Categories

7 au hasard 9 avril 2015 : Zalbatros : Baudelaire en Créolie et en Créole - 2 août 2015 : Dear European taxpayers, here’s where your money goes - 2 février 2013 : 2 février 1809 : de l’« England Forest » à l’île Bonaparte - 14 mai 2013 : Cafrine Africa ! - 4 novembre 2016 : Toc toc toc... un ange frappe à la vitre (3) - 10 mai 2016 : #PanamaPapers péï : les adresses sont sur la toile... - 27 janvier 2016 : Hollywood : quand il y avait des hommes... - 12 janvier 2014 : Bois-Ozoux : touche pas à mon spot ! - 9 mars 2013 : Vers une nouvelle politique des cadres ? - 10 août : Prison Juliette Dodu : nouvelle vie après la mise à mort ? -

Accueil > Le monde > Symbole de l’autodéfense féminine, Yakiri Rubio est libre

Mexique

Symbole de l’autodéfense féminine, Yakiri Rubio est libre

7 mars 2014
Geoffroy Géraud Legros
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Emprisonnée pour avoir tué l’un de ses agresseurs à la suite d’un viol en réunion, la jeune mexicaine est sortie de prison ce matin, après une intense mobilisation.


Mexico : le 9 décembre dernier, Yakiri Rubio, âgée de 20 ans, est entraînée dans un hôtel, torturée et violée à plusieurs reprises par Miguel Angel Anaya et son frère Luis Omar. La jeune femme parvient à s’emparer du couteau de Miguel Angel et à le poignarder, au moment où celui-ci s’apprête à la tuer.

Les deux criminels prennent la fuite  ; blessé, Miguel Angel meurt peu de temps plus tard.

Interrogé, Omar accuse la jeune femme du meurtre de son frère, ce qui vaut à Yakiri d’être arrêtée et emprisonnée sur le champ, sans prise en charge médicale — seule une blessure au coude reçut, semble-t-il des soins hâtivement prodigués par un ambulancier.

La jeune femme se voit aussi refuser l’accès à la pilule contraceptive et au traitement d’urgence contre le VIH auxquels la loi mexicaine donne pourtant droit à la suite d’un viol.

Manifestation pour la libération de Yakiri rubio. Photo : #YakiriLibre

Les parents de Yakiri alertent l’opinion, soutenus par des associations, dont la très active « Madres del Heavens » et la militante emblématique Norma Andrade, fer de lance de la lutte contre le véritable « féminicide » qui se déroule au Mexique, sur fond de narcotrafic et de démantèlement de l’État social.

Après 86 jours de prison, la jeune femme, inculpée pour « légitime violence excessive », a bénéficié hier d’une libération sous caution. Cette mesure constitue une victoire pour le mouvement de protestation qui prend de l’ampleur dans le pays, propagé via les réseaux sociaux par le mot-dièse (hashtag) #YakiriLibre.

Le mot-dièse (hashtag) #YakiriLibre a rallié les soutiens au mexique et au-delà. Ici, à Los Angeles. Photo : #YakiriLibre

La caution a pu être réunie grâce à une collecte et à l’aide d’élus du Parti de la révolution démocratique (PRD), majoritaire dans la capitale. Au sortir de prison, la jeune femme a dénoncé une nouvelle fois le « machisme » et demandé à être protégée par la police.

« Mon agresseur est en fuite et je veux qu’il paie pour ce qu’il m’a fait ». Toujours inculpée, la jeune femme est devenue symbole de l’autodéfense féminine face aux agressions.

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter