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Madagascar

Phare d’écologie entre prison et paradis

30 avril 2017
Francisco Colaço Pedro
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Samuel est arrivé enchainé sur la plage de Nosy Lava. C’était en 1980 ; il avait 22 ans et était condamné à perpétuité. Il sera emprisonné dans le bagne de cette petite île située au nord-ouest de Madagascar jusqu’en 2000, lorsque le triste établissement ferme ses portes. Aujourd’hui, ainsi que quatre autres anciens bagnards, Samuel vit à Nosy Lava. Il a apprivoisé un martin qui mange dans sa main... Mais depuis deux ans, il expérimente avec l’association « Opti’pousse Haie » une nouvelle manière de vivre en harmonie avec les resources naturelles de son environnement. Histoire d’une association réunionnaise sur l’île de Nosy Lava...

Photo : Francisco Colaço Pedro.

Nosy Lava, l’île au bagne ténébreux


Île sacrée, île maudite, île oubliée. Nosy Lava est surtout connue pour son bagne ténébreux qui a jadis enfermé des militants pour l’indépendance de Madagascar. D’anciens bagnards se sont mélangés à une population « prisonnière » au paradis, survivant de la pêche et de faibles cultures.

Aujourd’hui, la jeune association réunionnaise « Opti’pousse Haie » s’engage contre la déforestation, la destruction de l’écosystème marin, le braconnage de tortues à Nosy Lava.

Son but ? Défendre l’autonomie de la population et en faire un modèle écologique pour ce pays sanctuaire de la biodiversité mondiale qu’est Madagascar.

Photo : Clement Andrzejewski, OPH.

Récifs coralliens cachés dans l’eau turquoise


Le vieux phare trône sur l’île. Du haut de l’impressionnante tour de rouille, le panorama est vaste. Des récifs coralliens cachés dans l’eau turquoise. Deux exubérantes étendues de mangroves. Des plages de sable clair, où plusieurs espèces de tortues viennent pondre.

Quand le soleil embrasse l’océan, c’est l’heure de pointe sur les petits chemins : on voit de nombreuses silhouettes transportant de l’eau entre les puits et les villages.

Soudain, une curieuse caravane de jeunes vahazas (blancs) et Malgaches dépasse la colline. À l’épaule, ils portent des tentes, des outils de cuisine, des appareils scientifiques.

Photos : FCP.

« Nous ne pouvions rester les bras croisés »


Voici déjà deux ans que les membres d’Opti’pousse Haie (OPH) ont débarqué pour la première fois sur cette île oubliée qu’est Nosy Lava.

« Nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure au cours d’un séjour à Madagascar. Nous ne pouvions rester les bras croisés face à la déforestation, à l’exploitation sans scrupule des ressources naturelles par les étrangers et à la misère sociale grandissante », expliquent les fondateurs de l’association, des amis qui ont partagé les bancs de l’Université de La Réunion.

On a du mal à croire aux menaces qui planent sur le fabuleux écosystème et sur les modes de vie de ces côtes sauvages d’Analalava, un des districts les plus reculés au Nord-Ouest de Madagascar. 


« Avant on était riche, maintenant on est pauvre »


« Les habitants ont réalisé que leur petit bout de paradis, leur gagne-pain, bien qu’il soit coupé du reste du monde, se dégrade à vue d’œil. Les stocks de poissons sont en chute libre et le couvert végétal littoral diminue de jour en jour.

Que ce soit l’exploitation du bois de mangrove ou le pillage des pêcheries, ils voient leurs richesses partir, mais ils ne touchent que dalle. Ils disent “avant on était riche, maintenant on est pauvre” », dénonce Anthony, coordinateur du projet « Fanantenana Analalava », « Un espoir pour Analalava », en français.

Ce projet est le fruit de l’heureuse rencontre entre OPH et une association locale, « Analalava Tia Fandrosoana » (ATF), ou « Analalava Aime le Développement ». « Ils se battaient pour protéger la mer, mais ils ne savaient pas comment le faire. Le destin nous a mis là ! » résume-t-il.

Exemple de déforestation à Madagascar, ici à Morondava. Photo : Frank Vassen.

Un travail aussi dur que passionnant


À la nuit tombée, on installe le campement à côté d’un village ; on cherche du poisson et des cocos, on fait à manger au feu de bois et on mange par terre.

Demain, et pendant toute la semaine, il y aura du boulot. Cartographier et recenser les mangroves, les récifs coralliens, les bancs de sable, les herbiers et les récifs rocheux.

Poser des stations d’observation pour évaluer annuellement l’état de santé des lagons. Recenser et interroger les pêcheurs sur leurs activités. Un travail aussi dur que passionnant.

