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Débat

Oté Joseph arèt in kou…

17 mars 2014
Geoffroy Géraud Legros
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On ne peut pas être et avoir été : à l’issue de la campagne saint-pauloise, l’adage colle à la peau de Joseph Sinimalé....

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À l’instar, je suppose, de la plupart de ceux qui ont regardé le débat consacré aux élections municipales à Saint-Paul, j’ai été saisi par le décalage, disons, dialectique, entre Joseph Sinimalé et les deux autres candidats, la maire sortante Huguette Bello (PLR) et Ary Yee Chong Tchi Kan (PCR).

On peut dire que c’est entre ces derniers qu’ont eu lieu les véritables échanges de nature politique, chacun déroulant une vision, un projet, un programme ; et il n’a échappé à personne que la maire, par ailleurs largement favorite, a dominé le débat.

Il faudrait en revanche une mauvaise foi partisane poussée jusqu’au fanatisme pour prétendre avoir compris quoi que ce soit aux discours de M. Sinimalé, qui n’a terminé aucune de ses phrases et n’a fait, finalement, qu’ânonner un « je serai un maire à la disposition des Saint-Paulois », ritournelle visant la qualité de députée-maire de son opposante et sa situation de « cumul », qui l’empêcherait paraît-il de gérer sa commune — la critique de ceux qui n’ont rien à dire.

Je n’avais pas eu l’occasion de revoir « Loulou » Sinimalé dans ses œuvres, depuis sa traversée du désert politique — traversée qu’il a, dit-on, affrontée avec un grand courage mental et physique.

De sa prestation, je retire l’impression que les temps ont réellement changé, et qu’il n’est plus guère pensable qu’un personnage de ce genre arrive aux commandes de la plus grande commune de La Réunion (qui est aussi la plus grande, en superficie, de la République française).

Non point que je considère l’expertise et la qualité d’homme (ou femme) « de dossiers » comme des qualités politiques premières ; j’ai même plutôt l’impression que les « grands gestionnaires », souvent autoproclamés, font les pires édiles, que les électeurs ont, par ailleurs, vite fait d’éjecter.

Mais il faut un minimum de cohérence et de sérieux, tout de même, pour se présenter devant les électeurs : or, M. Sinimalé ne parvient pas à prononcer une phrase sans se prendre les pieds dans le tapis, et n’est pas même arrivé à expliquer s’il partait ou non sous le label UMP.

Mon impression est renforcée par la (pathétique) offensive lancée aujourd’hui par l’intéressé contre Huguette Bello. Scandale ! Mme la maire paierait simplement les factures d’un local, et « n’habiterait » donc pas Saint-Paul.

C’est dire à quel niveau se situe le discours de la prétendue « reconquête » — et on notera au passage qu’Huguette Bello n’avait même pas eu à payer les fameuses factures, puisque, députée, elle est loisible de se présenter dans la commune de son choix, et ce dans l’ensemble du département… Tout cela, en un mot, sent très fort le has been et les fonds de tiroir idéologiques, ou, comme disent les jeunes, la « louze ». Oté Joseph, arèt in kou !

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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