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Le visage retrouvé de l’Incorruptible

Robespierre : sa tête en vaut la peine

15 décembre 2013
7 Lames la Mer
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Un spécialiste mondial de la reconstitution faciale a restitué le visage de « l’Incorruptible ». Celui qui déclara : « Périssent les colonies et les colons si... »

Image : Philippe Froesch - Visualforensic - Batabat

Robespierre était d’une grande coquetterie, et c’est sans doute pour masquer sous la poudre les crevasses laissées sur son visage par la petite vérole qu’il passait, rapporte-t-on, des heures devant les miroirs de son cabinet de toilette. C’est à un spécialiste de la reconstitution faciale originaire de Mulhouse (Alsace) et installé à Barcelone que l’on doit la saisissante réapparition du visage de Maximilien de Robespierre, surnommé « l’Incorruptible » et guillotiné à l’âge de 36 ans par les « fripons » qu’il avait dénoncé la veille sans les nommer, dans un discours du 8 Thermidor qui demeure un monument d’éloquence. Philippe Froesch, connu pour avoir « retrouvé » les visages de Bolivar et d’Henry IV à partir de crânes, a utilisé ici un masque mortuaire de plâtre réalisé par l’alsacienne Marie Grosholtz, « devenue célèbre ensuite sous le nom de Madame Tussaud », nous apprend le journal « l’Alsace ».

« Le procès de Robespierre fut jugé mais non plaidé  », selon la formule de Cambacérès. Avec un bilan de 20.000 morts, dont un nombre conséquents d’accapareurs, d’affameurs et de spéculateurs, la Terreur est une séquence bien moins sanglante que maints autres épisodes de l’Histoire de France. Elle a pourtant été érigée en borne sanglante du récit national français…sans doute en écho à la crainte que continue de susciter, parmi les puissants, ce court moment où ils ont craint de perdre les rênes du pouvoir et de la richesse.

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Extrait de l’intervention de Robespierre du 13 mai 1791, en faveur de la citoyenneté des « libres de couleur » et contre la constitutionnalisation de l’Esclavage réclamée par le Martiniquais Moreau de Saint-Méry.
« (...) Dès le moment où dans un de vos décrets, vous aurez prononcé le mot esclaves, vous aurez prononcé et votre propre déshonneur et le renversement de votre Constitution.
Je me plains au nom de l’Assemblée elle-même, de ce que, non content d’obtenir d’elle tout ce qu’on désire, on veut encore la forcer à l’accorder d’une manière déshonorante pour elle et qui démente tous ses principes.
Si je pouvais soupçonner que, parmi les adversaires des hommes de couleurs, il se trouvât, quelque ennemi secret de la liberté et de la Constitution, je croirais que l’on a cherché à se ménager un moyen d’attaquer toujours avec succès vos décrets pour affaiblir vos principes, afin qu’on puisse vous dire un jour, quand il s’agira de l’intérêt direct de la métropole : vous nous alléguez sans cesse la Déclaration des droits de l’homme, les principes de la liberté, et vous y avez si peu cru vous-mêmes que vous avez décrété constitutionnellement l’esclavage. L’intérêt suprême de la nation et des colonies est que vous demeuriez libres et que vous ne renversiez pas de vos propres mains les bases de la liberté.
Périssent les colonies, s’il doit vous en coûter votre bonheur, votre gloire, votre liberté. Je le répète : périssent les colonies et les colons s’ils veulent, par des menaces, nous forcer à décréter ce qui convient le plus à leurs intérêts.
Je déclare au nom de l’Assemblée, au nom de ceux des membres de cette Assemblée qui ne veulent pas renverser la Constitution, au nom de la nation entière qui veut être libre, que nous ne sacrifierons aux députés des colonies, ni la nation, ni les colonies, ni l’humanité entière...
 »

L’esclavage sera aboli le 4 février 1794. Le décret sera appliqué à Saint-Domingue et en Guadeloupe, mais non en Martinique, alors sous occupation britannique…ni à Maurice (alors Île de France) et à La Réunion, du fait de l’opposition des colons.

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