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Va-t-on f... la paix aux ramasseurs de capucins-carême ?

16 février 2016
Geoffroy Géraud Legros
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Chaque année, les vagues de l’Etang-Salé ramènent les capucins sur le rivage, à la nuit tombée. Les glaneurs sont au rendez-vous ; les uniformes aussi.

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La plage de l’Etang-Salé, à la tombée de la nuit... Photo 7 Lames la Mer.

En 2012, un pêcheur de l’Etang-Salé, grand plongeur, grand manieur de gaulette et de tramail, grand mangeur et — l’un n’empêche pas l’autre — grand écologiste, nous faisait part des difficultés rencontrées par les ramasseurs de capucins-carême.

Traditionnellement, c’est vers la mi-février que l’on vient, le soir tombé, ramasser ces petits poissons échoués sur la plage de l’Etang-Salé. Une pratique qui, par définition, n’atteint pas la réserve halieutique — les poissons échoués sur le sable ont peu de chance de retourner à l’eau —, contrairement au braconnage malheureusement en plein essor, où aux pratiques de voyou qui consistent à empoissonner l’eau lors des montées de bichiques. Selon notre ami, les gardes de la Réserve Marine faisaient du zèle à l’égard des glaneurs, traquant sur la plage tout ce qui portait sac ou bertel.

Deux ans plus tard, nous relations le même type de mésaventures sur « 7 Lames la Mer », dans un contexte où l’empressement des garde-pêches confinait au scandale. En effet, ces derniers ne cessaient de traquer les amateurs de capucins, au moment même où, à quelques dizaines de mêtres de là, de mystérieux camions, non-identifiés, déversaient des hectolitres d’excréments dans l’océan, pour la plus grande joie des requins-bouledogues qui n’aiment rien tant que les eaux dégradées.

Alertée, la réserve marine n’a jamais élucidé le « mystère », pourtant d’autant moins insondable que le signalement des pollueurs a été fourni à plusieurs reprises par les riverains.

« Que vous soyez puissants ou misérables... » : sans doute est-il plus facile de traquer des ti kaniki, pour lesquels le ramassage où la pêche sont souvent les seuls moyens d’améliorer un ordinaire de riz-grain, que de chercher des noises à ceux qui sont capables d’affréter de gros camions.

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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