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Izabel

Total Danse i shavire a nou

24 novembre 2013
Izabel
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Ce soir dimanche 24 novembre, Total Danse ferme ses portes en ouvrant l’espace aux cultures urbaines. Les meilleurs groupes de danseurs Hip-hop nous donnent rendez-vous et vont, j’en suis sûre, clore en beauté ce festival de Danse qui, une fois encore tient ses promesses.

Photo de l’affiche Total Danse 2013.

Le « gran kabar la dans hip-hop » rassemblera ainsi filles et garçons, en groupe et en solo, tous plus inventifs, plus habités par leur passion, plus conscients aussi de la place qu’ils ont conquise de haute lutte au sein de la Danse contemporaine.

Le mois de novembre qui se termine ainsi a été le mois de la Danse : La scène du Théâtre Champ Fleuri, Karo kann, La fabrik, Le théâtre du Grand marché, le théâtre Canter, Le parvis de Champ Fleuri, le Hall du Théâtre, tous ces lieux on vibré des énergies réunies des artistes et des spectateurs. Un véritable village à l’atmosphère bon enfant s’est créé ainsi soir après soir sous l’impulsion de Pascal Montrouge, toujours présent sur tous les fronts, sans laisser paraître autre chose que la bienveillance, le sourire et la disponibilité.

La performeuse Yougoslave Marina Abramovic.

La programmation, cette année encore, montre une grande connaissance de la danse contemporaine, un réel désir de la rendre populaire et accessible à tous, une ouverture sur différents styles et un souci constant de qualité. La volonté sans faille de Pascal Montrouge, sa ténacité, son talent de gestionnaire sont maintenant largement payants : Les salles étaient pleines d’un public ouvert à la découverte, sensible, enthousiaste, de plus en plus jeune, de plus en plus réunionnais.

Il faut souligner que des ateliers de pratique chorégraphique avaient été mis en place à destination de plusieurs lycées de la Réunion, des stages de formation de formateurs et de danse ouvert à tout public, ainsi que 22 ateliers délocalisés à travers toute l’île et jusqu’à Mafate. Tous ces dispositifs permettant aux jeunes réunionnais d’avoir contact avec les artistes de la danse contemporaine, danseurs, chorégraphes, enseignants, techniciens, ont largement contribué à la réussite de cette saison de danse.

Je suis, depuis plus de 30 ans, une grande amoureuse de la danse contemporaine et sans cesse avide de revoir ou de découvrir… Pascal Montrouge ne me déçoit jamais et je l’en remercie. Je ne peux m’attarder sur tous les spectacles que j’ai pu voir cette saison, tous avaient leur intérêt, leur couleur propre, leur potentiel à toucher, émouvoir, transporter, dynamiser.

Libido Sciendi. Pascal Rambert.

Je voudrais seulement citer le danseur d’origine réunionnaise Kevin Jean qui a dansé avec Nina Santes un duo tout à fait remarquable, dans un dénuement total, sans décor, sans musique et sans vêtements, sur une chorégraphie de Pascal Rambert. Ce même danseur, habité d’une énergie inclassable, a mis la danse à l’envers, pendu par les pieds et transformé en balancier humain, dans un solo qu’il a conçu et qu’il interprète, en totale complicité avec son public.

Enfin, une découverte, celle de la performeuse Yougoslave Marina Abramovic, filmée lors d’une performance au MOMA [1] de New York, présente uniquement sur l’écran d’un excellent documentaire « The artist is present ». Marina, par son regard sur chacun d’entre nous, son regard simple et nu, réussit à nous questionner sur nous- même et à faire monter en nous une émotion qui nous chavire.

« Lemossion i monte dsu nou, i shavire a nou » comme l’écrit Pascal Montrouge en présentation de ce film. Tout est dit.

Izabel

Notes

[1Museum of Modern Art

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