Vue partielle de l’île de Nosy Lava.
Source : Google Earth.

Pour que la population « se réapproprie ses ressources »


« Ce sont des écosystèmes extraordinaires, dont l’état de conservation a de quoi faire pâlir le reste de la grande île, et qui n’ont jamais été étudiés », explique Anthony.

Si leurs efforts portent leurs fruits, l’île deviendra bientôt le cœur d’une Aire Marine Protégée Communautaire — le moyen choisi pour combattre les « carnages écologiques » et pour que la population « se réapproprie ses ressources ».

À huit miles nautiques, sur la grande île, se trouve Analalava, capitale du district et berceau du projet.

Outre la création de l’aire protégée, le rêve que partagent OPH et ATF est qu’à terme cette petite ville de pêcheurs serve de modèle pour tout le reste de Madagascar.

Bemitera, de l’association locale ATF, est devenu un véritable père pour les jeunes écologues. Photo : OPH.

Créer une alternative à la déforestation


« Notre priorité est la formation de la population. Avec elle, nous travaillons sur différentes pistes : le recyclage des déchets, la permaculture, la mise en place d’une filière de charbon de paille, pour créer une alternative au charbon de mangrove et à la déforestation », raconte Bemitera, le mentor d’ATF. Père de huit enfants, il est aussi devenu un véritable père pour ce groupe.

C’est dans la petite maison qu’il construisait pour en faire une épicerie et assurer sa retraite que les jeunes établissent leur quartier-général.

Au lieu de beignets de banane ou de jus de tamarin, ce sont des objets bien plus exotiques pour les parages qui remplissent les rares étagères : des livres sur l’océanographie, l’écologie maritime, les baleines…

Un des jeunes engagés auprès d’OPH évoque le fonctionnement du lagon avec habitants de Nosy Lava.
Photo : OPH.

« C’est comme une petite université ! »


Bemitera en est ravi. « C’est comme une petite université ! Il y a beaucoup de livres qui viennent de France et les jeunes universitaires viennent partager leur savoir avec les jeunes Malgaches, qui en bénéficient ».

« Ce que j’adore, là dedans, c’est que c’est un échange », dit Anthony. « Nous et nos collègues et amis malgaches, nous partageons tout : on cuisine, on va chercher de l’eau, du bois, on pêche, on vit ensemble dans le respect des autres. Les villageois nous invitent tout doucement à vivre avec eux, à leurs cérémonies, à partager leurs valeurs. On vient partager un savoir-faire scientifique et en retour on découvre de nouveaux concepts de vie, des choses que l’on n’a pas chez nous ».

Photo : FCP.

Un petit caillou sur le chemin d’Opti’pousse Haie


« Ils demandent “pourquoi vous êtes là, qu’est-ce-que vous avez à gagner ?” On a fait des études et on a appris plein de choses mais, dans le monde dans lequel on vit, deux options sont données aux jeunes : soit être saisonnier, soit être chômeur », s’explique Anthony.

Ils ont choisi de ne pas laisser tomber leurs passions et compétences, de créer leur propre voie et de l’ouvrir pour d’autres. En effet, OPH permet à de jeunes diplômés qui n’ont pas d’expérience d’en acquérir en participant comme bénévoles.

« J’ai entendu parler de l’association pendant mon stage à La Réunion », rappelle Charlotte, jeune agronome qui a décidé de venir elle aussi laisser son petit caillou sur le chemin d’Opti’pousse Haie.

Bemitera et Charlotte testent le premier tas de compost d’Analalava. Photo : FCP.

« Mon rêve pour ma terre natale »


À chaque lever du jour, avec Bemitera, elle quitte le village vers son champ. « J’ai entendu parler de permaculture par les jeunes d’OPH. Ce sont des techniques très intéressantes pour ici et je commence à les appliquer avec la culture du manioc, des arachides, des haricots blancs, des manguiers, des citronniers et des ananas », raconte Bemitera, dont la famille a toujours cultivé la terre.

Ensemble, ils testent le premier tas de compost d’Analalava. « Tous les déchets et mauvaises herbes font du compost. On n’utilise pas de produits chimiques », explique-t-il. « Je veux que ce terrain soit comme une vitrine, pour les autres agriculteurs. Si la permaculture évolue, si chacun a son jardin, on pourra éradiquer l’insuffisance alimentaire, la malnutrition et les maladies. Voilà mon rêve pour ma terre natale ».

Samuel, ancien prisonnier du bagne ténébreux, est destiné à rester à Nosy Lava jusqu’à la fin de ses jours. Photo : FCP.

