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Crise vénézuélienne

Un prix Nobel accuse les États-Unis

18 février 2014
Geoffroy Géraud Legros
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Figure de la non-violence, Adolfo Perez Esquivel pointe la responsabilité des USA dans les violences urbaines qui frappent le Venezuela et appelle au renforcement du Mercosur.

Artiste et architecte, figure de la non-violence, l’Argentin Adolfo Perez Esquivel a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1980.

Lors d’une conférence de presse donnée hier, le Prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel a vertement critiqué le rôle joué par les Etats-Unis d’Amérique dans la crise sociale qui secoue le Venezuela. « Il y une volonté patente de déstabiliser non seulement l’économie, mais aussi le champ politique et le champ social  », pour créer « des changements qui ne sont pas impulsés par les urnes » a déclaré l’artiste argentin. Démis de ses fonctions sous la dictature de Vidella, il fut le coordinateur des mouvements non-violents latino-américains au milieu des années 1970. Un engagement qui lui valut en 1980 le Prix Nobel de la Paix.

Nicolas Maduro. Photo : T. Magnilia.

« Des changements qui ne viennent pas des urnes »

Des manifestations de rue ont éclaté la semaine dernière dans la capitale vénézuélienne peu de temps après l’ultimatum lancé par le Président Maduro aux entreprises, sommées de plafonner à 30% leurs marges bénéficiaires. La mesure vise à juguler une inflation que les autorités de Caracas jugent «  politique ». « Ces troubles sont déclenchés à l’instigation des Américains », affirme M. Estivel, qui a souligné les progrès sociaux réalisés depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, dont « l’éradication de l’analphabétisme », « saluée par l’UNESCO » précise-t-il, rappelant les changement intervenus : « le Venezuela était autrefois un pays qui ne produisait rien, entièrement dépendant des Etats-Unis pour son approvisionnement ; dans les campagnes, les gens n’avaient pas d’eau, et n’avaient pas accès aux soins ».

Renforcer le Mercosur

Le Prix Nobel a également exhorté les grandes puissances du sous-continent à « hâter la construction du Mercosur [1] » qu’il estime « trop lente ». Le Mercosur, institué en 1991 par le Traité d’Asunción, constitue aujourd’hui la 3e zone d’intégration économique au monde, après l’Union européenne (UE) et l’ALENA, espace de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Créée en 1991 par le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, l’organisation accueille aujourd’hui l’Uruguay et le Venezuela. En 2012, lors de son intégration, la République bolivarienne avait appelé à « décontaminer » le Mercosur du « virus néolibéral ». Le secrétariat de l’organisation a affirmé dimanche soir son soutien au Vénézuéla, contre les « violences qui rompent l’ordre démocratique ».

7 Lames la Mer

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

Notes

[1Marché commun du Sud

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