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Crise portuaire

« On ne les laissera pas licencier »

18 mai 2013
7 Lames la Mer
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Après la désignation d’un médiateur par la Préfecture, les dockers réaffirment leurs détermination contre les licenciements annoncés par le patronat portuaire.

Danio Ricquebourg

Près de 150 personnes se sont rassemblées ce soir face aux grilles toujours fermées de l’enceinte portuaire, en solidarité avec les dockers. Voici maintenant 15 jours que ceux-ci ont engagés un mouvement de grève, pour protester contre le licenciement d’environ la moitié des manutentionnaires du GIE « Sermat » et pour le transfert aux dockers réunionnais des activités de maintenance liées aux chariots cavaliers. La mobilisation empêche tout déchargement de conteneurs depuis le 3 mai, neutralisant l’une des deux seules portes d’entrées des marchandises du pays… Après plusieurs réunions infructueuses, les représentants du patronat portuaire ont subitement annoncé hier leur volonté d’externaliser l’ensemble des services de la SERMAT, portant le conflit à son paroxysme.

"Gros blancs"

Une montée en intensité que le Préfet a tenté d’enrayer en confiant la médiation entre les deux parties à Alix Séry, personnalité respectée et consensuelle. Une nomination accueillie avec bienveillance sur les docks, où l’on réaffirme une détermination sans faille, notamment sur la question des licenciements. « On ne tend pas la main pour avoir de l’argent, on veut travailler. On est formés, qualifiés, on sait faire notre boulot  » a déclaré à la tribune le syndicaliste Danio Ricquebourg (photo). « On ne peut pas prendre l’argent de l’Etat, avec la défiscalisation, et ensuite foutre les gens dehors. Alors qu’on a embauché des gens qui sont venus de France ! On m’a traité de raciste parce que j’ai dit cela, et on m’a demandé de faire des excuses, parce que j’ai parlé des gros blancs. Et bien j’ai dit que je ne ferai pas d’excuses, qu’ils fassent, eux, des excuses aux travailleurs. On ne les laissera pas licencier alors qu’ils font des bénéfices. Notre position est claire : c’est non. Je comprends le préjudice subi par les petites entreprises, mais face à ce patronat-là, il n’y a que la lutte qui paye  ».

7 Lames la Mer


Dans le cadre du conflit qui affecte actuellement « Port Réunion », nous avons l’honneur de solliciter votre médiation, les patrons ayant décidé de rompre le dialogue.

Effectivement, il n’est pas acceptable, compte-tenu de la situation sociale catastrophique que connaît actuellement notre île, que les acconiers maintiennent leur volonté d’externaliser la maintenance des charriots cavaliers, annonçant même désormais le licenciement de la presque totalité des travailleurs de la SERMAT.

Aujourd’hui, il n’est pas acceptable que sur le port, de telles pratiques soient mises en œuvre au détriment de l’emploi et de la promotion des Réunionnais. Il s’agit là d’une provocation et d’une atteinte caractérisée aux droits des travailleurs. Nous n’entendons pas céder face aux intimidations et aux menaces que ces patrons font peser de plus en plus sur les emplois des travailleurs de la SERMAT.

Nous continuerons notre juste combat pour la sauvegarde des emplois car le patronat est sur le point de mettre à exécution sa menace d’externalisation. Les dockers poursuivront donc cette grève dont les légitimes revendications recueillent de nombreux soutiens et suscitent des témoignages de sympathie et de solidarité. Ce ne sont pas les travailleurs qui prennent l’économie de l’île en otage mais bel et bien les acconiers qui utilisent cet argument pour faire pression tant sur les travailleurs que sur les chefs d’entreprises confrontés désormais aux ruptures de stocks.

Monsieur le Préfet, nous vous demandons solennellement de tout mettre en œuvre afin de ramener les patrons à la table des négociations, ceci dans l’intérêt de la population et des travailleurs. Nous demandons que le dialogue reprenne dans un esprit constructif afin que des solutions acceptables soient élaborées, dans le respect des droits des travailleurs.
Fédération CGTR ports & docks

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