Samuel, 22 ans, est arrivé enchainé sur cette plage


Samuel avait 22 ans quand il est arrivé, enchainé, sur cette plage en 1980. Le sourire persiste, mais les ténèbres ont, semble-t-il, effacé à jamais l’éclat dans ses yeux.

Le bagne de Nosy Lava, où il était condamné à perpétuité, a fermé ses portes en 2000. Mais lui et quatre autres anciens bagnards restent toujours sur l’ile — destinés à y vivre jusqu’à leur mort.

Ce goulag tropical, créé en 1911 par l’administration coloniale française, enfermait des condamnés de droit commun (souvent accusés de vol de zébus) et des résistants au colonialisme, forcés à travailler dans la construction d’un barrage ou dans les champs, nourris une fois par jour d’un bout de manioc ou de maïs.

Photo : FCP.

L’île tombe dans l’oubli...


Symbole de la sanglante répression française, le bagne de Nosy Lava a abrité les militants qui n’ont pas été assassinés lors de l’insurrection anticoloniale malgache de 1947. « Beaucoup d’anciens politiciens de Madagascar sont passés par Nosy Lava », raconte Bemitera.

En 1960, l’État malgache remplace l’État français — mais les déportations et les atrocités continuent. L’île tombe dans l’oubli, les voiliers ne s’y arrêtent plus. Le bagne ne fermera ses portes que lorsqu’un journaliste malgache révèle la réalité choquante cachée derrière ses murs. Plusieurs prisonniers squelettiques auraient purgé jusqu’à dix fois leur peine, d’autres seraient restés quinze ans en attente de jugement.

Samuel doit encore se présenter mensuellement aux autorités. « Mais je ne rentrerai pas à Antananarivo », avoue-t-il, « Nosy Lava est calme ». Dans la capitale de Madagascar, sa famille ne sait plus s’il est mort ou vivant.

Insurrection de 1947. Rebelles malgaches après leur arrestation.

Un martin triste vient manger dans sa main


À quelques centaines de mètres des ruines de son cauchemar, Sam a érigé sa maison. De la terre dure et sèche, il essaie de faire pousser du manioc et quelques bananiers.

Les idées apportées par OPH se propagent et lui aussi expérimente déjà la technique du paillage pour ses bananiers.

Un compagnon ne le quitte jamais : un martin triste, oiseau qu’il a adopté et qui vient manger dans sa main. Interdit de s’envoler, aussi, Samuel doit trouver ici de quoi se nourrir.


Ils tranchent une nageoire. Une deuxième... La tortue pleure


À moitié dévoré par la nature, le bagne héberge une nouvelle cruauté : il est devenu le fief des braconniers. « Ils ont abattu toutes les tortues des herbiers du nord de l’ile », s’indigne Emilie, bénévole d’OPH. « Ils viennent du nord de Madagascar, courent après l’ivresse, pillent sans scrupules ni considération des oeufs fécondés. Un génocide financé par la corruption et l’égoïsme ».

Son travail d’enquête l’amène dans les ruines à la rencontre de ces hommes — et elle assiste à un spectacle révoltant. Ils tranchent une nageoire. Une deuxième. La tortue pleure. Quand Emilie n’en peut plus, elle prend le couteau et lui coupe la gorge.

Lors d’un kabary (palabre) sous l’arbre sacré du village, les jeunes malgaches d’OPH expliquent à la population le rôle écologique des tortues : elles sont les jardinières, les organismes clefs des lagons.

Photo : OPH.

Quand il y aura un désert ici...


Des femmes comprennent que sans elles le lagon mourra, et s’exclament : « les gars, ce n’est pas demain qu’on arrête de pêcher les tortues, c’est aujourd’hui ! ».

D’autres expriment leur impuissance. La revente d’une tortue est évaluée à 60 euros, dans un pays où le salaire minimum avoisine les 30 euros mensuels.

« Certes, on ne peut pas proposer des solutions qui rapporteront plus que le braconnage. Mais aurez-vous assez d’argent pour mener une belle vie quand tout sera mort ? », interroge Anthony. « Je comprends que ce soit dur et qu’on n’ait pas forcément envie de pousser la réflexion et penser à demain. Mais comment fera-t-on quand il y aura un désert ici ? Si on en prend soin maintenant, il y aura plus de poissons, plus de richesse. Les enfants galèreront moins, et ils pourront toujours vivre selon les coutumes que vous aimez protéger ».

L’île de Nosy Lava. Photo : mwanasimba.

Un pays vert...


Madagascar est un des sanctuaires de la biodiversité mondiale : 80% de ses espèces ne se trouvent nulle part ailleurs. Mais, de sa forêt initiale, il ne reste aujourd’hui que 5%.

