesburg Art Gallery ».

« Les pièces « locales » ne seront sans doute plus visibles pendant au moins cinq ans », précise Bernard Leveneur, directeur et conservateur du musée Léon Dierx qui a assuré avec passion et humour les visites guidées de cette exposition.

Bernard Leveneur, au cours de la visite, devant deux portraits de femmes de Louis Valtat et de Mary Cassatt. Photo Guy Martin.

Johannesburg/Saint-Denis : des collections complémentaires


Concernant les artistes marquants du milieu dix-neuvième siècle au début du vingtième siècle, le musée Léon Dierx et la « Johannesburg Art Gallery » possédaient dans leurs collections respectives des similitudes telles qu’il devenait une évidence de les rassembler pour cette exposition exceptionnelle.

Une grande part des œuvres du musée dionysien vient de la donation Vollard de 1947 [Lucien Vollard transmets alors au musée 157 œuvres provenant de la collection de son frère, Ambroise Vollard, décédé en 1939] et fait de ce lieu voué à l’art — ouvert en 1912 — le musée français ultramarin le plus important.

Le musée Léon Dierx de Saint-Denis et la "Johannesburg Art Gallery" en Afrique du Sud (entrée Sud, partie ancienne du bâtiment : la "Johannesburg Art Gallery" a été agrandie en 1987 et re-configurée avec une entrée principale désormais tournée vers le Nord).

Le rôle déterminant joué par Ambroise Vollard


En toile de fond de cette manifestation, s’impose le rôle déterminant joué par Ambroise Vollard (1886-1939), né à Saint-Denis, galeriste, marchand d’art qui a su très vite reconnaitre les talents de son époque, aider ces jeunes artistes, les exposer et constituer une incroyable collection de ces nouveaux courants picturaux dont l’impressionnisme.

Tous ces artistes, exclus du « Salon officiel » pour s’être opposés à l’académisme de l’époque, sont à l’origine de la peinture moderne. Ils ne peignaient plus seulement dans un atelier, mais dans la nature, directement par aplats de couleurs sans dessins préliminaires. Ils n’idéalisaient plus leurs sujets mais représentaient les animaux, les gens de la vie ordinaires.

Ambroise Vollard par Pierre-Auguste Renoir, 1908.

Peintures, sculptures, dessins, estampes...


Les pièces exposées sont les œuvres de quarante-cinq artistes : peintures, sculptures, dessins, estampes (plus de 170). Estampes (gravures ou lithographies) qui nous ramènent à Ambroise Vollard, également écrivain et surtout éditeur d’art.

Il sollicitera de nombreux artistes avec lesquels il collabore pour obtenir des œuvres « éditables » et ainsi mieux les faire connaitre. Il publiera également des ouvrages, en particulier de poésie, illustrés par les artistes qu’il apprécie.

Photo Guy Martin.

Des murs aux couleurs chaudes


Une fois franchi le portail du musée, monté les quelques marches et passée la porte d’entrée et l’accueil, le visiteur entre dans un lieu totalement remanié, conçu pour servir d’écrin aux pièces exposées. De grands espaces colorés, avec juste un banc posé, ici ou là. Des murs aux couleurs chaudes qui donnent de la profondeur et rehaussent les tableaux exposés sous la belle hauteur de plafond de ce bâtiment ancien.

Au début du cheminement de l’exposition, une petite pièce fait exception, comme un sas préparant le visiteur à entrer vraiment dans ce voyage pictural.

Photos Guy Martin.

Voyage où différents thèmes accompagnent la déambulation...


• Paysages de plein air : avec des peintures ou des estampes de Camille Pissarro, Claude Monet, Gustave Caillebotte, Mary Cassatt, Paul Signac…

« Le repas des canards », Mary Cassatt, vers 1894.

• Figures et portraits : avec des œuvres d’Édouard Manet et de Paul Cézanne, des portraits de femmes de Berthe Morisot, Mary Cassatt, Louis Valtat ou d’enfants de Pierre-Auguste Renoir...

« La leçon de dessin », Berthe Morisot, 1887.
« Le gamin », Edouard Manet, 1874.

• Nus féminins, réalisme et symbolisme : avec des peintures ou des estampes d’Edgar Degas, Pierre Bonnard, Charles Maurin ou Suzanne Valadon…

« Etude de femmes nues », Charles Maurin, 1896.

• La vie urbaine et les loisirs : De nombreuses estampes illustrent ce thème, de Théophile-Alexandre Steinlen, Jean-Louis Forain, Alexandre Lunois ou des « Nabis » tels Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Félix Vallotton qui se sont inspirés des estampes japonaises ou de la peinture égyptienne.

« La manifestation », Félix Vallotton, 1893.

Toute une grande allée est entièrement consacrée à Henri de Toulouse-Lautrec dont le musée peut s’enorgueillir de posséder les dix planches et la couverture de l’album de lithographies « Elles »...

L’allée "Toulouse-Lautrec" lors d’une visite guidée avec Bernard Leveneur. Photo Guy Martin.

Henri de Toulouse-Lautrec : couverture de l’album « Elles » et « Femme qui se peigne », 1896.

• Intimités familiales : On retrouve des œuvres des « Nabis » tels Édouard Vuillard, Pierre Bonnard, Félix Vallotton ou de Maurice Denis avec les planches de l’album « Amour » édité par Ambroise Vollard...

« Les Muses » (extrait), Maurice Denis, vers 1893.

• Harmonies antiques : Beaucoup d’estampes d’Henri Fantin-Latour autour de la musique et des compositeurs, ou de Ker-Xavier Roussel qui s’inspire de personnages mythologiques...

Lithographies, Henri Fantin-Latour, de 1896 à 1902. Photo Guy Martin.

• Symbolisme : Grand thème illustré essentiellement par l’univers fantasmatique d’Odilon Redon avec des lithographies de deux albums inspirés de « La tentation de Saint-Antoine » de Gustave Flaubert (1888 et 1896) et de l’album « Apocalypse de Saint-Jean » 1899...

Deux lithographies extraites de l’album « Apocalypse de Saint-Jean », Odilon Redon, (1899).

Les 100 planches de la « Suite Vollard »


L’exposition se termine, comme l’indique son intitulé, avec Picasso dont on connait l’extraordinaire carrière.

Ambroise Vollard rencontre Pablo Picasso en 1901, participe à le faire connaitre et poursuit cette relation jusqu’à sa mort.

Pablo Picasso fournira de nombreuses estampes à Vollard dont les cent planches réalisées de 1932 à 1937 qui constitueront la fameuse « Suite Vollard ».

Bernard Leveneur devant les trois portraits d’Ambroise Vollard. Photo Guy Martin.

Femmes peintres : Mary Cassatt, Berthe Morisot, Suzanne Valadon...


L’exposition montre trois des portraits que Pablo Picasso a réalisés d’Ambroise Vollard vers 1937 et quelques autres pièces datant de la fin de la « période bleue ».

Certains noms d’artistes présents dans cette exposition sont connus. Picasso, Cézanne, Gauguin, Degas, Renoir… D’autres beaucoup moins et sans doute, parmi eux, ceux des artistes femmes : Mary Cassatt, Berthe Morisot ou Suzanne Valadon.

Il ne reste plus que quelques jours pour faire cette belle rencontre !

Guy Martin

« Le repas frugal », Pablo Picasso, 1904.

Musée départemental Léon Dierx
28, rue de Paris, Saint-Denis
Tél. 0262 20 24 82
Site internet
Ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 17h30.

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