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Nouvelle route du littoral

Vers un avis favorable du Gouvernement ?

2 octobre 2013
Geoffroy Géraud Legros
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Le Gouvernement s’apprêterait à rendre un avis favorable à la construction de la Nouvelle route littorale (NLR) portée par la Région. Restent à connaître les conditions qui, selon toute probabilité, accompagneront le feu vert de l’Exécutif…

Image : la route du littoral en 1986, photo Rosine Mazin - extraite de "La Réunion vue du ciel", par Rosine Mazin, Gérard Coulon et Claude Huc. Editions du Pacifique 1986.

Selon des sources parisiennes, le Gouvernement s’apprêterait, à la suite d’une réunion ministérielle, à rendre un avis favorable vis-à-vis du projet de route littorale mis en oeuvre par la direction (UMP) de la Région Réunion, dans le cadre du protocole dit « de Matignon » révisé. Une décision qui apparaîtrait somme toute fort peu surprenante, au vu des déclarations précédentes des représentants de l’Exécutif, pour qui « le projet de nouvelle route du littoral à La Réunion, qui correspond à la volonté de la majorité des élus locaux, vise à répondre à un besoin de décongestionnement de l’île qui est réel. Il est conçu de manière complémentaire aux transports collectifs : en particulier, cette infrastructure routière permettra d’accueillir des bus en site propre. La réalisation de cette opération s’avère en outre nécessaire pour des raisons de sécurité, compte tenu de l’emplacement de la route actuelle, à proximité des falaises. »

Conditions environnementales ?

Les termes de cette réponse gouvernementale à une question posée, le 25 septembre 2012, par la sénatrice EELV, Aline Archinbaud, ne laissent guère planer de doute sur les intentions générales du Gouvernement. Restent à connaître les conditions éventuelles — et probables — dont pourrait être assorti un éventuel feu vert. Outre une possible demande d’expertise financière, les considérations environnementales seront sans doute soulevées, qui pourraient bien donner du fil à retordre aux porteurs du projet. On se souvient ainsi du véritable parcours du combattant qu’avait constitué le tracé de l’itinéraire du Tram-train par l’ancienne majorité régionale sous le regard sourcilleux des institutions chargées du respect des normes relatives à l’environnement. Le chantier d’aujourd’hui heurte particulièrement la fragilité du milieu marin, caractérisée entre autre par la sensibilité de l’écosystème à l’intrusion de matériaux exogènes, la présence récurrentes de baleines, susceptibles d’être affectées par les nuisances dues au chantier, et le risque de destruction des derniers spécimens de Pétrel noir de Bourbon, soulevé par le Conseil national de protection de la nature (CNPN), rendu le 24 juin dernier.

Geoffroy Géraud Legros

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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