« Avant c’était fady [interdit culturel] de toucher les mangroves. C’était un pays vert. Maintenant la population augmente, il n’y a pas de travail, et on détruit les forêts », regrette Bemitera. « Mais à Analalava beaucoup de coutumes traditionnelles persistent. On a beaucoup de plantes médicinales », explique-t-il. « Ce sont des richesses que je veux garder ».

À Nosy Lava reposent des rois « Sakalava », et l’île demeure un haut lieu de prière pour ce groupe culturel.

Structure hôtelière sur l’île voisine : Nosy Saba. (Source Splendia). L’île de Nosy Saba a été privatisée et transformée en complexe de vacances. Les villages de pêcheurs ont disparu...

Un monde « mora mora » encore épargné...


« Ici on garde cette manière de vivre en autonomie, cette manière de savoir prendre son temps et d’apprécier, de respecter les éléments : écouter la mer, regarder les vents », remarque Anthony.

Les boutres, bateaux en bois à voile arabes, et les lakanas, pirogues traditionnelles à balancier, restent les transports les plus répandus. Les différentes espèces animales et végétales partagent un monde « mora mora » (doucement, doucement), encore épargné par la machine du « progrès » capitaliste.

Pourtant, elle avance, cette machine ! Au nord de Nosy Lava, l’île voisine Nosy Saba a été privatisée et transformée en complexe de vacances : les villages de pêcheurs ont été remplacés par une piste d’atterrissage, un terrain de golf et des lits à 200 euros la nuit. Au sud, les tortues, baleines et lakanas pourraient bientôt faire place à de gros cargos sur l’exceptionnelle Baie de Narinda, convoitée pour y construire un pharaonique port en eau profonde.

Pirogue traditionnelle à balancier. Illustration extraite d’un récit édité en 1868, intitulé « Recherches sur la faune de Madagascar et de ses dépendances », d’après les découvertes de François P. L. Pollen et de D. C. Van Dam.

Un projet qui n’a pas encore trouvé les financements souhaités


Au-delà de la coordination des activités d’OPH, Anthony met en place un jardin en permaculture et doit travailler comme animateur auprès de la coopération française à Majunga — 400 km et plus d’une journée de route au sud d’Analalava —, parcours qu’il répète inlassablement.

Un tiers de son salaire d’animateur est dédié au fonctionnement de « Fanantenana Analalava » et à payer les jeunes insulaires. La totalité de son cœur est dédié à ce projet qui, ayant juste franchi le cap des deux ans d’existence, n’a pas encore pu trouver les financements souhaités.

« Les pessimistes disent toujours “Mada ceci, Mada cela, c’est corrompu, ça sert à rien ce que vous faites. Mais comment les choses sont-elles faites ? Les personnes sont-elles vraiment intègres ?” Si je n’avais pas voulu vivre ça, je serais resté en Europe pour travailler comme un galérien. Au moins j’ai bonne conscience et ça me permet de boire des noix de coco au bord de la mer », dit en souriant le Lillois.

Photo : OPH. (Extrait)

Quand la coopération devient du néo-colonialisme...


« Si les gens ne sont pas impliqués », observe Anthony, « la coopération devient du néo-colonialisme. Qu’il y ait toujours des pauvres pour qu’il y ait toujours des riches. Personne ne propose de donner des semences libres, par exemple. Les grosses organisations donnent des graines d’entreprises multinationales, avec tous les produits, outils et crédits qui vont avec. Il y a beaucoup d’humanitaire mais il s’agit en fait d’implantation de marchés. Faire rentrer les gens dans la société de consommation, dans la grosse machine. Nous, c’est tout l’inverse. Je n’ai pas envie de les faire rentrer dans un délire comme ça, mais plutôt de contribuer à ce que la population soit autonome. Et ça vaut le coup d’être tenté, de montrer à la population qu’elle a tout à gagner à protéger l’environnement. On a déjà eu plein de petites victoires. Règlementer la pêche et arrêter le braconnage de tortues serait une victoire monstrueuse », conclut-il.

Photo : Clement Andrzejewski, OPH.

Les solutions sont là, sous la surface de l’eau...


« Seul, on va vite ; ensemble, on va loin. La création d’une Aire Marine Protégée à Gestion Communautaire apportera des réponses concrètes aux attentes de la population, en protégeant la richesse culturelle et naturelle. Les solutions sont là, sous la surface de l’eau. La nature est sauvage, luxuriante et fascinante », constate Emilie. « Analalava, Nosy Lava... c’est comme surfer une vague monumentale : on sait quand on la prend mais on ne sait ni quand ni comment on en ressortira. On ne peut qu’apprécier l’instant ».

Francisco Colaço Pedro

Pour en savoir plus sur l’association « Opti’pousse Haie » :

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