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Archipel interdit

Océan Indien : touristes bannis aux îles Nicobar !

29 juillet 2014
7 Lames la Mer
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Cela se passe dans l’océan Indien, plus précisément à l’est, au large des côtes indonésiennes. Les 22 îles de l’archipel de Nicobar, entre la mer d’Andaman et le golfe du Bengale, sont sous administration indienne depuis 1947, après avoir avoir été placées sous la souveraineté du Danemark, de l’Autriche et de la Grande Bretagne. Avec 42.000 habitants au total qui vivent de la pêche et de l’agriculture répartis sur 12 îles, Nicobar bénéficie d’un statut spécial instauré par l’Inde qui craint par ailleurs que les lieux n’attirent des groupes terroristes : pas de touristes ici, à moins de posséder la nationalité indienne !

L’île de Chowra. Archipel de Nicobar. Photo : Src : Flicker, Roger Sargent

Vous n’irez pas passer vos vacances à Nicobar, archipel réputé pour son exceptionnelle biodiversité terrestre et marine ! Près d’un dixième des espèces qui vivent là sont endémiques. On recense pas moins de 242 espèces d’oiseaux, 46 espèces de mammifères, 78 espèces de reptiles, des forêts de palmiers et de conifères, des jungles primitives, des mangroves, etc. Eaux turquoises... Sable fin...

Donc pas de touristes ! Ainsi en a décidé le gouvernement indien. Sauf dérogation spéciale ou à moins que vous ne soyez titulaire de la nationalité indienne. Les touristes ont en général deux principaux défauts : ils polluent et ils sont curieux ! Or ici, on veut protéger l’environnement... mais surtout on n’a pas envie que n’importe qui vienne fouiner du côté de la base militaire située sur l’île de Car Nicobar. Le 26 décembre 2004, les îles Nicobar ont payé un lourd tribut au tsunami qui a ravagé cette région du globe : entre 6.000 et 7000 victimes.

Une île de l’archipel Nicobar. Photo : Arne Müseler

Depuis 1956, les autorités indiennes ont instauré un régime spécial de protection aux îles Nicobar, en faveur de ses peuples autochtones, principalement des Nicobarais et des Shompen. Des dispositions légales ont été mises en œuvre également pour sauvegarder l’exceptionnelle biodiversité des lieux qui sont souvent la proie de braconniers. A cette louable préoccupation écologique viennent s’ajouter des considérations plus politiques. Ainsi l’IndianExpress a récemment publié un article pointant du doigt les risques potentiels que ces îles — désertes pour la majorité d’entre elles — servent de base à des groupes extrémistes voire terroristes. La proximité du Sri Lanka, du Bangladesh, de la Thaïlande, de l’Indonésie et de la Birmanie fait craindre des intrusions et des activités illégales aux autorités indiennes, lesquelles ont renforcé leur présence militaire dans la zone.

Une île de l’archipel Nicobar. Photo : Arne Müseler

Si vous voulez absolument visiter cette région du globe, vous devrez jeter votre dévolu sur des îles voisines : celles de l’archipel d’Andaman. Seules les îles Andaman sont équipées d’infrastructures permettant d’accueillir des touristes étrangers. Vous aurez le choix : les îles Andaman sont au nombre de 204 dont cependant 38 seulement sont habitées par une population de 315.000 âmes. L’archipel d’Andaman forme avec celui de Nicobar une seule et même région administrative de l’Inde, connue d’ailleurs sous le nom de : « îles Andaman et Nicobar », ce qui donne peut-être l’illusion à certains d’avoir foulé le sable de Nicobar alors qu’ils ont été cantonnés à celui d’Andaman.

Car Nicobar. Photo : trawellguide.com

Mais, encore un conseil, dans l’archipel d’Andaman, ne vous hasardez pas non plus aux alentours de l’île North Sentinel car vous n’en reviendrez pas vivant : les deux derniers hommes à avoir abordé cette île en 2006 sont enterrés sous le sable de la plage. La population de North Sentinel (50 à 250 personnes) vit en parfaite autarcie depuis... 60.000 ans et repousse sans exception, quitte à utiliser la manière forte, toute tentative d’approche de son rivage ! Les Sentinelles (nom de la tribu) sont parmi les tout derniers hommes que la civilisation moderne n’a pas atteints... (Lire l’article : North Sentinel island : personne ne sortira vivant d’ici !)

Mais revenons à Nicobar, du moins, virtuellement... « Sur les cartes anciennes, les îles Andaman et Nicobar étaient représentées entourées de serpents de mer et battues par une mer déchaînée que les Indiens appelaient Kalapani (eaux noires), rapporte le site lonelyplanet. On les disait peuplées de monstres, et leurs habitants étaient dépeints avec des têtes de chiens ou des visages tatoués sur le buste. À croire que ceux qui propageaient ces légendes voulaient garder les îles pour eux »…

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Village de l’île de Nancowry, archipel de Nicobar. Illustration "London News", 1870


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