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Brèves de campagne

Tampon : Didier Robert cherche-t-il la sortie ?

16 février 2014
Geoffroy Géraud Legros
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Municipales du Tampon : le Président de la Région avait dérogé aux usages en laissant la première place à Nathalie Bassire. Il chercherait aujourd’hui à prendre ses distances.

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Photo : IPR

Dilettante, Didier Robert ? Depuis son élection, le Président de la Région n’a pas manqué d’étonner l’opinion par des tourné-viré inattendus, vis-à-vis, notamment, de ses positionnements territoriaux. Un temps tenté par la course à la mairie de Saint-Denis, le jeune politicien a semble-t-il ensuite jeté son dévolu sur Saint-Paul… avant de laisser la place à Joseph Sinimalé dit « Loulou » — une décision qui, on le sait, a provoqué de sérieux mécontentements dans les rangs saint-paulois de l’UMP tendance « Objectif Réunion ».

C’est finalement sur son Tampon natal que M. Robert a arrêté son choix. Devenu maire de la « capitale des Hauts » en 2006, suite à l’éviction d’André Tien-Ah-Koon, député en 2007, réélu en 2008 à la tête de la municipalité, il avait dû, après son accession à la Présidence du Conseil régional, laisser la place à son adjoint Paulet Payet, dont il devint le deuxième adjoint.

Le « baisement » a depuis « pété » entre les deux hommes ; les cantonales de 2011 ont vu le retour d’André Tien Ah Koon ; le socialiste Jean-Jacques Vlody, élu député en 2012, est en pleine ascension. Rien d’étonnant, donc, à voir Didier Robert défendre son « bout de gras » tamponnais. À défaut d’ancrage territorial, le jeune loup serait bien vulnérable face à la meute des concurrents qui, dans son propre camp, attend les prochaines régionales pour lui régler son compte. Didier Robert est donc de retour au Tampon, mais a choisi d’opérer ce « come-back » d’une manière jamais vue à La Réunion.

C’est en effet derrière la conseillère générale, Nathalie Bassire, que le Président de la Région Réunion s’est lancé dans la course aux municipales. Un choix qui déroge clairement aux usages politiques du pays, qui, contrairement aux quadrilles, met les cavaliers devant et les femmes (loin) derrière.

Pari de la modernité ? Signe de transgression, adressé à une jeunesse qui, au Tampon comme ailleurs, rejette les codes des aînés ? Anticipation des Régionales ? Calcul politique ? Quoiqu’il en soit, la stratégie, apprend-on d’une source tamponnaise, reposait sur le postulat d’une dynamique favorable à Mme Bassire. Or, la campagne de l’intéressée peine à démarrer, et, malgré un certain capital de sympathie, la jeune femme ne parvient pas à contrer l’impression d’une irrésistible ascension d’André Tien Ah Koon au sein de l’électorat de droite.

Un décevant sur-place qui, dit-on dans les milieux concernés, inciterait M. Robert à prendre la tangente. L’ancien maire rechercherait, paraît-il, une manière élégante de s’extraire d’une seconde position qui pourrait s’avérer pas si confortable que cela. Un rétropédalage qui pourrait le mener à une place symboliquement moins risquée… ou à une sortie pure et simple, si d’aventure la rouste pointait à l’horizon. Reste à savoir si M. Robert dispose encore de la marge de manœuvre nécessaire… ou si son goût pour les paris improbables s’est finalement émoussé.

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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