Categories

7 au hasard 15 septembre 2013 : Allende, nous continuons à t’entendre ! - 29 janvier : Amrita Sher-Gil, l’étrange vie de la Frida Kahlo indienne - 9 mai 2015 : Nouvelle route du littoral : ingérence politique de la Commission européenne - 27 mars 2013 : Pour mettre la chanson québecoise en l’air... - 29 mars 2015 : Clotilde, la femme qui a vu Sarda - 19 novembre 2013 : Dormir sous l’eau à Zanzibar - 23 décembre 2012 : Qu’est devenu le billet d’avion à 600€ toute l’année ? - 3 juillet 2014 : Jean-Pierre Marchau : « l’incinération n’est pas une fatalité ! » - 17 janvier 2014 : Les dockers prêts à tendre la main... ou le poing ! - 26 février 2015 : « Pas de compétition entre République laïque et liberté de culte » -

Accueil > La Réunion > Politique réunionnaise > Parc national : « Je-m’en-foutisme », ou « arrangements derrière la cuisine » (...)

Mario Lechat

Parc national : « Je-m’en-foutisme », ou « arrangements derrière la cuisine » ?

19 janvier 2015
Geoffroy Géraud Legros
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Après Jean-Jacques Vlody, André Tien-Ah-Koon, Olivier Rivière et bien sûr Thierry Robert, Mario Lechat joint sa voix aux critiques d’élus visant le Parc national. Une structure dont la Charte a été adopté à Sainte-Marie, dans le cadre d’une inhabituelle entente entre une majorité municipale apparentée UMP et une opposition socialiste pourtant réputée radicale...

Plus de 30% de la commune de Sainte-Marie est concernée par le Parc national : Mario Lechat réclame l’organisation d’une « consultation populaire ».

Mario Lechat n’en démord pas : il y a quelque chose d’étrange dans le consensus qui a présidé à l’adoption de la Charte du Parc national à Sainte-Marie, lors du Conseil municipal tenu le 16 décembre dernier.

« Un enjeu décisif pour l’avenir de la commune  », précise l’opposant et conseiller communautaire (LPA), qui note « l’absence du maire » lors de cette session, effectivement présidée par le premier adjoint et conseiller général sortant, Richard Nirlo. Mario Lechat, qui revendique un statut d’opposant « constructif » et « opposé aux invectives » qui, « au final, font le jeu de la majorité qui se retrouve ainsi dispensée de répondre sur le fond » se dit cette fois « troublé » par le « silence de Christian Annette », opposant socialiste.

« M. Annette n’hésite pas à traiter M. Lagourgue de despote colonial. C’est un terme que je récuse : Jean-Louis Lagourgue est élu par le peuple depuis un quart de siècle.
Mais concernant le parc M. Annette a voté sans dire un mot, à l’unisson de la majorité ».

Un accord en effet bien surprenant, tant les relations entre le maire de Sainte-Marie et son opposant le plus direct n’ont cessé d’être tendues au cours des dernières années. Pour Mario Lechat, l’explication pourrait bien se trouver « de l’autre côté du Pont de la Rivière des Pluies » où Gilbert Annette, frère du leader socialiste saint-marien, « a fait adopter à l’unanimité la Charte du parc national, le 20 novembre dernier ».

Une décision que le dirigeant saint-marien du LPA dit respecter : « Saint-Denis a ses enjeux, sa structure urbaine, ses problématiques. Saint-Denis, c’est Saint-Denis, mais Sainte-Marie, c’est Sainte-Marie. Sainte-Marie est une commune rurale. Or, le Parc national maîtrise entièrement ce qui se déroule dans le cœur de Parc, qui couvre plus de 30% de la Commune. Une institution non-élue, la direction du parc, y est désormais le maître du jeu. Les pouvoirs essentiels du maire lui sont transférés, sans que personne n’ait eu son mot à dire ».

« Même le deuxième adjoint de M. Lagourgue l’a soulevé lors de ce fameux conseil : le développement touristique est hypothéqué dans les Hauts ».

Seuls les espaces en rose ne sont pas concernés par le Parc national des Hauts.

Mais Mario Lechat va plus loin dans la critique : la menace pèse selon lui sur « les activités traditionnelles, celles des tisaneurs, les cultures authentiques, le mode de vie des Hauts et le tourisme de la classe moyenne », que l’élu LPA craint de voir disparaître « au profit d’écolodges hors de prix ».

« Comment M. Lagourgue, qui n’a cessé d’agiter la menace d’une annexion de Sainte-Marie par la capitale, peut-il ainsi se déposséder sans sourciller, sans même être présent, d’une partie de ses compétences ?

Pourquoi l’opposition socialiste qui d’habitude s’oppose à tout ce que fait la municipalité, a-t-elle voté avec la majorité sur ce sujet crucial ? Comprennent-ils les dossiers ? A-t-on à faire à du je-m’en-foutisme… ou à des arrangements derrière la cuisine » ? S’il n’apporte pas de réponse à cette question, Mario Lechat estime que la construction du Parc « s’est faite sans que les Réunionnais soient en mesure de donner leur avis, sans réelle information sur leur devenir ».

Un déficit démocratique auquel il entend remédier, en exigeant du maire de Sainte-Marien l’organisation d’une « consultation populaire ».

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter